{"id":59232,"date":"2019-03-24T11:07:01","date_gmt":"2019-03-24T15:07:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=59232"},"modified":"2019-03-24T11:07:54","modified_gmt":"2019-03-24T15:07:54","slug":"critique-twenty-seven-mariage-vocal-conventions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/03\/24\/critique-twenty-seven-mariage-vocal-conventions\/","title":{"rendered":"CRITIQUE  | Twenty-Seven: un mariage vocal hors conventions"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_59233\" aria-describedby=\"caption-attachment-59233\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-59233\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/WEB-Rose-Naggar-Tremblay-Gertrude-Stein-Andrea-Nunez-Alice-B.-Toklas-2-\u00a9Yves-Renaud.jpg\" alt=\"Il y a eu Rom\u00e9o &amp; Juliette, H\u00e9lo\u00efse &amp; Ab\u00e9lard. D\u00e9sormais, il y aura Gertrude &amp; Alice gr\u00e2ce \u00e0 \u00ab Twenty-Seven \u00bb qui relate, sur une partition originale de Ricky Ian Gordon, un amour f\u00e9minin aussi fort que toutes les histoires d\u2019amour du monde, peu importe leur genre. (Photo: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"682\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/WEB-Rose-Naggar-Tremblay-Gertrude-Stein-Andrea-Nunez-Alice-B.-Toklas-2-\u00a9Yves-Renaud.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/WEB-Rose-Naggar-Tremblay-Gertrude-Stein-Andrea-Nunez-Alice-B.-Toklas-2-\u00a9Yves-Renaud-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/WEB-Rose-Naggar-Tremblay-Gertrude-Stein-Andrea-Nunez-Alice-B.-Toklas-2-\u00a9Yves-Renaud-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-59233\" class=\"wp-caption-text\">Il y a eu Rom\u00e9o &amp; Juliette, H\u00e9lo\u00efse &amp; Ab\u00e9lard. D\u00e9sormais, il y aura Gertrude &amp; Alice gr\u00e2ce \u00e0 \u00ab Twenty-Seven \u00bb qui relate, sur une partition originale de Ricky Ian Gordon, un amour f\u00e9minin aussi fort que toutes les histoires d\u2019amour du monde, peu importe leur genre. (Photo: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Il y a eu Rom\u00e9o &amp; Juliette, H\u00e9lo\u00efse &amp; Ab\u00e9lard. D\u00e9sormais, il y aura Gertrude &amp; Alice gr\u00e2ce \u00e0 <em>Twenty-Seven<\/em> qui relate, sur une partition originale de Ricky Ian Gordon, un amour f\u00e9minin aussi fort que toutes les histoires d\u2019amour du monde, peu importe leur genre.<\/p>\n<p><strong>Christianne B\u00e9langer<\/strong> (mezzo-soprano) et <strong>\u00c9lizabeth Polese<\/strong> (soprano) mettent en place un tr\u00e8s beau mariage vocal \u00e0 l\u2019image du couple Stein-Toklas, ce couple f\u00e9minin indissociable qui a aid\u00e9 et soutenu les artistes tout en vivant &#8211; comme \u00ab mari et femme \u00bb, selon le compositeur &#8211; une vie hors de conventions !<\/p>\n<p>Et c\u2019est bien hors des conventions que le compositeur <strong>Ricky Ian Gordon<\/strong> et le librettiste <strong>Royce Vavrek<\/strong>, passionn\u00e9 par l\u2019\u0153uvre de Gertrude Stein, ont b\u00e2ti un op\u00e9ra nouveau original, moderne. La composition s\u2019approche de cette \u00e9cole moderne notamment dans les duos tendres et po\u00e9tiques des deux femmes. Mais Gordon n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 la bousculer souvent pour cr\u00e9er l\u2019\u00e9motion, le doute, la peur, l\u2019amertume, etc.<\/p>\n<p>Le format \u00ab\u00a0op\u00e9ra de chambre\u00a0\u00bb dans une petite salle comme le Centaur place le public dans l\u2019intimit\u00e9 des invit\u00e9s de ce salon artistique du 27, rue de Fleurus \u00e0 Paris. Ce samedi soir (ainsi que les 26, 28 et 30 mars), la distribution m\u00ealait les graves de la soprano <strong>\u00c9lizabeth Polese<\/strong> aux aigus de la mezzo <strong>Christianne B\u00e9langer<\/strong>, un choix qui exige des artistes de mettre de l\u2019avant puissance vocale et charge \u00e9motionnelle dans leur jeu dramatique.<\/p>\n<p>Une fort bonne id\u00e9e que la mezzo-soprano Rose Naggar-Tremblay (Stein) et la soprano Anna Nunez (Toklas) assumeront les 24 &amp; 31 mars.<\/p>\n<h2>Jeu et musique main dans la main<\/h2>\n<p>Cette disposition musicale d\u00e9montre que Gertrude \u00e9tait l\u2019\u00e9l\u00e9ment flamboyant et meneur du couple et Alice son \u00e9l\u00e9ment constructif et p\u00e9renne. Dans cette relation, c\u2019est le g\u00e9nie d\u2019Alice qui en a maintenu la viabilit\u00e9 et le souvenir. Ainsi les voix des deux seules femmes de cette \u0153uvre se partagent la sc\u00e8ne et sa mise en place. La voix de Christianne B\u00e9langer prend toute la place quand Stein m\u00e8ne son monde et le bal. Puis c\u2019est au tour d\u2019\u00c9lizabeth Polese d\u2019imposer Alice quand Gertrude se tait ou s\u2019absente. Alors que leurs duos si amoureux et romantiques \u00e9quilibrent avec douceur les deux personnages et leurs interpr\u00e8tes.<\/p>\n<p>Dans le m\u00eame sens, on remarquera l\u2019aisance vocale de <strong>Brenden Friesen<\/strong> (Hemingway) pour exprimer aussi bien la col\u00e8re ou le m\u00e9pris que les \u00e9motions plus intimes. Idem pour la voix int\u00e9ressante claire et pos\u00e9e de <strong>Spencer Britten<\/strong> (le Soldat), et la prestation autant dramatique que lyrique de <strong>Rocco Rupolo<\/strong> (Picasso).<\/p>\n<p>Un casting par ailleurs assez ressemblant qui donne beaucoup de cr\u00e9dibilit\u00e9 \u00e0 cette histoire. Surr\u00e9aliste (c\u2019est l\u2019\u00e9poque qui veut \u00e7a\u2026), mais efficace voire ing\u00e9nieux, autant dans la musique que dans la mise en sc\u00e8ne, la collection de tableaux qui chantent parce que ces \u0153uvres picturales sont vivantes et intimement li\u00e9es au destin de leurs propri\u00e9taires.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_59234\" aria-describedby=\"caption-attachment-59234\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-59234\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Twenty-Seven-cr-Yves-Renaud.jpg\" alt=\"Dans un d\u00e9cor cubiste, le metteur en sc\u00e8ne nous offre ainsi quelques beaux clins d\u2019\u0153il. (Photo: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Twenty-Seven-cr-Yves-Renaud.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Twenty-Seven-cr-Yves-Renaud-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Twenty-Seven-cr-Yves-Renaud-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-59234\" class=\"wp-caption-text\">Dans un d\u00e9cor cubiste, le metteur en sc\u00e8ne nous offre ainsi quelques beaux clins d\u2019\u0153il. (Photo: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<h2>Quand la voix d\u00e9voile la vuln\u00e9rabilit\u00e9<\/h2>\n<p>La seconde partie propose une partition plus accident\u00e9e, plus \u00e9motive, m\u00ealant des airs pleins d\u2019int\u00e9riorit\u00e9 profonde et de doute, o\u00f9 la voix d\u00e9voile la vuln\u00e9rabilit\u00e9 des personnages. <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/03\/23\/opera-twenty-seven-salon-de-gertrude-stein-amis\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">La mise en sc\u00e8ne d\u2019Oriol Tomas <\/a>sait s\u2019adapter au rythme plus dramatique de la musique et l\u2019utiliser comme effet sc\u00e9nique pour aborder les illusions effondr\u00e9es de cette \u00ab\u00a0g\u00e9n\u00e9ration perdue\u00a0\u00bb dont parlait souvent Gertrude Stein.<\/p>\n<p>Les limites de budget obligent souvent les cr\u00e9ateurs \u00e0 une mise en place sobre mais pleine de trouvailles. Dans un d\u00e9cor cubiste, le metteur en sc\u00e8ne nous offre ainsi quelques beaux clins d\u2019\u0153il : le moment \u00ab\u00a0Cabaret\u00a0\u00bb qui rappelle cette grande libert\u00e9 du Gai Paris de la Belle \u00c9poque, puis des Ann\u00e9es Folles et ces f\u00eates parisiennes empreintes de cette folie un peu d\u00e9cadente des privil\u00e9gi\u00e9s avant chacune des guerres mondiales\u2026<\/p>\n<p>\u00c0 noter que le m\u00e9lange de personnages humains et de personnages act\u00e9s ou actionn\u00e9s n\u2019avait rien d\u2019anachronique dans les spectacles. Ainsi le caniche royal (Basket, puis Basket 2) du couple n\u2019\u00e9chappe pas \u00e0 cette approche, personnifi\u00e9 ici par Spencer Britten. Quelques rires dans la salle montraient la surprise, mais le costume canin \u00e9tait carr\u00e9ment r\u00e9ussi pour cr\u00e9er et accepter cette convention.<\/p>\n<h2>Une mise en sc\u00e8ne d\u2019esprit<\/h2>\n<p>Dans le m\u00eame ordre d\u2019id\u00e9e, les horreurs de la guerre illustr\u00e9es par la faim et le froid et comment un jeune soldat parti chercher des \u0153ufs\u2026 ne reviendra jamais; les soup\u00e7ons de collaboration contre Gertrude Stein apr\u00e8s la Seconde Guerre, son sentiment de culpabilit\u00e9 et sa fin dans les bras d\u2019Alice. Il n\u2019y a rien d\u2019appuy\u00e9 dans ces \u00e9vocations d\u00e9licates des \u00e9v\u00e8nements des \u00e9poques travers\u00e9es : tout est dans l\u2019esprit, pas dans la reformulation. Et c\u2019est tr\u00e8s bien ainsi\u2026<\/p>\n<p>Par ailleurs, chacun des artistes \u00e9voqu\u00e9s dans <em>Twenty-Seven<\/em> porte une part de l\u2019histoire du monde : Picasso illustre les temps qui changent et comment les arts suivent l\u2019\u00e9volution du monde; Matisse, les \u00e9gos d\u00e9mesur\u00e9s des grands cr\u00e9ateurs; Hemingway, leur confrontation \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9; Ray, les errements de l\u2019artiste, etc.; autant les peintres de ce salon artistique \u00e9voquent le r\u00eave et la fuite en avant, autant les \u00e9crivains de la seconde partie se confrontent \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 in\u00e9luctable d\u2019un monde au bord du prochain gouffre.<\/p>\n<p><strong>St\u00e9phane T\u00e9treault<\/strong> et <strong>Marie-\u00c8ve Scarfone<\/strong> assuraient avec talent et rigueur l\u2019accompagnement intrumental. Une main d\u2019honneur pour le duo qui, sur la sc\u00e8ne, a jou\u00e9 sans discontinuer (sauf \u00e0 l\u2019entracte, bien s\u00fbr) les 95 minutes de cet op\u00e9ra chant\u00e9 de bout en bout ! Bravo !<\/p>\n<p><em>\u00ab Twenty-Seven \u00bb, un op\u00e9ra de chambre de Ricky Ian Gordon sur un livret de Royce Vavrek (sur-titr\u00e9 fran\u00e7ais et anglais), mis en sc\u00e8ne par Oriol Thomas avec les chanteurs de l&rsquo;<strong>Atelier lyrique de l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al<\/strong> au Centaur Theatre (453, Saint-Fran\u00e7ois-Xavier) les 24, 26, 28, 30 et 31 mars 2019 \u00e0 19h30 (pr\u00e9Op\u00e9ra \u00e0 18h30). Les 24 et 31 mars, le pr\u00e9Op\u00e9ra commencera \u00e0 13h, le spectacle \u00e0 14h (1h35 sans entracte).<\/em><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.operademontreal.com\/programmation\/twenty-seven\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00c9TAILS ET BILLETS<\/a><\/p>\n<h2>LIRE AUSSI:<\/h2>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"fTwbzUlCxi\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/03\/23\/opera-twenty-seven-salon-de-gertrude-stein-amis\/\">OP\u00c9RA | Twenty-Seven: dans le salon de Gertrude Stein avec ses amis<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/03\/23\/opera-twenty-seven-salon-de-gertrude-stein-amis\/embed\/#?secret=fTwbzUlCxi\" data-secret=\"fTwbzUlCxi\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0OP\u00c9RA | Twenty-Seven: dans le salon de Gertrude Stein avec ses amis\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il y a eu Rom\u00e9o &#038; Juliette, H\u00e9lo\u00efse &#038; Ab\u00e9lard. D\u00e9sormais, il y aura Gertrude &#038; Alice gr\u00e2ce \u00e0 Twenty-Seven qui relate, sur une partition originale de Ricky Ian Gordon, un amour f\u00e9minin aussi fort que toutes les histoires d\u2019amour du monde, peu importe leur genre.<\/p>\n","protected":false},"author":71,"featured_media":59233,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[28802,52],"tags":[6108],"yst_prominent_words":[30593,30603,30591,30604,30584,30597,30598,30596,30588,11145,30592,30595,30586,30594,30585,30590,30557,30587,30589,30575],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/WEB-Rose-Naggar-Tremblay-Gertrude-Stein-Andrea-Nunez-Alice-B.-Toklas-2-\u00a9Yves-Renaud.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-fpm","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/59232"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/71"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=59232"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/59232\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":59235,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/59232\/revisions\/59235"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/59233"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=59232"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=59232"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=59232"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=59232"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}