{"id":61758,"date":"2019-10-04T14:58:57","date_gmt":"2019-10-04T18:58:57","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=61758"},"modified":"2019-10-08T09:37:40","modified_gmt":"2019-10-08T13:37:40","slug":"61758","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/04\/61758\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Les Noces de Figaro des JMC : une production portative avec de grands talents"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_61761\" aria-describedby=\"caption-attachment-61761\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-61761\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Figaro-cover-cr-Antoine-Saito.jpg\" alt=\"Les Noces de Figaro, une production des JMC. (Photo: Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"628\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Figaro-cover-cr-Antoine-Saito.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Figaro-cover-cr-Antoine-Saito-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Figaro-cover-cr-Antoine-Saito-768x402.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Figaro-cover-cr-Antoine-Saito-1024x536.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-61761\" class=\"wp-caption-text\">Od\u00e9i Bilodeau et Stephen Duncan dans <em>Les Noces de Figaro<\/em>, une production des JMC. (Photo : Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Jamais l\u2019expression \u00ab op\u00e9ra de poche \u00bb n\u2019a \u00e9t\u00e9 aussi vraie que pour d\u00e9crire cette 27e production d\u2019op\u00e9ra des <strong>Jeunesses Musicales Canada<\/strong>, avec six artistes sur sc\u00e8ne et un d\u00e9cor ais\u00e9ment transportable pour voyager au Qu\u00e9bec et dans les Maritimes. Le talent d\u2019<strong>Alain Gauthier<\/strong> \u00e0 la mise en sc\u00e8ne en prime!<\/p>\n<p>Tout d\u2019abord, un d\u00e9cor compos\u00e9 de portes, fleuries comme celles d\u2019un boudoir. Des portes qui cachent, qui prot\u00e8gent ou enferment selon les nombreux quiproquos que l\u2019\u0153uvre met en place pour notre grand plaisir. Des portes qui deviennent arbres et bosquets dans un jardin sombre tel que d\u00e9crit dans la sc\u00e8ne finale des <em>Noces de Figaro<\/em> de Mozart et Da Ponte.<\/p>\n<p>Il faut que ce d\u00e9cor ing\u00e9nieux soit l\u00e9ger puisque cette petite troupe va se d\u00e9placer. Devant une salle pleine \u00e0 craquer, la repr\u00e9sentation de ce jeudi 3 octobre \u00e0 la <strong>Maison de la Culture Claude-L\u00e9veill\u00e9e<\/strong> lan\u00e7ait une tourn\u00e9e de 20 autres dates au Qu\u00e9bec et dans l\u2019est du Canada, notamment au Nouveau-Brunswick.<\/p>\n<p>Petite troupe, disais-je, mais grands talents! Ils sont cinq chanteurs et un pianiste. Un grand bravo au pianiste <strong>Bryce Lansdell<\/strong>, qui porte la responsabilit\u00e9 d\u2019un orchestre absent pendant la totalit\u00e9 de cette pr\u00e9sentation de haut calibre.<\/p>\n<p>Avec moins de personnages secondaires, cette formation \u00e9pur\u00e9e permet de mettre en valeur toute la dynamique th\u00e9\u00e2trale imagin\u00e9e par Beaumarchais, avec ses intrigues et ses pi\u00e8ges amoureux. Les airs prennent alors tout leur sens dans cet \u00e9crin plus modeste. Une jolie r\u00e9ussite.<\/p>\n<p>Pas de ch\u0153ur et moins de personnages, voil\u00e0 tout un d\u00e9fi pour <strong>Alain Gauthier<\/strong> qui signe la mise en sc\u00e8ne. On connait et on appr\u00e9cie son talent pour sa fa\u00e7on de nous coudre des \u0153uvres intimistes, avec la d\u00e9licatesse de ces \u00ab\u00a0ouvrages de dames\u00a0\u00bb comme on disait jadis, et c\u2019est encore une fois r\u00e9ussi. L\u2019op\u00e9ra dans sa r\u00e9duction se d\u00e9fend bien, et l\u2019expressivit\u00e9 des voix suppl\u00e9e l\u2019absence de l\u2019orchestre.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_61762\" aria-describedby=\"caption-attachment-61762\" style=\"width: 1200px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-61762\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Cherubino-JMC-cr-Antoine-Saito.jpg\" alt=\"Les Noces de Figaro, production des JMC. (Photo: Antoine Saito)\" width=\"1200\" height=\"800\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Cherubino-JMC-cr-Antoine-Saito.jpg 1200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Cherubino-JMC-cr-Antoine-Saito-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Cherubino-JMC-cr-Antoine-Saito-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Cherubino-JMC-cr-Antoine-Saito-1024x683.jpg 1024w\" sizes=\"(max-width: 1200px) 100vw, 1200px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-61762\" class=\"wp-caption-text\">Catherine St-Arnaud et Marie-Andr\u00e9e Mathieu dans <em>Les Noces de Figaro<\/em>, production des JMC. (Photo : Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Un \u00e9quilibre vocal r\u00e9ussi<\/h2>\n<p>Parlant des artistes, le baryton-basse <strong>Scott Brooks<\/strong> est remarquable aussi bien dans la voix que dans le jeu de Figaro. La Susanna incarn\u00e9e par la soprano <strong>Catherine St-Arnaud<\/strong> occupe, souvent d\u2019ailleurs, la sc\u00e8ne avec passion et un plaisir contagieux, et un timbre vraiment riche.<\/p>\n<p><strong>Marie-Andr\u00e9e Mathieu<\/strong> se r\u00e9v\u00e8le une tr\u00e8s agr\u00e9able surprise dans le r\u00f4le travesti de Cherubino. La proximit\u00e9 du public dans ce type de production plus intimiste permet \u00e0 cette mezzo-soprano &#8211; un talent \u00e0 d\u00e9couvrir &#8211; de mettre toutes les nuances que ce r\u00f4le adolescent suppose : \u00e9motions, doutes et\u2026 hormones. Bien jou\u00e9! Un fait amusant qui d\u00e9montre la qualit\u00e9 de jeu de Marie-Andr\u00e9e, dans ce r\u00f4le travesti : elle faisait plus \u00ab\u00a0gar\u00e7on\u00a0\u00bb une fois habill\u00e9e et maquill\u00e9e en fille par la Comtesse et Susanna\u2026<\/p>\n<p>Une mention sp\u00e9ciale pour la soprano <strong>Od\u00e9i Bilodeau<\/strong> dans le r\u00f4le de la Comtesse. Une interpr\u00e9tation profonde, parfois dramatique, avec une voix nourrie aussi bien dans les graves que les aigus, sans tr\u00e9molo excessif. Un timbre \u00e0 appr\u00e9cier sans mod\u00e9ration, du bonheur pour les oreilles.<\/p>\n<p>Le baryton <strong>Stephen Duncan<\/strong> donne une belle prestance, tout \u00e0 fait cr\u00e9dible, au Comte qu\u2019il incarne, tout en restant sur la r\u00e9serve en termes de puissance vu la taille de la salle. L\u2019ensemble des duos qui deviennent trios, quatuors, puis quintettes \u00e9tait dans un bel \u00e9quilibre vocal et sc\u00e9nique.<\/p>\n<p>Des costumes intemporels d\u2019un 18e si\u00e8cle revisit\u00e9 par des modistes des ann\u00e9es 50 donnent beaucoup de charme \u00e0 l\u2019ensemble. Un seul regret : la redingote trop longue \u00e0 mon go\u00fbt (mais ce n\u2019est que mon go\u00fbt, apr\u00e8s tout) du Comte. Par contre, un coup de chapeau en ce qui concerne l\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 des accessoires de couture (manchettes, \u00e9paulettes, etc.) pour la transformation de Ch\u00e9rubino en soldat. Bref une production \u00e0 voir dans une salle\u2026 pas trop loin de chez vous, esp\u00e9rons-le!<\/p>\n<p><strong>Vous voulez y aller?<\/strong> La production sera de retour \u00e0 Montr\u00e9al le 20 mars 2020&#8230;en attendant, elle se d\u00e9place un peu partout au Qu\u00e9bec et dans les Maritimes. Voyez <a href=\"https:\/\/www.jmcanada.ca\/fr\/concerts\/le-nozze-di-figaro-2c-de-mozart\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l&rsquo;horaire complet des repr\u00e9sentations <\/a>sur le site des JMC.<\/p>\n<h2>LIRE AUSSI :<\/h2>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"b9i6xUVF9n\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/03\/rencontre-mado-lamotte-pourquoi-jaime-lopera\/\">RENCONTRE | Mado Lamotte : \u00ab\u00a0Pourquoi j&rsquo;aime l&rsquo;op\u00e9ra\u00a0\u00bb<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/10\/03\/rencontre-mado-lamotte-pourquoi-jaime-lopera\/embed\/#?secret=b9i6xUVF9n\" data-secret=\"b9i6xUVF9n\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0RENCONTRE | Mado Lamotte : \u00ab\u00a0Pourquoi j&rsquo;aime l&rsquo;op\u00e9ra\u00a0\u00bb\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Jamais l\u2019expression \u00ab op\u00e9ra de poche \u00bb n\u2019a \u00e9t\u00e9 aussi vrai que pour d\u00e9crire cette 27e production d\u2019op\u00e9ra des Jeunesses Musicales Canada, avec six artistes sur sc\u00e8ne et un d\u00e9cor ais\u00e9ment transportable pour voyager au Qu\u00e9bec et dans les Maritimes.<\/p>\n","protected":false},"author":71,"featured_media":61761,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[28802,52,43],"tags":[21771],"yst_prominent_words":[21249,14253,34211,34909,7498,34919,11145,29830,25229,34917,34911,33286,11620,8214,34916,34914,11149,34910,10541,34918],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/10\/Noces-Figaro-cover-cr-Antoine-Saito.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/s9bdYt-61758","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/61758"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/71"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=61758"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/61758\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":61954,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/61758\/revisions\/61954"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/61761"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=61758"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=61758"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=61758"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=61758"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}