{"id":62674,"date":"2019-10-31T10:33:18","date_gmt":"2019-10-31T14:33:18","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=62674"},"modified":"2019-10-31T10:41:42","modified_gmt":"2019-10-31T14:41:42","slug":"critique-francois-xavier-roth-osm","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/31\/critique-francois-xavier-roth-osm\/","title":{"rendered":"CRITIQUE  | Fran\u00e7ois-Xavier Roth \u00e0 l&rsquo;OSM : le cerveau, les \u00e9motions, la musique et le bonheur d&rsquo;un concert"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_62675\" aria-describedby=\"caption-attachment-62675\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-62675\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Fran\u00e7ois-Xavier-Roth-OSM-web.jpg\" alt=\"Fran\u00e7ois-Xavier Roth dirigeait l'OSM pour le concert &quot;Une vie de h\u00e9ros&quot;, 30 octobre 2019. (Photo: Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Fran\u00e7ois-Xavier-Roth-OSM-web.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Fran\u00e7ois-Xavier-Roth-OSM-web-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Fran\u00e7ois-Xavier-Roth-OSM-web-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Fran\u00e7ois-Xavier-Roth-OSM-web-1024x683.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-62675\" class=\"wp-caption-text\">Fran\u00e7ois-Xavier Roth dirigeait l&rsquo;OSM pour le concert \u00ab\u00a0Une vie de h\u00e9ros\u00a0\u00bb, 30 octobre 2019. (Photo: Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Je ne suis pas friande des \u00ab\u00a0pools\u00a0\u00bb de hockey, paris sportifs, sondages \u00e9lectoraux et autres exercices de devinettes publics hasardeux . C&rsquo;est pourquoi je n&rsquo;ai jamais tent\u00e9 de sp\u00e9culer au sujet du successeur de <strong>Kent Nagano<\/strong>. Tout ce que je peux dire, \u00e0 la lumi\u00e8re du concert <em><strong>Une vie de h\u00e9ros<\/strong><\/em> pr\u00e9sent\u00e9 hier soir \u00e0 la <strong>Maison symphonique<\/strong>, c&rsquo;est que si l&rsquo;<strong>Orchestre symphonique de Montr\u00e9al<\/strong> choisissait <strong>Fran\u00e7ois-Xavier Roth<\/strong>, j&rsquo;en serais tout \u00e0 fait heureuse.<\/p>\n<p>Avec trois pi\u00e8ces compl\u00e8tement diff\u00e9rentes, dont les deux principales adoptaient des langages musicaux diam\u00e9tralement oppos\u00e9s, le chef fran\u00e7ais nous a montr\u00e9 ce qu&rsquo;il avait dans la t\u00eate et dans les tripes. Le cerveau et les \u00e9motions. Une \u00e9nergie et une passion \u00e9tonnantes pour un homme qui semble dot\u00e9 d&rsquo;un calme olympien et ne d\u00e9montre pas, du moins de notre point de vue de spectateur dans la salle, ce genre d&rsquo;ego d\u00e9mesur\u00e9 que certains chefs d&rsquo;orchestre d\u00e9gagent rien qu&rsquo;\u00e0 respirer. \u00c9videmment, on est ici dans le domaine des perceptions, mais si celle-ci s&rsquo;av\u00e8re fond\u00e9e, cette humilit\u00e9 sinc\u00e8re serait une grande qualit\u00e9 s&rsquo;ajoutant \u00e0 la ma\u00eetrise de son m\u00e9tier, que l&rsquo;on sent dans chaque geste du chef.<\/p>\n<p>Le tout commence par l&rsquo;Ouverture <em>L\u00e9onore<\/em> III, que l&rsquo;on a justement entendue il y a quelques jours dans le contexte de <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/26\/critique-fidelio-triomphe-maison-symphonique\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em><strong>Fidelio<\/strong><\/em>, dans cette m\u00eame salle, par l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain dirig\u00e9 par Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/a>. Comme j&rsquo;ai toujours trouv\u00e9 malsain de comparer entre eux des artistes ou des orchestres, j&rsquo;\u00e9vite de m&rsquo;aventurer dans cette direction. C&rsquo;\u00e9taient, de toute fa\u00e7on, deux visions compl\u00e8tement diff\u00e9rentes. Qu&rsquo;il suffise de dire que <strong>Fran\u00e7ois-Xavier Roth<\/strong> mise sur des contrastes tr\u00e8s marqu\u00e9s avec une retenue peut-\u00eatre excessive dans les passages doux, pour faire exploser le tout dans des <em>subito forte<\/em> saisissants, et que cette ouverture nous donne envie d&rsquo;en \u00e9couter davantage.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_62676\" aria-describedby=\"caption-attachment-62676\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-62676\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Pierre-Laurent-Aymard-OSM-web.jpg\" alt=\"Pierre-Laurent Aymard, soliste invit\u00e9 de l'OSM, 30 octobre 2019. (Photo: Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Pierre-Laurent-Aymard-OSM-web.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Pierre-Laurent-Aymard-OSM-web-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Pierre-Laurent-Aymard-OSM-web-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Pierre-Laurent-Aymard-OSM-web-1024x683.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-62676\" class=\"wp-caption-text\">Pierre-Laurent Aimard, soliste invit\u00e9 de l&rsquo;OSM, 30 octobre 2019. (Photo: Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Pierre-Laurent Aimard et le Concerto pour piano no 1 de Bart\u00f3k<\/h2>\n<p>Ce fut une exp\u00e9rience \u00e9trange et passionnante que ce <strong>Concerto pour piano no 1 de\u00a0Bart\u00f3k<\/strong> avec le pianiste fran\u00e7ais <strong>Pierre-Laurent Aimard<\/strong>, sp\u00e9cialiste de la musique des XXe et XXIe si\u00e8cle, qui donne l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre une sorte de g\u00e9nie extra-terrestre venu raconter une histoire dont il s&rsquo;\u00e9tonne lui-m\u00eame, au fur et \u00e0 mesure, des multiples rebondissements. Captivant dans son \u00e9loquence, ses d\u00e9cisions, sa fa\u00e7on de cr\u00e9er la musique en temps r\u00e9el.<\/p>\n<p>Comme on n&rsquo;entend pratiquement jamais ce concerto \u00e0 Montr\u00e9al, il est int\u00e9ressant de voir l&rsquo;<strong>OSM<\/strong> naviguer en dehors de sa zone de confort. En effet, m\u00eame si l&rsquo;orchestre joue r\u00e9guli\u00e8rement Bart\u00f3k , ce concerto, extr\u00eamement difficile sur le plan rythmique, nous am\u00e8ne ailleurs. On assiste, en temps r\u00e9el, \u00e0 l&rsquo;\u00e9chafaudage d&rsquo;un m\u00e9cano anguleux dont on se demande, par moments, s&rsquo;il ne va pas s&rsquo;\u00e9crouler, mais le tout tient.<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;occasion, on a plac\u00e9 les percussions \u00e0 l&rsquo;avant de la sc\u00e8ne, ce qui est logique, puisque le piano y est trait\u00e9 comme un v\u00e9ritable instrument de percussion. Comme c&rsquo;est souvent le cas chez Bart\u00f3k, les instruments parlent plus qu&rsquo;ils ne chantent. L&rsquo;important pour les interpr\u00e8tes est donc d&rsquo;avoir quelque chose \u00e0 dire. Ici, <strong>Aimard<\/strong> et les percussionnistes de l&rsquo;<strong>OSM<\/strong> s&rsquo;\u00e9changent des formules comme un groupe d&rsquo;explorateurs qui viendraient de trouver un objet rare et discutent de ce qu&rsquo;ils devraient en faire. Leur conversation est captivante, et on ne peut qu&rsquo;admirer le soliste et le chef d&rsquo;avoir men\u00e9 ce vaisseau \u00e0 bon port malgr\u00e9, on le devine, peu de r\u00e9p\u00e9titions.<\/p>\n<h2>Une vie de h\u00e9ros de Strauss<\/h2>\n<p>Comme un v\u00e9ritable tsunami sonore, les premi\u00e8res mesures d&rsquo;<em>Une vie de h\u00e9ros<\/em>, de Richard Strauss nous rappellent en un instant la sup\u00e9riorit\u00e9 des cordes de l&rsquo;OSM. Le fait de produire un son aussi puissant tout en gardant une telle beaut\u00e9 et une telle transparence n&rsquo;est pas donn\u00e9 \u00e0 tous.<\/p>\n<p>Voici enfin un chef qui laisse jouer l&rsquo;orchestre et laisse la musique parler tout en guidant les musiciens en \u00e9claireur vers une compr\u00e9hension juste du compositeur. Imaginez les r\u00e9sultats, s&rsquo;ils pouvaient travailler ensemble \u00e0 long terme! On se laisse emporter par le plaisir du son, par les grandes phrases qui respirent, par la beaut\u00e9 qui nous traverse du d\u00e9but \u00e0 la fin.<\/p>\n<p>Cette \u00ab\u00a0vie\u00a0\u00bb que les musiciens nous racontent, avec ses personnages, comme les \u00ab\u00a0ennemis\u00a0\u00bb grin\u00e7ants du h\u00e9ros dans le second mouvement, est d&rsquo;un grand lyrisme, d&rsquo;une expressivit\u00e9 exalt\u00e9e et jouissive. Je vois des spectateurs sourire. On est \u00e9videmment aux antipodes du Bart\u00f3k, et je constate qu&rsquo;il est plus int\u00e9ressant d&rsquo;avoir un programme de concert tr\u00e8s contrast\u00e9 comme celui-l\u00e0 qu&rsquo;un programme \u00ab\u00a0\u00e0 th\u00e8me\u00a0\u00bb avec des oeuvres apparent\u00e9es.<\/p>\n<p><em>Une vie de h\u00e9ros<\/em>, c&rsquo;est aussi l&rsquo;immense plaisir d&rsquo;entendre les parties solo d&rsquo;<strong>Andrew Wan<\/strong>, sublime et virtuose comme pas un, qui d\u00e9montre encore une fois combien il est exceptionnel.<\/p>\n<p>A la fin de ce concert \u00e9blouissant qui donne envie d&rsquo;aller se faire fabriquer un chandail \u00ab\u00a0Team FX\u00a0\u00bb, le chef revient saluer trois fois, serre <strong>Andrew Wan<\/strong> dans ses bras et le met de l&rsquo;avant en partageant son succ\u00e8s.<\/p>\n<p>Le concert est une forme de bonheur unique en son genre. On ne peut que remercier ceux qui nous le procurent. Maintenant, laissons les choses suivre leur cours, et qui vivra verra.<\/p>\n<h3>VOUS VOULEZ Y ALLER?<\/h3>\n<p>Le m\u00eame programme est pr\u00e9sent\u00e9 ce soir, 31 octobre, 20 h, Maison symphonique. <a href=\"https:\/\/www.osm.ca\/fr\/concerts\/une-vie-de-heros-de-richard-strauss\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00c9TAILS.\u00a0<\/a><\/p>\n<h2>LIRE AUSSI:<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"ZH3wvkn6YD\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/30\/entrevue-violinist-blake-pouliot-tournee-nyo-et-euyo\/\">ENTREVUE | Blake Pouliot en solo avec les orchestres de jeunes du Canada et de l&rsquo;Union europ\u00e9enne<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/30\/entrevue-violinist-blake-pouliot-tournee-nyo-et-euyo\/embed\/#?secret=ZH3wvkn6YD\" data-secret=\"ZH3wvkn6YD\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0ENTREVUE | Blake Pouliot en solo avec les orchestres de jeunes du Canada et de l&rsquo;Union europ\u00e9enne\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je ne suis pas friande des \u00ab\u00a0pools\u00a0\u00bb de hockey, paris sportifs, sondages \u00e9lectoraux et autres exercices de devinettes publics hasardeux . C&rsquo;est pourquoi je n&rsquo;ai jamais tent\u00e9 de sp\u00e9culer au sujet du successeur de Kent Nagano. Tout ce que je peux dire, c&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 la lumi\u00e8re du concert Une vie de h\u00e9ros pr\u00e9sent\u00e9 hier soir \u00e0 la Maison symphonique, c&rsquo;est que si l&rsquo;Orchestre symphonique de Montr\u00e9al choisissait Fran\u00e7ois-Xavier Roth, j&rsquo;en serais tout \u00e0 fait heureuse.<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":62677,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[28802,52],"tags":[28789,36081,2542],"yst_prominent_words":[36067,26860,36077,14253,36072,36071,9906,13122,18269,11913,36059,9869,36066,34108,33286,11620,18270,36079,36078,34944],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Roth-cover.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-giS","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/62674"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=62674"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/62674\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":62686,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/62674\/revisions\/62686"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/62677"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=62674"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=62674"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=62674"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=62674"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}