{"id":63625,"date":"2020-01-09T07:57:18","date_gmt":"2020-01-09T12:57:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=63625"},"modified":"2020-01-09T17:14:13","modified_gmt":"2020-01-09T22:14:13","slug":"critique-fantome-de-lopera-theatre-st-denis-immense-plaisir-langue-de-gaston-leroux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2020\/01\/09\/critique-fantome-de-lopera-theatre-st-denis-immense-plaisir-langue-de-gaston-leroux\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Le Fant\u00f4me de l&rsquo;op\u00e9ra au Th\u00e9\u00e2tre St-Denis : un immense plaisir dans la langue de Gaston Leroux"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_63626\" aria-describedby=\"caption-attachment-63626\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-63626\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fant\u00f4me-critique-cover.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fant\u00f4me-critique-cover.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fant\u00f4me-critique-cover-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fant\u00f4me-critique-cover-1024x536.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fant\u00f4me-critique-cover-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-63626\" class=\"wp-caption-text\">Hugo Laporte et Anne-Marine Suire dans Le Fant\u00f4me de l&rsquo;op\u00e9ra, 2020. (Photo : Pat Beaudry)<\/figcaption><\/figure>\n<p>La premi\u00e8re du <em><strong>Fant\u00f4me de l&rsquo;op\u00e9ra<\/strong><\/em>, version concert en fran\u00e7ais, a enfin eu lieu hier soir au Th\u00e9\u00e2tre St-Denis devant une salle pleine \u00e0 craquer. Un immense plaisir et une note presque parfaite pour l&rsquo;ensemble de cette production dot\u00e9e d&rsquo;un budget imposant qui nous a permis de red\u00e9couvrir la musique d&rsquo;<strong>Andrew Lloyd Weber<\/strong> dans un contexte o\u00f9 la musique reprend la place qu&rsquo;elle m\u00e9rite. Et en fran\u00e7ais, s&rsquo;il-vous-pla\u00eet!<\/p>\n<p>R\u00e9glons tout de suite la question de l&rsquo;adaptation fran\u00e7aise, sign\u00e9e <strong>Nicolas Engel<\/strong>: elle est si r\u00e9ussie qu&rsquo;elle coule dans nos oreilles avec le plus grand naturel, comme si la com\u00e9die musicale avait \u00e9t\u00e9 \u00e9crite dans cette langue et on oublie l&rsquo;original.<\/p>\n<p>L&rsquo;<strong>Orchestre Azimut<\/strong> de 40 musiciens prend place sur la sc\u00e8ne et non dans une fosse. On peut ainsi les voir jouer, ils occupent l&rsquo;espace et leur pr\u00e9sence mise ainsi en valeur apporte une dimension musicale plus prononc\u00e9e \u00e0 la production.<\/p>\n<p>Comme il n&rsquo;y a pratiquement pas de d\u00e9cors \u00e0 l&rsquo;exception du fameux lustre qui surplombe la sc\u00e8ne, les diff\u00e9rents lieux o\u00f9 se situe l&rsquo;action \u00e9tant indiqu\u00e9s par des phrases \u00e9crites sur le fond de la sc\u00e8ne, on se concentre davantage sur les d\u00e9tails de la musique que dans une production traditionnelle avec d\u00e9cors et mise en sc\u00e8ne \u00e9labor\u00e9e.<\/p>\n<p>Cette fa\u00e7on de faire sert aussi les chanteurs &#8211; tous excellents &#8211; car on n&rsquo;est pas distraits par des effets sp\u00e9ciaux. Malgr\u00e9 cette grande simplicit\u00e9, la production est tr\u00e8s attrayante sur le plan visuel car les costumes sont magnifiques, les \u00e9clairages sont soign\u00e9s et le tout est dynamique, bien qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une version concert.<\/p>\n<p>Tout est loin d&rsquo;\u00eatre statique, au contraire. Les com\u00e9diens chanteurs bougent presque sans arr\u00eat, se d\u00e9placent et utilisent \u00e9norm\u00e9ment l&rsquo;escalier de quelques marches qui les s\u00e9pare de l&rsquo;orchestre et fait toute la largeur de la sc\u00e8ne. Des effets de fum\u00e9e et quelques accessoires compl\u00e8tent le tout et rendent les sc\u00e8nes vraisemblables.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;ensemble, le metteur en sc\u00e8ne <strong>\u00c9tienne Cousineau<\/strong> a utilis\u00e9 au maximum l&rsquo;espace dont il disposait et nous fait presque oublier qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une version concert.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_63627\" aria-describedby=\"caption-attachment-63627\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-63627\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fr\u00e9d\u00e9rike-B\u00e9dard-Sylvain-Par\u00e9-cr-Pat-Beaudry-WEB.jpg\" alt=\"\" width=\"1200\" height=\"857\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fr\u00e9d\u00e9rike-B\u00e9dard-Sylvain-Par\u00e9-cr-Pat-Beaudry-WEB.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fr\u00e9d\u00e9rike-B\u00e9dard-Sylvain-Par\u00e9-cr-Pat-Beaudry-WEB-300x214.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fr\u00e9d\u00e9rike-B\u00e9dard-Sylvain-Par\u00e9-cr-Pat-Beaudry-WEB-1024x731.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fr\u00e9d\u00e9rike-B\u00e9dard-Sylvain-Par\u00e9-cr-Pat-Beaudry-WEB-768x548.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-63627\" class=\"wp-caption-text\">Fr\u00e9d\u00e9rike B\u00e9dard et Sylvain Par\u00e9 dans Le Fant\u00f4me de l&rsquo;op\u00e9ra. (Photo: Pat Beaudry)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Les chanteurs<\/h2>\n<p>Sur le plan vocal, la distribution est tr\u00e8s bien servie, en particulier pour les deux principaux interpr\u00e8tes, <strong>Hugo Laporte<\/strong> et <strong>Anne-Marine Suire<\/strong>. Il va sans dire que sur le plan vocal, le baryton <strong>Hugo Laporte<\/strong> domine largement tout le monde d\u00e8s qu&rsquo;il chante. <strong>Anne-Marine Suire<\/strong> est extr\u00eamement solide, tant dans les graves que les aigus et poss\u00e8de son personnage de Christine, qu&rsquo;elle travaille depuis des ann\u00e9es.<\/p>\n<p>Ceux qui ont vu <em>Mary Poppins<\/em> sur cette m\u00eame sc\u00e8ne il y a quelques ann\u00e9es ne seront pas \u00e9tonn\u00e9s par la folie de <strong>Fr\u00e9d\u00e9rike B\u00e9dard<\/strong>, qui vole litt\u00e9ralement la vedette en Carlotta. Comme elle le faisait avec Miss Andrew, la m\u00e9chante gouvernante, elle caricature \u00e0 merveille son personnage, dans ce cas-ci une diva insupportable imbue d&rsquo;elle-m\u00eame qui pousse des notes tr\u00e8s aigues de toutes ses forces. Elle est tr\u00e8s dr\u00f4le.<\/p>\n<p>Sa contrepartie masculine, Piangi (excellent <strong>Sylvain Par\u00e9<\/strong>) et les deux directeurs de l&rsquo;op\u00e9ra (<strong>\u00c9ric Paulhus<\/strong> et <strong>\u00c9tienne Isabe<\/strong>l) sont aussi fort amusants \u00e0 voir et \u00e0 entendre. Les sc\u00e8nes les plus cocasses se d\u00e9roulent toujours en leur pr\u00e9sence. J&rsquo;ai beaucoup ri.<\/p>\n<p>C&rsquo;est vraiment un immense plaisir que de voir et d&rsquo;entendre cette production bien rod\u00e9e \u00e0 tous points de vue, \u00e0 une exception pr\u00e8s: le son est parfois beaucoup trop fort inutilement, et cela devient m\u00eame assourdissant dans les sc\u00e8nes o\u00f9 plusieurs chanteurs poussent la note en m\u00eame temps.<\/p>\n<p><strong>Michael Girard<\/strong>, chanteur populaire et artiste adorable, incarne Raoul, l&rsquo;amoureux de Christine. Sa voix est \u00e9videmment diff\u00e9rente des voix lyriques de l&rsquo;ensemble de la distribution, mais elle est vraiment belle. On perd toutefois quelques passages de ses interventions dans les graves, comme si son micro d\u00e9faillait. Il fait tout de m\u00eame un Raoul tr\u00e8s cr\u00e9dible, \u00e9videmment dot\u00e9 du physique de l&#8217;emploi, d&rsquo;un grand charisme et d&rsquo;une belle candeur devant les \u00e9v\u00e9nements. Son jeu d&rsquo;acteur est r\u00e9ussi.<\/p>\n<p><strong>Dany Wiseman<\/strong> dirige l&rsquo;orchestre de main de ma\u00eetre et on appr\u00e9cie les interventions de la violon solo, <strong>Myriam Pelletier<\/strong>. L&rsquo;orchestre est \u00e9videmment amplifi\u00e9, ce qui rend sa sonorit\u00e9 moins raffin\u00e9e qu&rsquo;elle pourrait l&rsquo;\u00eatre au naturel, mais le tout demeure acceptable dans le contexte d&rsquo;une com\u00e9die musicale.<\/p>\n<p><strong>Lucie St-Martin<\/strong> (Meg Giry) et <strong>Catherine S\u00e9nart<\/strong> (Mme Giry) sont aussi excellentes.<\/p>\n<p>\u00c0 l&rsquo;exception des quelques r\u00e9serves du c\u00f4t\u00e9 de la sonorisation (qui pourra se raffiner pour les prochaines repr\u00e9sentations), je recommande chaudement le spectacle, une belle r\u00e9alisation d&rsquo;artistes qu\u00e9b\u00e9cois qui met pleinement en valeur <em><strong>Le Fant\u00f4me de l&rsquo;op\u00e9ra<\/strong><\/em> et ce, d&rsquo;une fa\u00e7on unique et originale qui fait place \u00e0 la musique avant tout. Bravo.<\/p>\n<p><strong>Vous voulez y aller? Les repr\u00e9sentations se poursuivent au <a href=\"https:\/\/theatrestdenis.com\/fr\/spectacle\/le-fantome-de-lopera\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Th\u00e9\u00e2tre St-Denis<\/a> jusqu&rsquo;au 26 janvier avec cinq repr\u00e9sentations au<\/strong> <a href=\"https:\/\/www.grandtheatre.qc.ca\/spectacles\/le-fantome-de-l-opera-version-concert-en-francais-2449.html\" target=\"_blank\" rel=\"noopener noreferrer\">Grand Th\u00e9\u00e2tre de Qu\u00e9bec du 17 au 19.\u00a0<\/a><\/p>\n<h2>LIRE AUSSI :<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"zMCOdIKPEg\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2020\/01\/08\/entrevue-alexis-pitkevicht-lhomme-qui-croyait-au-fantome\/\">ENTREVUE | Alexis Pitkevicht : l&rsquo;homme qui croyait au Fant\u00f4me<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe title=\"\u00ab\u00a0ENTREVUE | Alexis Pitkevicht : l&rsquo;homme qui croyait au Fant\u00f4me\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2020\/01\/08\/entrevue-alexis-pitkevicht-lhomme-qui-croyait-au-fantome\/embed\/#?secret=zMCOdIKPEg\" data-secret=\"zMCOdIKPEg\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La premi\u00e8re du Fant\u00f4me de l&rsquo;op\u00e9ra, version concert en fran\u00e7ais, a enfin eu lieu hier soir au Th\u00e9\u00e2tre St-Denis devant une salle pleine \u00e0 craquer. <\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":63626,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[37357,52],"tags":[],"yst_prominent_words":[24350,17697,15697,37242,15337,37432,37431,37430,10538,37434,37433,37437,37436,37435,37010,8214,10541,37438,34035,15701],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2020\/01\/Fant\u00f4me-critique-cover.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-gyd","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63625"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=63625"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63625\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":63650,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63625\/revisions\/63650"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/63626"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=63625"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=63625"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=63625"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=63625"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}