{"id":63194,"date":"2019-11-20T09:20:42","date_gmt":"2019-11-20T14:20:42","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=63194"},"modified":"2019-11-20T09:35:06","modified_gmt":"2019-11-20T14:35:06","slug":"critique-lorchestre-metropolitain-a-chicago-tempete-et-passion-dans-la-ville-des-vents","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/11\/20\/critique-lorchestre-metropolitain-a-chicago-tempete-et-passion-dans-la-ville-des-vents\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | L&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain \u00e0 Chicago : m\u00e9morables d\u00e9buts dans la ville des vents"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_63199\" aria-describedby=\"caption-attachment-63199\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-63199\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Chicago-symphony-hall-cr-Fran\u00e7ois-Goupil-web.jpg\" alt=\"L'Orchestre M\u00e9tropolitain au Chicago Symphony Hall. (Photo: Fran\u00e7ois Goupil)\" width=\"1200\" height=\"675\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Chicago-symphony-hall-cr-Fran\u00e7ois-Goupil-web.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Chicago-symphony-hall-cr-Fran\u00e7ois-Goupil-web-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Chicago-symphony-hall-cr-Fran\u00e7ois-Goupil-web-768x432.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Chicago-symphony-hall-cr-Fran\u00e7ois-Goupil-web-1024x576.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-63199\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain au Chicago Symphony Hall. (Photo : Fran\u00e7ois Goupil)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le premier concert de la tourn\u00e9e de l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> marquait les d\u00e9buts de la formation montr\u00e9alaise aux \u00c9tats-Unis, hier soir, \u00e0 Chicago. Un concert m\u00e9morable o\u00f9 l&rsquo;OM a livr\u00e9 une prestation magnifique lui valant une longue et chaleureuse ovation.<\/p>\n<p>Arriv\u00e9s la veille, les musiciens ont eu le temps, plus t\u00f4t dans la journ\u00e9e, d&rsquo;aller tester le son de la grande salle du Symphony Hall de Chicago, maison du Chicago Symphony Orchestra et de son redoutable directeur musical, le seul et unique <strong>Riccardo Muti<\/strong>.<\/p>\n<p>Construite en 1904, c&rsquo;est une belle salle aux murs cr\u00e8me embellis de moulures, \u00e0 l&rsquo;acoustique pr\u00e9cise mais s\u00e8che et sans la moindre r\u00e9verb\u00e9ration une fois que le public y a pris place.<\/p>\n<p>Pour Mozart, c&rsquo;est un avantage. On per\u00e7oit encore mieux les d\u00e9tails du travail minutieux que le chef et les musiciens ont apport\u00e9 aux phras\u00e9s et aux nuances subtils bien choisis pour le style et le compositeur.<\/p>\n<p>La prestation de <strong>Joyce DiDonato<\/strong> dans Mozart est tout aussi spectaculaire que <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/11\/18\/critique-orchestre-metropolitain-joyce-didonato-mozart-bruckner-et-la-loi-de-vicks\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">dimanche soir \u00e0 la Maison symphonique<\/a>. Lors de son rappel, \u00a0<em>Voi che sapete<\/em>, elle et Yannick s&rsquo;amusent \u00e0 \u00e9changer des gestes et des mimiques de complicit\u00e9 qui nous font rire et sourire. Le tout est d&rsquo;un charme irr\u00e9sistible.<\/p>\n<h2>Bruckner : on ne s&rsquo;en lasse pas<\/h2>\n<p>Ce qu&rsquo;il y a de plus fantastique avec les symphonies de Bruckner, en particulier cette Quatri\u00e8me, dite \u00ab\u00a0Romantique\u00a0\u00bb, c&rsquo;est qu&rsquo;elles sont une source infinie de d\u00e9couverte et que l&rsquo;on y remarque de nouvelles choses \u00e0 chaque audition, dans chaque interpr\u00e9tation.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;entracte, c&rsquo;est devant un public d\u00e9j\u00e0 conquis et tr\u00e8s attentif que les musiciens replongent dans cette partition aux multiples dimensions, et nous avec.<\/p>\n<p>Des contrebasses \u00e0 la fl\u00fbte traversi\u00e8re en passant par les cordes, on peut dire que tous excellent et donnent le meilleur d&rsquo;eux-m\u00eames, nous permettant de qualifier cette prestation de plusieurs fa\u00e7ons : impeccable, grandiose, et surtout, en accord avec le surnom de l&rsquo;oeuvre, romantique. Elle l&rsquo;est dans l&rsquo;approche du chef, dont l&rsquo;interpr\u00e9tation exacerbe les contrastes entre deux forces antagonistes se c\u00f4toyant dans l&rsquo;\u0153uvre de Bruckner.<\/p>\n<p>D&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, la puissance sauvage et d\u00e9cha\u00een\u00e9e, de l&rsquo;autre, la civilisation qui dompte ses instincts dans le raffinement et la culture. Il y a l\u00e0 tout le portrait d&rsquo;une Europe et d&rsquo;une \u00e9poque qui ont permis la cr\u00e9ation de tels chef-d&rsquo;\u0153uvres, un continent qui fut capable du meilleur et du pire.<\/p>\n<p>Ces deux p\u00f4les s&rsquo;alternent et s&rsquo;entrem\u00ealent, l&rsquo;orchestre exprimant tant\u00f4t cette force conqu\u00e9rante avec une ardeur et une fougue qui emportent tout, tant\u00f4t les passages plus \u00e9l\u00e9gants ou pastoraux avec lyrisme.<\/p>\n<p><strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> n&rsquo;a pas son pareil pour faire chanter des phrases complexes avec une forme d&rsquo;amour contagieuse qui ouvre la musique, l&rsquo;\u00e9claire et nous la rend limpide. C&rsquo;est cela que l&rsquo;on attend d&rsquo;un chef, qu&rsquo;il soit un \u00e9claireur, et que cette compr\u00e9hension qu&rsquo;il a du texte, en m\u00eame temps que sa vision, se transmettent de lui aux musiciens, \u00e0 nous. Ce n&rsquo;est pas de la magie, mais un processus rendu possible uniquement lorsque l&rsquo;intelligence et la passion (bref, le talent) sont r\u00e9unis.<\/p>\n<p>La chaleureuse r\u00e9ception du public est \u00e0 la hauteur de ce que l&rsquo;on vient d&rsquo;entendre et am\u00e8nera le <em>Po\u00e8me<\/em> de Violet Archer en rappel.\u00a0Nous serons sur la route, aujourd&rsquo;hui, long trajet en autobus vers Ann Arbor, un nom que tous prononcent avec un point d&rsquo;interrogation dans la voix.<\/p>\n<h2>LIRE AUSSI :<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"Sf9HOfYFnf\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/11\/18\/critique-orchestre-metropolitain-joyce-didonato-mozart-bruckner-et-la-loi-de-vicks\/\">CRITIQUE | Orchestre M\u00e9tropolitain : Joyce DiDonato, Mozart, Bruckner et la loi de Vicks<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/11\/18\/critique-orchestre-metropolitain-joyce-didonato-mozart-bruckner-et-la-loi-de-vicks\/embed\/#?secret=Sf9HOfYFnf\" data-secret=\"Sf9HOfYFnf\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0CRITIQUE | Orchestre M\u00e9tropolitain : Joyce DiDonato, Mozart, Bruckner et la loi de Vicks\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le premier concert de la tourn\u00e9e de l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain marquait les d\u00e9buts de la formation montr\u00e9alaise aux \u00c9tats-Unis, hier soir, \u00e0 Chicago. Un concert m\u00e9morable o\u00f9 l&rsquo;OM a livr\u00e9 une prestation magnifique lui valant une longue et chaleureuse ovation. <\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":63199,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[28802,52],"tags":[28789,2521],"yst_prominent_words":[18774,9842,36803,10006,15953,29281,7202,15142,11160,9813,9837,10707,17920,7595,9841,10710,14844,6637,36814,11542],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Chicago-symphony-hall-cr-Fran\u00e7ois-Goupil-web.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-grg","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63194"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=63194"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63194\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":63196,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63194\/revisions\/63196"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/63199"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=63194"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=63194"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=63194"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=63194"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}