{"id":63308,"date":"2019-11-28T09:33:02","date_gmt":"2019-11-28T14:33:02","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=63308"},"modified":"2019-11-28T14:12:30","modified_gmt":"2019-11-28T19:12:30","slug":"critique-losm-et-la-symphonie-no-4-de-bruckner-a-la-mesure-dune-immense-musique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/11\/28\/critique-losm-et-la-symphonie-no-4-de-bruckner-a-la-mesure-dune-immense-musique\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | L&rsquo;OSM et la Symphonie no 4 de Bruckner : \u00e0 la mesure d&rsquo;une immense musique"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_63309\" aria-describedby=\"caption-attachment-63309\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-63309\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Kent-Nagano-OSM-Antoine-Saito-web.jpg\" alt=\"Kent Nagano, 27 novembre 2019. (Photo: Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Kent-Nagano-OSM-Antoine-Saito-web.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Kent-Nagano-OSM-Antoine-Saito-web-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Kent-Nagano-OSM-Antoine-Saito-web-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Kent-Nagano-OSM-Antoine-Saito-web-1024x683.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-63309\" class=\"wp-caption-text\">Kent Nagano, 27 novembre 2019. (Photo : Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Rien n&rsquo;est simple. Je couvre la musique classique depuis dix ans, et dans cette d\u00e9cennie, c&rsquo;est la premi\u00e8re fois que nos deux orchestres jouent la m\u00eame symphonie \u00e0 quelques jours d&rsquo;intervalle et que j&rsquo;assiste aux deux. C&rsquo;\u00e9tait au tour de l&rsquo;<strong>Orchestre symphonique de Montr\u00e9al<\/strong> de jouer la <strong>Symphonie no 4 de Bruckner<\/strong>, hier soir, 27 novembre, \u00e0 la <strong>Maison symphonique<\/strong>. Critique.<\/p>\n<p>En sortant du concert, j&rsquo;\u00e9tais heureuse de ce que j&rsquo;avais entendu, mais j&rsquo;ai tout de m\u00eame pens\u00e9 : \u00ab\u00a0Ce ne sera pas facile\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>En effet, je d\u00e9teste comparer des artistes et j&rsquo;estime que l&rsquo;on devrait r\u00e9diger des critiques sans avoir \u00e0 le faire. Il existe des comparaisons injustes et absurdes, par exemple, de comparer une pianiste en d\u00e9but de carri\u00e8re \u00e0 des v\u00e9t\u00e9rans qui ont cinquante ans de m\u00e9tier.<\/p>\n<p>Mais comme l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> vient de jouer la Symphonie no 4 de Bruckner cinq fois, dont quatre en tourn\u00e9e, et que j&rsquo;\u00e9tais pr\u00e9sente \u00e0 tous ces concerts, je connais maintenant sa version par c\u0153ur et il m&rsquo;est impossible de ne pas comparer les deux interpr\u00e9tations, d&rsquo;autant plus que dans ce contexte, s&rsquo;en abstenir serait faire preuve d&rsquo;une rectitude politique exag\u00e9r\u00e9e.<\/p>\n<p>Je dois avouer qu&rsquo;en tergiversant sur ce sujet \u00e9pineux, je me suis surprise \u00e0 penser : \u00ab\u00a0Qu&rsquo;aurait-fait Claude Gingras?\u00a0\u00bb. La r\u00e9ponse est qu&rsquo;il aurait compar\u00e9 les deux versions en disant clairement ce qu&rsquo;il pense sans se soucier des r\u00e9actions que sa critique provoquerait.\u00a0\u00bb Laissons la politique de c\u00f4t\u00e9 et allons-y, dans le plus grand respect.<\/p>\n<h2>R\u00e9sultat d&rsquo;ensemble<\/h2>\n<p>Je confesse d&#8217;embl\u00e9e que je suis amoureuse de la sonorit\u00e9 des cordes de l&rsquo;OSM. Je l&rsquo;ai \u00e9crit souvent : rien n&rsquo;est comparable \u00e0 cette transparence, \u00e0 cette pr\u00e9cision, \u00e0 cette justesse, \u00e0 ce jeu d&rsquo;ensemble si unifi\u00e9 qu&rsquo;il les fait sonner comme un seul merveilleux instrument.<\/p>\n<p>Le fait de les entendre apporte chaque fois une telle satisfaction, voire un \u00e9merveillement devant cette perfection, qu&rsquo;il compte \u00e9norm\u00e9ment dans toute appr\u00e9ciation de l&rsquo;OSM. Sans rien enlever au reste de l&rsquo;orchestre, ce sont avant tout les cordes de l&rsquo;OSM qui lient et magnifient chacune de ses prestations.<\/p>\n<p><strong>Kent Nagano<\/strong> aborde la Symphonie no 4 de front avec une esth\u00e9tique qui \u00e9quilibre et unit judicieusement nuances et plans sonores dans une palette appropri\u00e9e au c\u00f4t\u00e9 grandiose de la symphonie, mais sans d\u00e9bordements superflus.<\/p>\n<p>Sa vision d&rsquo;ensemble d\u00e9montre une compr\u00e9hension profonde de Bruckner et <strong>Kent Nagano<\/strong>, en pleine forme, est en contr\u00f4le et d\u00e9montre qu&rsquo;il sait parfaitement ce qu&rsquo;il veut et ce qu&rsquo;il fait. Ses intentions musicales sont faciles \u00e0 suivre et ne suscitent pas de grandes questions pour l&rsquo;auditeur. Nous n&rsquo;avons qu&rsquo;\u00e0 nous abandonner au grand plaisir de la musique.<\/p>\n<p>Toutefois, le chef n&rsquo;a pas apport\u00e9 autant de soins \u00e0 certains petits d\u00e9tails qui ont donn\u00e9 \u00e0 la version de l&rsquo;OM son c\u00f4t\u00e9 tr\u00e8s \u00ab\u00a0d\u00e9cortiqu\u00e9\u00a0\u00bb, voire chirurgical. Les articulations et nuances des cuivres sont moins soign\u00e9es. J&rsquo;admire g\u00e9n\u00e9ralement <strong>Paul Merkelo<\/strong>, mais dans cette symphonie, ses attaques abruptes et ses interventions demanderaient plus de d\u00e9licatesse. Il semble souvent surgir \u00e0 br\u00fble-pourpoint et le r\u00e9sultat d\u00e9tonne avec le reste de l&rsquo;orchestre. En revanche, chapeau, hier soir, pour les superbes passages \u00e0 la fl\u00fbte traversi\u00e8re de la part d&rsquo;<strong>Albert Brouwer.<\/strong><\/p>\n<p>Quant au son des cors, si le rendu est satisfaisant, il n&rsquo;\u00e9tait pas aussi constant que ce que nous avons pu entendre toute la semaine derni\u00e8re.<\/p>\n<h2>Deuxi\u00e8me mouvement<\/h2>\n<p>Si les vastes premier et quatri\u00e8me mouvement font ressortir \u00e0 divers endroits les forces de nos deux orchestres, dans l&rsquo;ensemble, ils sont r\u00e9ussis des deux c\u00f4t\u00e9s, bien qu&rsquo;avec un r\u00e9sultat compl\u00e8tement diff\u00e9rent. Ces diff\u00e9rences sont fascinantes, en soi. Ce sont toutefois le second et le troisi\u00e8me mouvement qui les d\u00e9marquent le plus.<\/p>\n<p>En ce qui concerne le deuxi\u00e8me mouvement, je pr\u00e9f\u00e8re nettement la version de l&rsquo;OSM, plus harmonieuse et plus chantante. Le tempo l\u00e9g\u00e8rement plus rapide aide \u00e0 la coh\u00e9sion de ce mouvement tr\u00e8s difficile musicalement. On se laisse bercer et fasciner.<\/p>\n<p>Toutefois, le troisi\u00e8me mouvement \u00e9tait mieux r\u00e9ussi, \u00e0 mon go\u00fbt, par l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain, notamment par son c\u00f4t\u00e9 plus articul\u00e9 et dynamique, ses attaques d\u00e9tach\u00e9es et bien rythm\u00e9es, et le contraste plus marqu\u00e9 entre les parties martiales et les parties lyriques, auxquelles Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin donnait un c\u00f4t\u00e9 pastoral s\u00e9duisant.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y aura pas de \u00ab\u00a0verdict\u00a0\u00bb final : j&rsquo;ai appr\u00e9ci\u00e9 les deux versions de cette Symphonie no 4 pour leurs qualit\u00e9s respectives et elles ont toutes les deux des petits d\u00e9fauts. Nous avons deux chefs qui nous ont apport\u00e9 des visions personnelles et valables de cette oeuvre, aussi passionn\u00e9es et \u00ab\u00a0romantiques\u00a0\u00bb \u00e0 leur fa\u00e7on l&rsquo;une que l&rsquo;autre, et deux orchestres qui ne sonnent pas du tout de la m\u00eame fa\u00e7on. J&rsquo;ai pass\u00e9 la semaine \u00e0 me torturer pour chercher des m\u00e9taphores afin de d\u00e9crire et de comparer leurs sonorit\u00e9s respectives.\u00a0 Si je trouve un jour les mots justes, soyez assur\u00e9s que je ne manquerai pas de vous en faire part.<\/p>\n<p>Ma conclusion serait plut\u00f4t que nous avons une chance inou\u00efe, \u00e0 Montr\u00e9al, d&rsquo;avoir deux orchestres symphoniques de haut niveau, dont la pr\u00e9sence nous permet de vivre des moments de bonheur intense. S&rsquo;ils nous procurent \u00e0 l&rsquo;occasion le plaisir de comparer des interpr\u00e9tations, profitons-en pour mieux comprendre les \u0153uvres en question, car c&rsquo;est \u00e0 cela qu&rsquo;a servi, avant tout, cet exercice, pour ceux qui ont entendu les deux.\u00a0C&rsquo;est la musique qui gagne.<\/p>\n<p>Cela dit, en cours de route, je suis devenue compl\u00e8tement accro \u00e0 Bruckner.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_63311\" aria-describedby=\"caption-attachment-63311\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"an\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-63311\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Andrew-Wan-Kent-Nagano-cr-Antoine-Saito-web.jpg\" alt=\"Andrew Wan, Kent Nagano, OSM, 27 novembre 2019. (Photo: Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Andrew-Wan-Kent-Nagano-cr-Antoine-Saito-web.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Andrew-Wan-Kent-Nagano-cr-Antoine-Saito-web-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Andrew-Wan-Kent-Nagano-cr-Antoine-Saito-web-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Andrew-Wan-Kent-Nagano-cr-Antoine-Saito-web-1024x683.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-63311\" class=\"wp-caption-text\">Andrew Wan, Kent Nagano, OSM, 27 novembre 2019. (Photo : Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Bernstein<\/h2>\n<p>Il ne faut \u00e9videmment pas oublier la premi\u00e8re partie : la <em>S\u00e9r\u00e9nade pour violon solo, cordes, harpe et percussions<\/em> de Leonard Bernstein (d&rsquo;apr\u00e8s <em>Le banquet <\/em>de Platon).<\/p>\n<p>Il s&rsquo;agit d&rsquo;une pi\u00e8ce rarement jou\u00e9e de 31 minutes en cinq mouvements portant le nom de philosophes grecs et dont le solo revient ici \u00e0 <strong>Andrew Wan<\/strong>. Disons que si l&rsquo;oeuvre n&rsquo;est pas facile \u00e0 aimer au premier abord, elle est heureusement bien servie par un grand musicien, puisqu&rsquo;<strong>Andrew Wan<\/strong> rend intelligible tout ce qu&rsquo;il joue, et embellit toute musique.<\/p>\n<p>Les deux derniers mouvements sont les plus int\u00e9ressants, et le dernier, \u00ab\u00a0<em>Socrates<\/em>\u00ab\u00a0, emprunte quelques \u00e9l\u00e9ments \u00e0 Gershwin. Tout le concert sera grav\u00e9 sur disque, mais je ne peux pas dire que j&rsquo;ai tr\u00e8s envie de r\u00e9\u00e9couter cette <em>S\u00e9r\u00e9nade<\/em> de Bernstein, et ce n&rsquo;est pas la faute des musiciens.<\/p>\n<p>Ceux qui seront au concert ce matin, \u00e0 10 h 30, auront plut\u00f4t la chance d&rsquo;entendre \u00e0 la cr\u00e9ation mondiale du Concerto pour violon \u00ab\u00a0Adrano\u00a0\u00bb de <strong>Samy Moussa<\/strong>, que je suis triste de rater.<\/p>\n<p>En terminant, rappelons que le <a href=\"https:\/\/www.osm.ca\/fr\/concours\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">80e Concours OSM<\/a> bat son plein toute la semaine. Cette ann\u00e9e, le violon et le violoncelle sont \u00e0 l&rsquo;honneur. On peut assister aux \u00e9preuves gratuitement aujourd&rsquo;hui et demain \u00e0 la Chapelle historique du Bon-Pasteur, et \u00e0 la finale samedi \u00e0 la Maison symphonique. <a href=\"https:\/\/www.osm.ca\/fr\/horaires\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">HORAIRE.<\/a> On peut aussi les voir en direct par <a href=\"https:\/\/www.osm.ca\/fr\/web-diffusion\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">webdiffusion <\/a>sur le site de l&rsquo;OSM.<\/p>\n<h2>LIRE AUSSI :<\/h2>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"6Zj6uceyt7\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/11\/07\/liszt-dix-musiciens-classiques-gravement-affectes-guerres-dictatures\/\">LISZT | Douze musiciens classiques affect\u00e9s par les guerres et les dictatures<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/11\/07\/liszt-dix-musiciens-classiques-gravement-affectes-guerres-dictatures\/embed\/#?secret=6Zj6uceyt7\" data-secret=\"6Zj6uceyt7\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0LISZT | Douze musiciens classiques affect\u00e9s par les guerres et les dictatures\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Rien n&rsquo;est simple. 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