{"id":62506,"date":"2019-10-26T10:26:20","date_gmt":"2019-10-26T14:26:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=62506"},"modified":"2019-10-26T13:07:22","modified_gmt":"2019-10-26T17:07:22","slug":"critique-fidelio-triomphe-maison-symphonique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/26\/critique-fidelio-triomphe-maison-symphonique\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Fidelio: coup de ma\u00eetre et triomphe \u00e0 la Maison symphonique"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_62507\" aria-describedby=\"caption-attachment-62507\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-62507\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Fidelio-Lise-Davidsen-Michael-Schade-YNS-web.jpg\" alt=\"Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin\" width=\"1200\" height=\"776\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Fidelio-Lise-Davidsen-Michael-Schade-YNS-web.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Fidelio-Lise-Davidsen-Michael-Schade-YNS-web-300x194.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Fidelio-Lise-Davidsen-Michael-Schade-YNS-web-768x497.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Fidelio-Lise-Davidsen-Michael-Schade-YNS-web-1024x662.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-62507\" class=\"wp-caption-text\">De dos: Lise Davidsen et Michael Schade. Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin dirige l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain dans Fidelio, 25 octobre 2019, Maison symphonique. (Photo: Fran\u00e7ois Goupil)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Je l&rsquo;avoue d&#8217;embl\u00e9e: normalement, je d\u00e9teste les versions concert d&rsquo;op\u00e9ra. M\u00eame que je les fuis. Mais hier soir, \u00e0 la Maison symphonique, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 transport\u00e9e par beaut\u00e9 de la musique et les chanteurs fantastiques de ce <strong><em>Fidelio<\/em><\/strong> co-produit par l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> et l&rsquo;<strong>Op\u00e9ra de Montr\u00e9al<\/strong>. Leurs voix et le g\u00e9nie de Beethoven ont eu raison de toutes mes r\u00e9ticences.<\/p>\n<p>S&rsquo;il est vrai que l&rsquo;absence de mise en sc\u00e8ne, de costumes et de d\u00e9cors enl\u00e8ve une grande partie de son charme \u00e0 tout op\u00e9ra, il arrive aussi que ces \u00e9l\u00e9ments viennent tout g\u00e2cher en nous d\u00e9tournant de l&rsquo;essentiel gr\u00e2ce aux \u00ab\u00a0id\u00e9es\u00a0\u00bb pas toujours pertinentes des metteurs en sc\u00e8nes et de leurs acolytes.<\/p>\n<p>Ici, dans la simplicit\u00e9, le niveau musical est tel que l&rsquo;on finir par oublier l&rsquo;aspect visuel pour se concentrer uniquement sur la musique.<\/p>\n<p>La partition de Beethoven est riche, d\u00e9bordante de rebondissements et de moments de pure beaut\u00e9 auxquels l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> rend justice avec virtuosit\u00e9. <strong>Yannick N\u00e9zet-S\u00e9guin<\/strong> dose savamment les plans dynamiques pour atteindre un juste \u00e9quilibre. Sans prendre toute la place, l&rsquo;orchestre demeure un acteur tr\u00e8s pr\u00e9sent, mais les voix des chanteurs se d\u00e9tachent clairement de la masse.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_62460\" aria-describedby=\"caption-attachment-62460\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-62460\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Lise_Davidson-credit-Ray-Burmiston.jpg\" alt=\"Lise Davidsen, soprano (Photo : Ray Burmiston)\" width=\"1200\" height=\"916\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Lise_Davidson-credit-Ray-Burmiston.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Lise_Davidson-credit-Ray-Burmiston-300x229.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Lise_Davidson-credit-Ray-Burmiston-768x586.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Lise_Davidson-credit-Ray-Burmiston-1024x782.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-62460\" class=\"wp-caption-text\">Une voix riche pour un r\u00f4le complexe : la soprano norv\u00e9gienne Lise Davidsen chante Fidelio vendredi soir et dimanche apr\u00e8s-midi \u00e0 la Maison symphonique. (Photo : Ray Burmiston)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Lise Davidsen, soprano d&rsquo;exception<\/h2>\n<p>Il faut dire qu&rsquo;on l&rsquo;en est ici en pr\u00e9sence d&rsquo;une distribution internationale de haut calibre. En L\u00e9onore\/Fidelio, <b>Lise Davidsen<\/b> est carr\u00e9ment extraordinaire. Je p\u00e8se mes mots: c&rsquo;est la plus belle et la plus puissante voix de femme que j&rsquo;ai entendue \u00e0 Montr\u00e9al depuis des ann\u00e9es. La derni\u00e8re fois que j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 aussi impressionn\u00e9e, c&rsquo;\u00e9tait par l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/09\/20\/critique-osm-emouvante-huitieme-de-mahler\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Allemande Sara Wegener dans la Huiti\u00e8me de Mahler, il y a deux ans<\/a>, mais c&rsquo;\u00e9tait un autre style.<\/p>\n<p>Digne et superbe femme de grande taille (elle semble faire six pieds), la soprano norv\u00e9gienne chante avec une aisance incroyable, un timbre cuivr\u00e9 magnifique et une technique sans faille, am\u00e9nageant des crescendos renversants. Imp\u00e9riale, elle peut ais\u00e9ment dominer l&rsquo;orchestre lorsqu&rsquo;elle chante \u00e0 pleine puissance, mais elle n&rsquo;en abuse pas. Au-del\u00e0 de ce volume wagn\u00e9rien, la musicalit\u00e9 est toujours pr\u00e9sente.<\/p>\n<p>On regrette cependant qu&rsquo;elle s&rsquo;abstienne de bouger et de tenter tout semblant de jeu sc\u00e9nique. Bien qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;une version concert, il y a toujours moyen d&rsquo;\u00eatre un peu plus th\u00e9\u00e2tral.<\/p>\n<p>L&rsquo;autre belle r\u00e9v\u00e9lation de cette soir\u00e9e est la basse <strong>Raymond Aceto<\/strong>, un Am\u00e9ricain, qui incarne Rocco, personnage cl\u00e9 de cette intrigue. Avec une superbe voix de basse et un talent d&rsquo;acteur remarquable, il r\u00e9ussit tous ses effets comiques, bien que confin\u00e9 derri\u00e8re un lutrin. Ses mimiques, \u00e0 elles seules, arrivent \u00e0 remplacer le jeu. Esp\u00e9rons qu&rsquo;il reviendra \u00e0 Montr\u00e9al.<\/p>\n<h2>Michael Schade en Florestan<\/h2>\n<p>Le charismatique t\u00e9nor <strong>Michael Schade<\/strong> campe Florestan, mari de L\u00e9onore au cachot, qui n&rsquo;arrive en sc\u00e8ne qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;acte II. Je ne suis pas convaincue, en ce qui le concerne, qu&rsquo;il s&rsquo;agissait du meilleur choix pour Florestan. \u00c0 ce point-ci de son parcours artistique, on l&rsquo;imagine mieux dans des r\u00f4les \u00ab\u00a0de composition\u00a0\u00bb qu&rsquo;en partenaire masculin du couple central d&rsquo;une intrigue.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s th\u00e9\u00e2tral, il r\u00e9ussit quand m\u00eame l&rsquo;exploit de nous faire oublier que nous sommes dans une version concert, alors que son interpr\u00e9tation \u00e9mouvante de Florestan prend ici plus d&rsquo;importance que sa voix comme telle. Plus qu&rsquo;un chanteur,<strong> Michael Schade<\/strong> est un grand artiste.<\/p>\n<p>L&rsquo;Italien <strong>Luca Pisaroni<\/strong>, baryton-basse, est excellent dans le r\u00f4le du m\u00e9chant de service, Don Pizarro, et lui aussi, tr\u00e8s bon acteur. On regrette que l&rsquo;autre baryton-basse, <strong>Alan Held<\/strong> (Don Fernando) n&rsquo;ait qu&rsquo;un r\u00f4le secondaire, car lui aussi impressionne.<\/p>\n<p>Quant au t\u00e9nor <strong>Jean-Michel Richer<\/strong> (Jaquino) et \u00e0 la soprano <strong>Kimy McLaren <\/strong>(Marcelline) deux bons chanteurs que l&rsquo;on entend r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 Montr\u00e9al, ils souffrent malheureusement ici d&rsquo;une comparaison in\u00e9vitable avec le reste de la distribution, n&rsquo;\u00e9tant tout simplement pas du m\u00eame calibre. Leurs voix se perdent un peu dans les passages o\u00f9 tout le monde chante. Malgr\u00e9 cela, tous les duos, trios et quatuors vocaux sont sublimes.<\/p>\n<p>Mention sp\u00e9ciale aux deux \u00ab\u00a0prisonniers\u00a0\u00bb du ch\u0153ur:<b> Jaime Sandoval<\/b> (t\u00e9nor), et <b>Jean-Philippe Mc Clish<\/b> (baryton-basse) deux tr\u00e8s belles voix qui m\u00e9ritent qu&rsquo;on leur confie des r\u00f4les plus substantiels. Le ch\u0153ur, pr\u00e9par\u00e9 par <strong>Claude Webster<\/strong>, se montre \u00e0 la hauteur des attentes.<\/p>\n<p>Quelques bizarreries et maladresses dignes de mention : un lutrin qui \u00ab\u00a0l\u00e2che\u00a0\u00bb devant <strong>Lise Davidsen<\/strong> au beau milieu d&rsquo;un air en faisant un affreux vacarme; Leonore qui chante \u00ab\u00a0je tiens mon mari dans mes bras\u00a0\u00bb sans qu&rsquo;elle et Florestan ne s&rsquo;approchent &#8211; la chimie ne semble pas au rendez-vous entre ces deux l\u00e0 &#8211; et finalement, une partie du public qui semble croire que l&rsquo;op\u00e9ra est termin\u00e9 avant la fin.<\/p>\n<p>Le tout se conclut par une finale grandiose suivie d&rsquo;une longue ovation triomphale. Disons-le: cette production est un coup de ma\u00eetre de l&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> et de l&rsquo;<b>Op\u00e9ra de Montr\u00e9al<\/b>, une collaboration fructueuse qui, on l&rsquo;esp\u00e8re, aura des suites.<\/p>\n<p>Pour ma part, je conclurai en citant <strong>Eric Emmanuel Schmidt<\/strong> qui parle de <em><strong>Fidelio<\/strong><\/em> dans son essai \u00ab\u00a0<em>Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de cr\u00e9tins vivent\u00a0\u00bb <\/em>car la soir\u00e9e que nous avons v\u00e9cue illustre bien sa r\u00e9flexion:<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0&#8230;<em>par r\u00e9flexe, je ferme les yeux pour \u00e9couter. Et alors je commence \u00e0 comprendre ce qui arrive&#8230;En me privant de la vue, je vois enfin le th\u00e9\u00e2tre: il r\u00e9side dans la musique. L&rsquo;action a quitt\u00e9 la sc\u00e8ne pour gagner la fosse. L&rsquo;orchestre est le lieu o\u00f9 le drame s&rsquo;\u00e9labore, chaque instrument y tient un r\u00f4le, et les voix qui en sortent \u00e0 leur tour participent. Les sentiments, les aspirations, les mouvements, les lumi\u00e8res, ils sont l\u00e0, \u00e9crits par Beethoven. Au fond, il a raison: pas besoin de d\u00e9cor, un noir de fum\u00e9e suffit; au diable, les attributs traditionnels du show, le vrai spectacle reste celui des c\u0153urs tourment\u00e9s<\/em>.\u00a0\u00bb<\/p>\n<h3>VOUS VOULEZ Y ALLER?<\/h3>\n<p><strong>Une seconde repr\u00e9sentation de <em>Fidelio<\/em> aura lieu demain, dimanche 27 octobre, \u00e0 15 h, Maison symphonique. Au moment d&rsquo;\u00e9crire ces lignes, il restait une poign\u00e9e de billets. <\/strong><a href=\"https:\/\/orchestremetropolitain.com\/fr\/concert\/fidelio-de-beethoven\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00c9TAILS<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>LIRE AUSSI:<\/h2>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"Y2bKKaWIwa\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/03\/rencontre-mado-lamotte-pourquoi-jaime-lopera\/\">RENCONTRE | Mado Lamotte : \u00ab\u00a0Pourquoi j&rsquo;aime l&rsquo;op\u00e9ra\u00a0\u00bb<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" title=\"\u00ab\u00a0RENCONTRE | Mado Lamotte : \u00ab\u00a0Pourquoi j&rsquo;aime l&rsquo;op\u00e9ra\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/03\/rencontre-mado-lamotte-pourquoi-jaime-lopera\/embed\/#?secret=Y2bKKaWIwa\" data-secret=\"Y2bKKaWIwa\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Je l&rsquo;avoue d&#8217;embl\u00e9e: normalement, je d\u00e9teste les versions concert d&rsquo;op\u00e9ra. M\u00eame que les fuis. Mais hier soir, \u00e0 la Maison symphonique, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 transport\u00e9e par beaut\u00e9 de la musique et les chanteurs fantastiques de ce Fidelio co-produit par l&rsquo;Orchestre M\u00e9tropolitain et l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al. 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