{"id":65008,"date":"2020-09-10T14:55:53","date_gmt":"2020-09-10T18:55:53","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=65008"},"modified":"2020-09-10T14:55:53","modified_gmt":"2020-09-10T18:55:53","slug":"disques-timbre-dargent-autres-raretes-interpretes-a-decouvrir-debut-dautomne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2020\/09\/10\/disques-timbre-dargent-autres-raretes-interpretes-a-decouvrir-debut-dautomne\/","title":{"rendered":"DISQUES | Le timbre d&rsquo;argent, autres raret\u00e9s et interpr\u00e8tes \u00e0 d\u00e9couvrir en ce d\u00e9but d&rsquo;automne"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_65009\" aria-describedby=\"caption-attachment-65009\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-65009\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Disques-10-septembre.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Disques-10-septembre.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Disques-10-septembre-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Disques-10-septembre-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Disques-10-septembre-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-65009\" class=\"wp-caption-text\">H\u00e9l\u00e8ne Guilmette, soprano. (Photo: Julien Faug\u00e8re)<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h3>Vous connaissez <em>Le timbre d&rsquo;argent?<\/em> Cet op\u00e9ra rarement jou\u00e9 de Camille Saint-Sa\u00ebns a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un enregistrement sur lequel figure la soprano qu\u00e9b\u00e9coise H\u00e9l\u00e8ne Guilmette. Voici quelques nouveaut\u00e9s sur disque pour l&rsquo;automne qui commence. Bonne \u00e9coute!<strong><br \/>\n<\/strong><\/h3>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Camille Saint-Sa\u00ebns, Le timbre d\u2019argent, (1864), H\u00e9l\u00e8ne Guilmette, Jodie Devos, Fran\u00e7ois \u2013Xavier Roth\/ Les si\u00e8cles\/Accentus\/Cit\u00e9 de la<\/strong><\/p>\n<p><strong>musique\/ Philarmonique de Paris\/ Naxos <\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est par un curieux hasard en ouvrant notre bo\u00eete de nouveaut\u00e9s que le nom de la soprano H\u00e9l\u00e8ne Guilmette est apparu. En cette p\u00e9riode de disette o\u00f9 les orchestres et les interpr\u00e8tes essaient de trouver une voie nouvelle, cela fait chaud au c\u0153ur de voir une tr\u00e8s belle voix d\u2019ici, associ\u00e9e \u00e0 un op\u00e9ra peu connu de Camille Saint-Sa\u00ebns. Avec ce livre-disque, dont la premi\u00e8re \u00e9dition num\u00e9rot\u00e9e se limite \u00e0 4000 exemplaires, nous d\u00e9couvrons en plus un objet d\u2019art comme il s\u2019en con\u00e7oit de moins en moins. Si la musique reste le c\u0153ur du sujet, les notes du livret vont bien au-del\u00e0 de nos esp\u00e9rances. Nous plongeons avec c\u0153ur aventure et comme l\u2019\u00e9crivent si bien les auteurs\u00a0:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0 Se pencher sur <em>Le timbre d\u2019argent<\/em> est une formidable occasion de juger des rendez-vous manqu\u00e9s avec la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9. Jamais, peut-\u00eatre, ouvrage lyrique du XIXe si\u00e8cle ne multiplia autant les occasions de r\u00e9v\u00e9ler l\u2019originalit\u00e9 d\u2019un auteur tout en laissant, \u00e0 chaque fois, passer sa chance\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Avec Fran\u00e7ois Xavier -Roth et sa formation Les si\u00e8cles\/Accentus, nous red\u00e9couvrons donc ce qui causa bien des maux de t\u00eate au compositeur de cet op\u00e9ra en quatre actes qui frise le fantastique par le truchement d\u2019une clochette d\u2019argent magique.<\/p>\n<p>Cet enregistrement nous offre une interpr\u00e9tation au chant r\u00e9fl\u00e9chi et aux accents dramatiques, qui met en valeur <em>Le timbre d\u2019argent<\/em>, \u00e0 notre avis, une \u0153uvre loin d\u2019\u00eatre une \u0153uvre mineure. Souhaitons qu\u2019un jour, l\u2019Op\u00e9ra de Montr\u00e9al nous offre cette raret\u00e9.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-65012\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Baltas.png\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"497\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Baltas.png 500w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Baltas-300x298.png 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Baltas-150x150.png 150w\" sizes=\"(max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Alkis Baltas\/ From Terror To Resistance\/Nazi camp Pavlos Melas\/ Thessaloniki 1941\u20131944\/Willowhayne Records\/Naxos.<\/strong><\/p>\n<p>Ici et l\u00e0, lors des manifestations anti \u2013masques avec tout ce que cela g\u00e9n\u00e8re de non-connaissance de l\u2019histoire, il est souvent question de question de dictature, quand on ne d\u00e9peint pas nos hommes politiques avec un brassard et la croix gamm\u00e9e. \u00c0 ces trublions, nous sugg\u00e9rons d\u2019\u00e9couter ce disque qui \u00e9voque une tr\u00e8s sombre p\u00e9riode de la Seconde Guerre mondiale. Entre 1941 et 1944, nombre de r\u00e9sidants grecs furent intern\u00e9s puis pass\u00e9s par les armes dans le camp de Pavlos en Thessalonique (Gr\u00e8ce).<\/p>\n<p>De cet \u00e9pisode plus ou moins occult\u00e9 fut tir\u00e9 un film\u00a0: <em>From Terror To Resistance<\/em>, des carnets du r\u00e9sistant grec\u00a0: Leonidas Yassimakopoulos. Avec un trio compos\u00e9 d\u2019un clarinettiste, d\u2019un violoncelliste et d\u2019un pianiste, le compositeur Alkis Baltas en a tir\u00e9 un requiem \u00e9mouvant, et pas besoin d\u2019avoir les images. La musique suffit \u00e0 d\u00e9peindre l\u2019attente, ces moments de souffrance (Place of Execution, Despair, Death Song), bref, se battre pour une cause juste et humaine. Cela nous change de bien des \u00e9lucubrations.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-65010\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Ravel.jpg\" alt=\"\" width=\"413\" height=\"413\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Ravel.jpg 413w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Ravel-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Ravel-150x150.jpg 150w\" sizes=\"(max-width: 413px) 100vw, 413px\" \/><\/p>\n<p><strong>Ravel\/Le langage des fleurs\/Ann Martin-Davis\/ Guild\/Naxos <\/strong><\/p>\n<p>Si le titre nous fait penser \u00e0 une promenade bucolique dans un jardin bien fleuri, nous retiendrons surtout de cette nouveaut\u00e9\u00a0: Les valses nobles et sentimentales, ainsi que Le tombeau de Couperin. Sans avoir l\u2019imagination du regrett\u00e9 Samson Fran\u00e7ois, la pianiste Ann-Martin Davis, saisit parfaitement l\u2019aura de myst\u00e8re conjugu\u00e9e \u00e0 la qui\u00e9tude qui \u00e9mane de l\u2019imagination fertile du compositeur. C\u2019est dans la po\u00e9sie que la musicienne trouve le ressort qui permet de donner jolies couleurs et nous citerons\u00a0: \u00c0 la mani\u00e8re de Borodine, Menuet sur le nom d\u2019Haydn et bien entendu, Pavane pour une infante d\u00e9funte. Sans \u00eatre spectaculaire, d\u2019autres sont d\u00e9j\u00e0 pass\u00e9s par l\u00e0\u2009; (Anne Qu\u00e9ff\u00e9lec, Vlado Perlemunter), cette nouveaut\u00e9 trouvera certainement preneur, parce que c\u2019est Ravel.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-65011\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Scriabin.jpg\" alt=\"\" width=\"500\" height=\"500\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Scriabin.jpg 500w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Scriabin-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/09\/Scriabin-150x150.jpg 150w\" sizes=\"(max-width: 500px) 100vw, 500px\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Scriabin \/Couleurs sonores\/Konstantin Semilakovs\/Ars Produktion\/ Naxos <\/strong><\/p>\n<p>Bien que n\u2019\u00e9tant pas un grand connaisseur de l\u2019\u0153uvre d\u2019Alexandre Scriabine, je retiendrais par-dessus tout, le travail d\u2019Horowitz et de Richter. De ces deux temp\u00e9raments oppos\u00e9s, tout est l\u00e0 entre la musique dite visionnaire et le romantisme. Du jeune pianiste letton Konstantin\u00a0Semilakovs qui marche bien entendu sur les traces de ces ma\u00eetres, nous retiendrons l\u2019approche un peu percussive (Richter), avec un soup\u00e7on de po\u00e9sie, due sans contredit \u00e0 la prise de son tr\u00e8s rapproch\u00e9e, qui donne une approche int\u00e9rioris\u00e9e. Une tr\u00e8s belle d\u00e9couverte qui s\u2019\u00e9coute presque en boucle.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Vous connaissez Le timbre d&rsquo;argent? Cet op\u00e9ra rarement jou\u00e9 de Camille Saint-Sa\u00ebns a fait l&rsquo;objet d&rsquo;un enregistrement sur lequel figure la soprano qu\u00e9b\u00e9coise H\u00e9l\u00e8ne Guilmette. Voici quelques nouveaut\u00e9s sur disque pour l&rsquo;automne qui commence. 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