{"id":59220,"date":"2019-03-23T18:15:16","date_gmt":"2019-03-23T22:15:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=59220"},"modified":"2019-03-23T18:15:16","modified_gmt":"2019-03-23T22:15:16","slug":"opera-twenty-seven-salon-de-gertrude-stein-amis","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/03\/23\/opera-twenty-seven-salon-de-gertrude-stein-amis\/","title":{"rendered":"OP\u00c9RA | Twenty-Seven: dans le salon de Gertrude Stein avec ses amis"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_59221\" aria-describedby=\"caption-attachment-59221\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-59221\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Oriol-Tomas-WEB.jpg\" alt=\"Oriol Tomas, metteur en sc\u00e8ne. 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(Photo: courtoisie)<\/figcaption><\/figure>\n<p>L\u2019op\u00e9ra <em><strong>Twenty-Seven<\/strong><\/em>, de Ricky Ian Gordon et Royce Vavrek, prend l\u2019affiche ce soir au Centaur pour <a href=\"https:\/\/www.operademontreal.com\/programmation\/twenty-seven\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">six repr\u00e9sentations<\/a> par l\u2019Atelier lyrique de l\u2019Op\u00e9ra de Montr\u00e9al. La production nous transporte dans le salon parisien de Gertrude Stein et de son amoureuse, Alice B. Toklas. Conversation avec le metteur en sc\u00e8ne, <strong>Oriol Tomas.<\/strong><\/p>\n<p><strong>LvM : Comment avez-vous abord\u00e9 la mise en sc\u00e8ne de Twenty-Seven?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Oriol :<\/strong> \u00ab \u00c7a a \u00e9t\u00e9 un beau d\u00e9fi de donner un angle \u00e0 cette mise en sc\u00e8ne, parce que ce sont tous des personnages historiques. Cela fait quinze ans que je fais de la mise en sc\u00e8ne d\u2019op\u00e9ra, mais c\u2019est la premi\u00e8re fois que je mets en sc\u00e8ne des personnages qui ont r\u00e9ellement exist\u00e9. Ce n\u2019est pas une t\u00e2che facile car il faut donner vie \u00e0 des personnes qui ont forg\u00e9 notre histoire. On ne peut pas faire n\u2019importe quoi, on ne peut pas les r\u00e9inventer totalement. Il faut donner une structure r\u00e9aliste \u00e0 tout cela. Il a fallu que je fasse \u00e9norm\u00e9ment de recherche et de lecture. Je me suis document\u00e9 \u00e9norm\u00e9ment sur tous les personnages. En plus, ce n\u2019est pas une histoire qui se passe \u00e0 un moment pr\u00e9cis, mais elle s\u2019\u00e9chelonne sur plus de cinquante ans. \u00bb<\/p>\n<p><strong>LvM : Comment est con\u00e7u l\u2019op\u00e9ra de Gordon et Vavrek?\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Oriol :<\/strong> \u00ab C\u2019est un regard de Gertrude Stein sur sa propre vie. Par exemple, dans la premi\u00e8re sc\u00e8ne, on est avec les artistes peintres qu\u2019elle recevait chez elle au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, donc Picasso, Matisse. Son fr\u00e8re Leo aussi est tr\u00e8s pr\u00e9sent. Avant elle, il \u00e9tait un collectionneur d\u2019art qui l\u2019a introduite \u00e0 l\u2019\u0153uvre de ces peintres. Par la suite, on tombe dans la Seconde Guerre mondiale et on voit toute la solitude des deux femmes et toute l\u2019impuissance d\u2019\u00e9criture d\u2019une auteure. Elles ont froid, il n\u2019y a plus de charbon. Apr\u00e8s la guerre, c\u2019est la venue de la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration, les auteurs am\u00e9ricains qui ont v\u00e9cu la guerre se retrouvent chez elle et veulent son avis sur leur propre \u00e9criture. Hemingway, Fitzgerald.<\/p>\n<p>Elle \u00e9tait cette figure maternelle pour les auteurs qui se sont retrouv\u00e9s en Europe. Dans le quatri\u00e8me acte, il y a cette confrontation avec sa conscience, car elle aurait collabor\u00e9 avec les nazis pour rester en vie, en tant qu\u2019auteure. Elle entend des voix qui lui demandent comment il se fait qu\u2019elle soit encore l\u00e0, elle, une Juive lesbienne. Au cinqui\u00e8me acte, on voit Alice qui ferme la maison, Picasso revient et ils \u00e9voquent des souvenir du temps pass\u00e9 avec elle.\u00bb<\/p>\n<p><strong>LvM : Sur le plan visuel, \u00e0 quoi ressemble la production?\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><strong>Oriol :<\/strong> \u00ab J\u2019ai voulu mettre l\u2019emphase sur l\u2019humanit\u00e9 des personnages car c\u2019est ce qui ressort le plus dans l\u2019op\u00e9ra. La musique soutient tr\u00e8s bien cet aspect. \u00c0 travers l\u2019histoire de ces deux femmes, ont sent leur force, mais aussi leur fragilit\u00e9 et leur amour. C\u2019est tr\u00e8s touchant comme op\u00e9ra. Je n\u2019ai pas voulu repr\u00e9senter le d\u00e9cor de fa\u00e7on naturaliste ou r\u00e9aliste, parce que c\u2019est un lieu qui a r\u00e9ellement exist\u00e9. J\u2019aurais pu faire un calque \u00e0 partir des photos, mais cela aurait \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019encontre de toute l\u2019avant-garde artistique qui a rejet\u00e9 le classicisme. Je me suis \u00e9loign\u00e9 du r\u00e9alisme pour repr\u00e9senter le salon de Gertrude Stein et je me suis inspir\u00e9 un peu du cubisme.<\/p>\n<p>Ce qui m\u2019int\u00e9ressait, c\u2019\u00e9tait la notion du pliage, comme dans l\u2019origami. En pliant une feuille, elle prend plusieurs facettes. J\u2019ai voulu repr\u00e9senter diff\u00e9rents c\u00f4t\u00e9s de la r\u00e9alit\u00e9, comme les artistes cubistes. Cela fait qu\u2019on retrouve des bouts du plancher sur les murs, des tableaux sur les planchers. Tout est un peu \u00e9tal\u00e9 pour montrer diff\u00e9rentes facettes et non la repr\u00e9sentation de face comme dans la peinture classique. Gertrude Stein avait beaucoup de tableaux, de bibelots et de meubles, mais je ne voulais pas le rendre aussi charg\u00e9. J\u2019ai mis l\u2019emphase sur les personnages, donc c\u2019est tout de m\u00eame assez \u00e9pur\u00e9. Quant aux costumes, ils demeurent dans leur \u00e9poque, plus r\u00e9alistes. Nous avons choisi de faire la production au Centaur pour cr\u00e9er une intimit\u00e9 et donner l\u2019impression au spectateur qu\u2019il est dans le salon des Stein. \u00bb<\/p>\n<p><strong>LvM : Pour \u00e9largir sur d\u2019autres projets, vous avez r\u00e9cemment fait la mise en sc\u00e8ne d\u2019une Traviata en Islande?<\/strong><\/p>\n<p><strong>Oriol :<\/strong> \u00ab Oui, c\u2019\u00e9tait un gros projet. C\u2019\u00e9tait ma premi\u00e8re collaboration avec l\u2019op\u00e9ra de Reikjavik. J\u2019ai rencontr\u00e9 la directrice artistique \u00e0 Montr\u00e9al il y a un an et demi. Ce qui est chouette, c\u2019est qu\u2019elle m\u2019a permis d\u2019amener toute mon \u00e9quipe de cr\u00e9ation, essentiellement qu\u00e9b\u00e9coise. On parle des d\u00e9cors, costumes, vid\u00e9os, \u00e9clairages et chor\u00e9graphies, j\u2019ai amen\u00e9 toute mon \u00e9quipe. On a fait construire les d\u00e9cors \u00e0 Londres et on a con\u00e7u les costumes \u00e0 Montr\u00e9al et \u00e0 Qu\u00e9bec, les perruques aussi. Tout est parti par bateau. Je suis tr\u00e8s content du r\u00e9sultat. Les chanteurs, tous Islandais, \u00e9taient tr\u00e8s bon. Nous sommes d\u00e9j\u00e0 en train de parler d\u2019une prochaine collaboration. \u00bb<\/p>\n<p><em><strong>Twenty-Seven<\/strong><\/em>, de Ricky Ian Gordon et Royce Vavrek, du 23 au 31 mars au Centaur. Distribution : Elizabeth Polese (Alice), Andrea Nunez (Alice), Christianne B\u00e9langer (Gertrude), Rose Naggar-Tremblay (Gertrude), Rocco Rupolo (Picasso), Sebastian Haboczki (Fitzgerald), Spencer Britten, Nathan Keoughan, Pierre Rancourt, Scott Brooks, Brenden Friesen. Piano: Marie-\u00c8ve Scarfone. Violoncelle: St\u00e9phane T\u00e9treault. <a href=\"https:\/\/www.operademontreal.com\/programmation\/twenty-seven\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00c9TAILS ET BILLETS<\/a><\/p>\n<h2>LIRE AUSSI:<\/h2>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"g5uRDNsaBs\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/03\/20\/concert-stylus-phantasticus-musique-a-voir-a-entendre-projections-de-tableaux-de-grands-maitres\/\">CONCERT | Stylus Phantasticus \u2013 musique \u00e0 voir et \u00e0 entendre avec projections de tableaux de grands ma\u00eetres<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/03\/20\/concert-stylus-phantasticus-musique-a-voir-a-entendre-projections-de-tableaux-de-grands-maitres\/embed\/#?secret=g5uRDNsaBs\" data-secret=\"g5uRDNsaBs\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0CONCERT | Stylus Phantasticus \u2013 musique \u00e0 voir et \u00e0 entendre avec projections de tableaux de grands ma\u00eetres\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019op\u00e9ra Twenty-Seven, de Ricky Ian Gordon et Royce Vavrek, prend l\u2019affiche ce soir au Centaur pour six repr\u00e9sentations par l\u2019Atelier lyrique de l\u2019Op\u00e9ra de Montr\u00e9al. 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