{"id":63149,"date":"2019-11-18T09:12:10","date_gmt":"2019-11-18T14:12:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=63149"},"modified":"2019-11-19T10:01:56","modified_gmt":"2019-11-19T15:01:56","slug":"critique-orchestre-metropolitain-joyce-didonato-mozart-bruckner-et-la-loi-de-vicks","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/11\/18\/critique-orchestre-metropolitain-joyce-didonato-mozart-bruckner-et-la-loi-de-vicks\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Orchestre M\u00e9tropolitain : Joyce DiDonato, Mozart, Bruckner et la loi de Vicks"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_63154\" aria-describedby=\"caption-attachment-63154\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"wp-image-63154 size-full\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Joyce-DiDonato.jpg\" alt=\"Joyce DiDonato acclam\u00e9e par le public, concert du 17 novembre 2019 avec l'Orchestre M\u00e9tropolitain et Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Joyce-DiDonato.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Joyce-DiDonato-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Joyce-DiDonato-768x402.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Joyce-DiDonato-1024x536.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-63154\" class=\"wp-caption-text\">Joyce DiDonato re\u00e7oit l&rsquo;acclamation du public \u00e0 la Maison symphonique, \u00e0 la veille de son d\u00e9part en tourn\u00e9e avec l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain et Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin. (Photo : Fran\u00e7ois Goupil)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>L&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> pr\u00e9sentait le concert avant son grand d\u00e9part pour sa tourn\u00e9e am\u00e9ricaine, hier soir \u00e0 la <strong>Maison symphonique<\/strong>. Un programme en deux volets contrast\u00e9s qui fait ressortir les forces de l&rsquo;orchestre et augure bien pour le p\u00e9riple chez nos voisin du Sud.<\/p>\n<p>J&rsquo;avais entendu <strong>Joyce DiDonato<\/strong> maintes fois sur disque, je l&rsquo;avais vue au cin\u00e9ma sur la sc\u00e8ne du Met, mais de l&rsquo;entendre enfin en personne m&rsquo;a transport\u00e9e dans une f\u00e9brilit\u00e9 difficile \u00e0 d\u00e9crire.<\/p>\n<p>Je suis privil\u00e9gi\u00e9e, me disais-je, car je vais revivre ce moment merveilleux quatre fois. Pour cette partie, l&rsquo;OM est dans une formation classique r\u00e9duite. C\u00f4t\u00e9 son, tout est bien proportionn\u00e9. Le tout commence par une vigoureuse Ouverture de <em>La Clemenza di Tito<\/em>, vive et fort bien articul\u00e9e.<\/p>\n<p>Et puis, v\u00eatue d&rsquo;une robe \u00e9carlate renversante, ELLE entre sur sc\u00e8ne.<\/p>\n<p><b>Joyce DiDonato <\/b>chante d&rsquo;abord\u00a0<em>Parto, Parto, ma tu ben mio, <\/em>un air tir\u00e9 de <em>La Clemenza si Tito<\/em>, de Mozart, qui lui permet de d\u00e9montrer sa virtuosit\u00e9 de mezzo colorature. Mais c&rsquo;est tellement plus que cela. C&rsquo;est l&rsquo;incarnation parfaite d&rsquo;un personnage, l&rsquo;interpr\u00e9tation habit\u00e9e, la gr\u00e2ce, l&rsquo;\u00e9motion, l&rsquo;impression d&rsquo;acc\u00e9der \u00e0 tout un monde int\u00e9rieur avec elle.<\/p>\n<p>Alors que certaines chanteuses donne l&rsquo;impression de venir d&rsquo;une autre plan\u00e8te tellement elles sont parfaites (j&rsquo;avais ce sentiment avec la soprano Lise Davidsen dans <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/26\/critique-fidelio-triomphe-maison-symphonique\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Fidelio<\/a>, il y a quelques semaines), <strong>Joyce DiDonato<\/strong> est un autre type d&rsquo;artiste, profond\u00e9ment humaine comme les sentiments qu&rsquo;elle exprime \u00e0 travers son chant.<\/p>\n<p>Chose rare, un soliste participe \u00e0 cet air d&rsquo;op\u00e9ra et prend place \u00e0 l&rsquo;avant, de l&rsquo;autre c\u00f4t\u00e9 du podium. La clarinette, instrument ch\u00e9ri de Mozart, ajoute une dimension de gravit\u00e9 suppl\u00e9mentaire \u00e0 la sc\u00e8ne. <strong>Simon Aldrich<\/strong>, clarinette solo, l&rsquo;interpr\u00e8te avec justesse et sensibilit\u00e9.<\/p>\n<p>Le deuxi\u00e8me air, <em>Non pi\u00f9 di fiori<\/em>, sera tout aussi \u00e9mouvant. On se d\u00e9lecte tellement de cette voix que l&rsquo;on voudrait qu&rsquo;elle ne s&rsquo;arr\u00eate jamais. Cette fois, c&rsquo;est le cor de basset qui ajoute une couleur particuli\u00e8re.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s une ovation triomphale, la chanteuse revient pour chanter <em>Voi che sapete<\/em>, l&rsquo;air c\u00e9l\u00e8bre de Cherubino dans <i>Les Noces de Figaro<\/i>, avec des petites mimiques na\u00efves amusantes.<\/p>\n<p>On ne peut que l&rsquo;adorer.<\/p>\n<h2>Bruckner<\/h2>\n<p>La Symphonie no 4 de Bruckner est une oeuvre tellement passionnante que ses 70 minutes passent vite lorsqu&rsquo;elle est bien jou\u00e9e. C&rsquo;est ici le cas, la question ne se pose m\u00eame pas. <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong>, en pleine possession du texte et de ses id\u00e9es, la dirige sans partition.<\/p>\n<p>La sonorit\u00e9 de l&rsquo;orchestre est franche et ample, bois et cuivres se d\u00e9marquent par leur excellence, et l&rsquo;acoustique de la Maison symphonique est presque satur\u00e9e dans les passages <em>fortissimo<\/em>.<\/p>\n<p>L&rsquo;orchestre donne l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre un immense c\u0153ur qui palpite au milieu d&rsquo;une temp\u00eate aux dimensions \u00e9piques. C&rsquo;est un Bruckner au grandes phrases avec des arcs qui se soul\u00e8vent, des crescendos que le chef pense comme le chemin vers une destination, entra\u00eenant les musiciens vers des climax gigantesques sans pour autant perdre le sens du d\u00e9tail.<\/p>\n<p>Quelqu&rsquo;un m&rsquo;a dit : \u00ab\u00a0Tu vas \u00e0 la tourn\u00e9e, mon dieu, \u00e7a veut dire que tu vas devoir te taper Bruckner quatre fois de plus!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Et moi, en sortant, de me dire : tant mieux.<\/p>\n<h2>Parenth\u00e8se : la loi de Vicks<\/h2>\n<p>Parenth\u00e8se. S&rsquo;il y a la loi de Moore, le principe de Peter, la loi de Murphy, et bien d&rsquo;autres, l&rsquo;Histoire se souviendra (ou fort probablement pas) que c&rsquo;est le 17 novembre 2019 qu&rsquo;une journaliste de Montr\u00e9al pensa la loi de Vicks, selon laquelle :<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>Quoique l&rsquo;on dise ou fasse, dans un concert de musique classique, quelqu&rsquo;un dans la salle toussera toujours \u00e0 un moment crucial ou sublime d&rsquo;une oeuvre<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Ceux qui \u00e9taient pr\u00e9sents au dernier concert avant le d\u00e9part en tourn\u00e9e de l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong>, il\u00a0 y a deux ans, se souviendront du festival de toux entre chaque partie des <em>Nuits d&rsquo;\u00e9t\u00e9<\/em> de Berlioz, chant\u00e9es par <strong>Marie-Nicole Lemieux<\/strong>, et de l&rsquo;intervention de <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> pour y mettre fin. Cet \u00e9pisode m&rsquo;avait mise fort mal \u00e0 l&rsquo;aise.<\/p>\n<p>C&rsquo;est pendant le second mouvement, <em>Andante<\/em> <em>quasi allegretto<\/em> de la Symphonie no 4 de Bruckner, alors que les cordes et les bois sont au beau milieu de leur longue conversation, que l&rsquo;interruption se fait. Le chef d&rsquo;orchestre arr\u00eate la musique pour expliquer que quand on tousse, on doit mettre sa main devant sa bouche pour att\u00e9nuer le bruit.<\/p>\n<p>Environ 20% de la salle applaudit son intervention tandis que 80% demeure t\u00e9tanis\u00e9e (on remarquera, ici, une r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la loi de Pareto pour rester dans le th\u00e8me). Au fond, comme la tartine beurr\u00e9e qui tombe du mauvais c\u00f4t\u00e9, la loi de Vicks n&rsquo;est qu&rsquo;une application de la loi de Murphy. Avec les applaudissements, on entre dans la d\u00e9monstration d&rsquo;une autre loi, la LEM, dont je vous laisse <a href=\"https:\/\/fr.wiktionary.org\/wiki\/loi_de_l\u2019emmerdement_maximum\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">lire la d\u00e9finition<\/a>.<\/p>\n<p>Pour ma part, je mettrai plusieurs minutes \u00e0 pouvoir me concentrer de nouveau sur la musique, bien que le message soit pass\u00e9 et le silence \u00e9tabli. Le public se \u00ab\u00a0reprendra\u00a0\u00bb (mon voisin de si\u00e8ge affirmant m\u00eame qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une vengeance) toutefois \u00e0 la fin du mouvement avec un \u00e9pisode record de bruits divers : toux, tortillements sur son si\u00e8ge, froissements nerveux de programme, chuchotements et ainsi de suite.<\/p>\n<p>Tirez-en les conclusions que vous voulez. Fin de la parenth\u00e8se.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_63157\" aria-describedby=\"caption-attachment-63157\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-63157\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/OM_Bonne-tourn\u00e9e_Fran\u00e7ois-Goupil.jpg\" alt=\"Orchestre M\u00e9tropolitain et Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin sur la sc\u00e8ne de la Maison symphonique, avec une banderole &quot;Bonne tourn\u00e9e&quot;, 17 novembre 2019 (Photo : Fran\u00e7ois Goupil)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/OM_Bonne-tourn\u00e9e_Fran\u00e7ois-Goupil.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/OM_Bonne-tourn\u00e9e_Fran\u00e7ois-Goupil-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/OM_Bonne-tourn\u00e9e_Fran\u00e7ois-Goupil-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/OM_Bonne-tourn\u00e9e_Fran\u00e7ois-Goupil-1024x683.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-63157\" class=\"wp-caption-text\">Les voeux du public montr\u00e9alais accompagnent l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain pour sa premi\u00e8re tourn\u00e9e en sol am\u00e9ricain. (Photo : Fran\u00e7ois Goupil)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Conclusion<\/h2>\n<p>Le mouvement final se fait spectaculaire, \u00e0 plein r\u00e9gime, avec des trombones \u00e9poustouflants avec leur sonorit\u00e9 pleine et fort satisfaisante. Il va sans dire que la section des cors, qui a fort \u00e0 faire, est aussi \u00e0 son meilleur tout au long de la symphonie. Bruckner est un compositeur qui va bien \u00e0 l&rsquo;OM. On pourrait dire qu&rsquo;ils \u00e9taient faits l&rsquo;un pour l&rsquo;autre.<\/p>\n<p>En rappel, ils joueront un extrait du <em>Po\u00e8me<\/em> de la compositrice montr\u00e9alaise <strong>Violet Archer<\/strong> (1913-2000) que l&rsquo;on avait pu entendre au concert inaugural de saison. Une tr\u00e8s belle pi\u00e8ce d&rsquo;une compositrice que l&rsquo;on s&rsquo;\u00e9tonne de ne pas entendre plus souvent dans nos salles de concert.<\/p>\n<p>Et voil\u00e0. Chicago nous attend. Il me reste moins d&rsquo;une heure pour faire mes valises.<\/p>\n<p>Les retardataires du monde entier me comprennent.<\/p>\n<h2>LIRE AUSSI :<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"E2fAx9axDK\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/11\/17\/entretien-cinq-questions-a-yannick-tournee-de-lorchestre-metropolitain\/\">RENCONTRE  | Quatre questions \u00e0 Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin juste avant la tourn\u00e9e de l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/11\/17\/entretien-cinq-questions-a-yannick-tournee-de-lorchestre-metropolitain\/embed\/#?secret=E2fAx9axDK\" data-secret=\"E2fAx9axDK\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0RENCONTRE  | Quatre questions \u00e0 Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin juste avant la tourn\u00e9e de l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Joyce DiDonato, artiste profond\u00e9ment humaine, et l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain sous la direction de Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin pr\u00e9sentaient hier soir un concert avant leur grand d\u00e9part pour une tourn\u00e9e am\u00e9ricaine. Un programme en deux volets contrast\u00e9s qui fait ressortir les forces de l&rsquo;orchestre et augure bien pour le p\u00e9riple chez nos voisin du Sud.<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":63154,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[28802,52],"tags":[28789,1793,36779,2287,2521,36778,36777,36780],"yst_prominent_words":[36765,9842,36776,36766,15501,15810,9813,9836,36754,36761,36755,9869,19561,36764,36781,21749,11819,19559,36763,9848],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/11\/Joyce-DiDonato.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-gqx","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63149"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=63149"}],"version-history":[{"count":7,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63149\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":63183,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/63149\/revisions\/63183"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/63154"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=63149"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=63149"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=63149"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=63149"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}