{"id":58904,"date":"2019-03-01T10:57:40","date_gmt":"2019-03-01T15:57:40","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=58904"},"modified":"2019-03-01T10:57:40","modified_gmt":"2019-03-01T15:57:40","slug":"critique-cosi-fan-tutte-luniversite-de-montreal-boite-a-bijoux","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/03\/01\/critique-cosi-fan-tutte-luniversite-de-montreal-boite-a-bijoux\/","title":{"rendered":"CRITIQUE  | \u00ab Cosi Fan Tutte \u00bb par l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al: une bo\u00eete \u00e0 bijoux"},"content":{"rendered":"<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_58905\" aria-describedby=\"caption-attachment-58905\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-58905\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Cosi_UdeM-Andrew-Dobrowolskyj.jpg\" alt=\"Emmanuel Hasler et Kirsten LeBlanc (Photo: Andrew Dobrowolskyj)\" width=\"1024\" height=\"655\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Cosi_UdeM-Andrew-Dobrowolskyj.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Cosi_UdeM-Andrew-Dobrowolskyj-300x192.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Cosi_UdeM-Andrew-Dobrowolskyj-768x491.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-58905\" class=\"wp-caption-text\">Emmanuel Hasler et Kirsten LeBlanc (Photo: Andrew Dobrowolskyj)<\/figcaption><\/figure>\n<p>L\u2019Atelier d\u2019op\u00e9ra et l\u2019Orchestre de l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al pr\u00e9sente pour trois fois encore un bijou d\u2019op\u00e9ra, quoiqu\u2019il faudrait plut\u00f4t parler d\u2019une boite \u00e0 bijoux: le fameux <em>Cosi Fan Tutte<\/em> de Mozart et Da Ponte. Il reste des places : profitez-en pour d\u00e9couvrir les tr\u00e9sors que cache cet \u00e9crin con\u00e7u par le chef d\u2019orchestre <strong>Jean-Fran\u00e7ois Rivest<\/strong> et le metteur en sc\u00e8ne <strong>Claude Poissant.<\/strong><\/p>\n<p>Des voix vraiment int\u00e9ressantes se partagent la distribution. La mezzo-soprano <strong>Camille Brault<\/strong> assure le chant de Dorabella. Une voix juste, bien calibr\u00e9e, pr\u00e9sente et pos\u00e9e. La puissance, toutefois, semble encore \u00e0 d\u00e9velopper, mais tout est l\u00e0. Une voix prometteuse \u00e0 surveiller dans les prochaines productions.<\/p>\n<p>Le t\u00e9nor <strong>Emmanuel Hasler<\/strong> propose un Ferrando plein de nuances et d\u2019\u00e9motions contraires, tr\u00e8s humaines au bout du compte. Une voix ronde et efficace avec plus d\u2019aisance dans le second acte.<\/p>\n<p><strong>Pierre- \u00c9tienne Bergeron<\/strong>, baryton, offre un Guglielmo charmeur, joueur et cr\u00e9dible, dans le jeu comme dans le chant. Une prestation solide et enracin\u00e9e, presque th\u00e9\u00e2trale.<\/p>\n<p>Le baryton<strong> Dominic Veilleux<\/strong> est tr\u00e8s constant dans le jeu de Don Alfonso. Cet artiste fait ici figure de premier de la classe au sens positif du terme : un professionnel s\u00e9rieux qui semble vocalement in\u00e9branlable.<\/p>\n<p>La soprano <strong>Lila Duffy<\/strong> incarne une Despina espi\u00e8gle et d\u00e9lur\u00e9e, plut\u00f4t libertine. Un casting vocal r\u00e9ussi car son timbre de voix se pr\u00eatait avec talent aux diff\u00e9rentes facettes du personnage.<\/p>\n<p>La cerise sur le g\u00e2teau, c\u2019est la soprano <strong>Kirsten LeBlanc<\/strong> (Fiordiligi) dont la voix ample autant dans le registre que la puissance et la qualit\u00e9 du jeu dramatique fait d\u2019elle une artiste que l\u2019on retrouvera bient\u00f4t sur d\u2019autres (grandes) sc\u00e8nes. L\u2019ovation finale a bien montr\u00e9 l\u2019enthousiasme du public pour son talent.<\/p>\n<h2>Une mise en sc\u00e8ne\u2026 et en abyme<\/h2>\n<p>\u00ab La partition de Mozart est un vrai profil psychologique \u00bb, affirme le chef d\u2019orchestre Jean-Fran\u00e7ois Rivest.<\/p>\n<p>C\u2019est l\u2019approche choisie par le metteur-en-sc\u00e8ne <strong>Claude Poissant<\/strong> qui dispose les \u00e9l\u00e9ments d\u2019une d\u00e9marche presque psychologique de cette histoire. Cet op\u00e9ra &#8211; qui n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre ! &#8211; commence chez Goldoni et s\u2019ach\u00e8ve chez Moli\u00e8re. La farce devient une com\u00e9die dramatique.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019issue, tout se remet en place, mais tout ne finit pas forc\u00e9ment bien. M\u00eame Despina croit participer \u00e0 une farce qui se r\u00e9v\u00e8le un pi\u00e8ge pour ses deux maitresses. Pire, un traquenard amoureux dont elle fera, elle aussi, les frais.<\/p>\n<blockquote><p>La direction d\u2019acteur men\u00e9e par <strong>Claude Poissant<\/strong> va dans le m\u00eame sens et tous les chanteurs, m\u00eame le ch\u0153ur, jouent ! Le chant deviendrait presque accessoire si les arias de Mozart ne soulignaient pas les atermoiements des \u00e2mes d\u2019une mani\u00e8re quasi chirurgicale !<\/p><\/blockquote>\n<p>Cela donne une compl\u00e9tude au spectacle o\u00f9 les personnages sont litt\u00e9ralement bouscul\u00e9s entre la confusion des sentiments, les incertitudes de l\u2019amour, et le rappel de la fid\u00e9lit\u00e9 versus l\u2019appel du d\u00e9sir. Rappelons que L\u2019\u00e9cole des amants est le sous-titre de l\u2019\u0153uvre. Opera buffa, cette bluette pour ados raconte le passage difficile \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte de quatre jeunes gens.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_58906\" aria-describedby=\"caption-attachment-58906\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-58906\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Cosi-fan-Tutte-UdeM-cr-Andrew-Dobrowolskyj.jpg\" alt=\"Fran\u00e7ois Rivest et le metteur en sc\u00e8ne Claude Poissant. (Photo: Andrew Dobrowolskyj)\" width=\"1024\" height=\"648\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Cosi-fan-Tutte-UdeM-cr-Andrew-Dobrowolskyj.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Cosi-fan-Tutte-UdeM-cr-Andrew-Dobrowolskyj-300x190.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Cosi-fan-Tutte-UdeM-cr-Andrew-Dobrowolskyj-768x486.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-58906\" class=\"wp-caption-text\">Il reste des places : profitez-en pour d\u00e9couvrir les tr\u00e9sors que cache cet \u00e9crin con\u00e7u par le chef d\u2019orchestre Jean-Fran\u00e7ois Rivest et le metteur en sc\u00e8ne Claude Poissant. (Photo: Andrew Dobrowolskyj)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Une disposition sc\u00e9nique valorisante<\/h2>\n<p>On soulignera la disposition de la sc\u00e8ne, les chanteurs sur une sc\u00e8ne en mezzanine au-dessus de l\u2019orchestre qui est la sc\u00e8ne initiale. Puisqu\u2019il n\u2019y a pas de fosse d\u2019orchestre, cette particularit\u00e9 de la salle Claude-Champagne permet d\u2019appr\u00e9cier la pr\u00e9sence des musiciens. Ce personnage \u00e0 part enti\u00e8re et important \u00e0 l\u2019op\u00e9ra qu&rsquo;est l&rsquo;orchestre est, pour une fois, visible. De plus, la mezzanine place les chanteurs au milieu du cadre de sc\u00e8ne et favorise l\u2019expression vocale des artistes. Quelle bonne id\u00e9e !<\/p>\n<p>Chanteur invit\u00e9 dans cette production, <strong>Pierre-\u00c9tienne Bergeron<\/strong> a remplac\u00e9 le baryton <strong>David Turcotte,<\/strong> souffrant. Des proches de David nous ont dit la tristesse de l\u2019artiste qui pr\u00e9pare ce r\u00f4le avec ses compagnons de sc\u00e8ne et de chant depuis octobre. David Turcotte devrait reprendre son r\u00f4le samedi soir. Nous lui souhaitons un prompt r\u00e9tablissement.<\/p>\n<p><em><strong>Deux distributions en alternance \u00e0 la salle Claude-Champagne, les vendredi 1er mars et samedi 2 mars \u00e0 19h30, puis le dimanche 3 mars \u00e0 15h.\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<h2>LIRE AUSSI:<\/h2>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"PKSnv5Y5Qb\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/02\/25\/opera-cosi-fan-tutte\/\">OP\u00c9RA | Cosi fan Tutte: une oeuvre au tournant des si\u00e8cles<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/02\/25\/opera-cosi-fan-tutte\/embed\/#?secret=PKSnv5Y5Qb\" data-secret=\"PKSnv5Y5Qb\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0OP\u00c9RA | Cosi fan Tutte: une oeuvre au tournant des si\u00e8cles\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019Atelier d\u2019op\u00e9ra et l\u2019Orchestre de l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al pr\u00e9sente pour trois fois encore un bijou d\u2019op\u00e9ra, quoiqu\u2019il faudrait plut\u00f4t parler d\u2019une boite \u00e0 bijoux: le fameux Cosi Fan Tutte de Mozart et Da Ponte. Il reste des places : profitez-en pour d\u00e9couvrir les tr\u00e9sors que cache cet \u00e9crin con\u00e7u par le chef d\u2019orchestre Jean-Fran\u00e7ois Rivest et le metteur en sc\u00e8ne Claude Poissant.<\/p>\n","protected":false},"author":71,"featured_media":58905,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[28802,52],"tags":[28789,19246],"yst_prominent_words":[30115,10330,30059,30058,29959,30119,30111,30061,30060,30089,11490,30112,30116,30067,30117,30114,30088,30113,30120,30118],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/03\/Cosi_UdeM-Andrew-Dobrowolskyj.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-fk4","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58904"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/71"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58904"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58904\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":58908,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58904\/revisions\/58908"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/58905"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58904"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58904"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58904"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=58904"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}