{"id":58423,"date":"2019-01-27T10:42:20","date_gmt":"2019-01-27T15:42:20","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=58423"},"modified":"2019-01-27T12:18:20","modified_gmt":"2019-01-27T17:18:20","slug":"critique-champion-a-lopera-de-montreal-assommant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2019\/01\/27\/critique-champion-a-lopera-de-montreal-assommant\/","title":{"rendered":"CRITIQUE  | Champion \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al: assommant"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_58424\" aria-describedby=\"caption-attachment-58424\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-58424\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Victor-Ryan-Robertson-Aubrey-Allicock-cr-Yves-Renaud.jpg\" alt=\"Victor Ryan Robertson (Benny Perret Jr) et Aubrey Allicock (Emile Griffith jeune) en plein combat. (Photo: Yves Renaud.)\" width=\"1024\" height=\"585\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Victor-Ryan-Robertson-Aubrey-Allicock-cr-Yves-Renaud.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Victor-Ryan-Robertson-Aubrey-Allicock-cr-Yves-Renaud-300x171.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Victor-Ryan-Robertson-Aubrey-Allicock-cr-Yves-Renaud-768x439.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-58424\" class=\"wp-caption-text\">Victor Ryan Robertson (Benny Perret Jr) et Aubrey Allicock (Emile Griffith jeune) en plein combat. (Photo: Yves Renaud.)<\/figcaption><\/figure>\n<p>\u00c9tant de nature \u00e0 rechercher le positif en toute chose, je n&rsquo;ai pas souvent \u00e9crit de critiques n\u00e9gatives dans ma carri\u00e8re. Toutefois, avec <em>Champion<\/em>, pr\u00e9sent\u00e9 jusqu&rsquo;au 2 f\u00e9vrier et dont la premi\u00e8re avait lieu hier soir \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al, je dois m&rsquo;avouer vaincue par K.O. Cet op\u00e9ra est un four. \u00c0 moins d&rsquo;\u00eatre dans une phase de curiosit\u00e9 masochiste, je ne recommande en aucun cas d&rsquo;y aller.<\/p>\n<p>Commen\u00e7ons par les fleurs. Sur le plan visuel, la production est tr\u00e8s r\u00e9ussie avec des projections imaginatives et dynamiques, des \u00e9clairages cr\u00e9atifs et de beaux costumes. Dans l&rsquo;ensemble, tous les chanteurs sont talentueux et investis dans leur r\u00f4le. Ce n&rsquo;est donc pas leur faute si <em>Champion<\/em> est un p\u00e9nible \u00e9chec. Ils font avec ce qu&rsquo;ils ont, et voil\u00e0 bien le probl\u00e8me: ils n&rsquo;ont pas grand-chose, car voil\u00e0 une oeuvre assez pauvre en contenu.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s les fleurs, le pot.\u00a0<em>Champion<\/em> cultive l&rsquo;art de mal exploiter son sujet, pourtant un sujet en or. La boxe \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra: ce serait original si l&rsquo;on nous parlait au moins de boxe. L&rsquo;homosexualit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra: ce serait int\u00e9ressant si l&rsquo;on explorait vraiment la psychologie et le d\u00e9veloppement d&rsquo;une relation entre deux personnages, au lieu de l&rsquo;aborder de fa\u00e7on superficielle \u00e0 la toute fin, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un \u00e9l\u00e9ment secondaire alors qu&rsquo;elle devrait s&rsquo;inscrire au c\u0153ur m\u00eame des forces qui motivent Emile Griffith, le h\u00e9ros, camp\u00e9 par le baryton-basse <strong>Aubrey Allicock.<\/strong> Tout demeure en surface.<\/p>\n<p>En ce qui concerne Emile Griffith, le terme anti-h\u00e9ros serait plus juste, car il appara\u00eet, dans sa version jeune, comme faible et unidimensionnel. Un \u00eatre sans personnalit\u00e9, manipul\u00e9 par les autres, qui ne d\u00e9montre aucun caract\u00e8re et n&rsquo;a pas son mot \u00e0 dire dans son propre destin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_58425\" aria-describedby=\"caption-attachment-58425\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-58425\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Asitha-Tennekoon-Luis-Griffith-Arthur-Woodley-Vieux-Emile-Griffith-\u00a9Yves-Renaud-WEB.jpg\" alt=\"Asitha Tennekoon (Luis Griffith) et Arthur Woodley (Emile Griffith vieux). (Photo: Yves Renaud.)\" width=\"1024\" height=\"682\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Asitha-Tennekoon-Luis-Griffith-Arthur-Woodley-Vieux-Emile-Griffith-\u00a9Yves-Renaud-WEB.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Asitha-Tennekoon-Luis-Griffith-Arthur-Woodley-Vieux-Emile-Griffith-\u00a9Yves-Renaud-WEB-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Asitha-Tennekoon-Luis-Griffith-Arthur-Woodley-Vieux-Emile-Griffith-\u00a9Yves-Renaud-WEB-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-58425\" class=\"wp-caption-text\">Asitha Tennekoon (Luis Griffith) et Arthur Woodley (Emile Griffith vieux). (Photo: Yves Renaud.)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Quant \u00e0 sa version \u00e2g\u00e9e, homme souffrant de d\u00e9mence confin\u00e9 \u00e0 sa chambre, c&rsquo;est l&rsquo;un des personnages les plus d\u00e9primants qu&rsquo;il m&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 donn\u00e9s de voir et d&rsquo;entendre \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra. D\u00e8s la premi\u00e8re sc\u00e8ne, on comprend que la soir\u00e9e sera p\u00e9nible alors qu&rsquo;il chante des lignes variant autour de \u00ab\u00a0o\u00f9 est mon soulier?\u00a0\u00bb pendant cinq minutes. La basse <strong>Arthur Woodley<\/strong>, qui l&rsquo;incarne, m\u00e9rite une m\u00e9daille pour avoir donn\u00e9 vie avec conviction \u00e0 des paroles aussi ennuyeuses.<\/p>\n<p>Car c&rsquo;est l\u00e0 bien l\u00e0 l&rsquo;un des probl\u00e8mes majeurs: le livret de <strong>Michael Cristofer<\/strong> est nullissime. En la mati\u00e8re, on croyait avoir touch\u00e9 le fond <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/01\/28\/critique-jfk-letrange-reve-de-monsieur-jack\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">avec le livret de JFK<\/a>, mais apparemment, non. On a ici un auteur qui, \u00e0 notre \u00e9poque, a \u00e9crit les paroles d&rsquo;un air (chant\u00e9 par <strong>Catherine Daniel<\/strong>, en Emelda Griffith) presque enti\u00e8rement bas\u00e9 sur des mots qui finissent en \u00ab\u00a0ity\u00a0\u00bb: flexibility, virility, mortality, animosity&#8230; au secours!<\/p>\n<h2>Faiblesse de la partition<\/h2>\n<p><em>Champion<\/em> raconte l&rsquo;histoire tragique du boxeur homosexuel Emile Griffith, qui a caus\u00e9 la mort de son rival Benny Peret JR, lors d&rsquo;un combat, et v\u00e9cut le reste de son existence accabl\u00e9 par un sentiment de culpabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Dans sa structure, l&rsquo;op\u00e9ra alterne entre des sc\u00e8nes dramatiques et des tableaux anim\u00e9s o\u00f9 d\u00e9barquent une foule de personnages secondaires, choristes et danseurs aux costumes multicolores: dans une bo\u00eete de nuit, dans l&rsquo;\u00eele de Saint-Thomas, dans une discoth\u00e8que. Ces sc\u00e8nes bourr\u00e9es de clich\u00e9s ne font pas n\u00e9cessairement progresser l&rsquo;action. \u00c0 vrai dire, l&rsquo;oeuvre enti\u00e8re est bourr\u00e9e de longueurs et apr\u00e8s l&rsquo;entracte, on esp\u00e8re \u00e0 tout moment que cela va finir, mais en vain : ils remettent \u00e7a avec une \u00e9ni\u00e8me sc\u00e8ne inutile qui ne fait qu&rsquo;\u00e9tirer la sauce. Cette soir\u00e9e interminable, en incluant l&rsquo;entracte, durera 2 h 45.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_58426\" aria-describedby=\"caption-attachment-58426\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-58426\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Catherine-Daniel-Emelda-Griffith-Aubrey-Allicock-Jeune-Emile-Griffith-\u00a9Yves-Renaud-WEB.jpg\" alt=\"Catherine Daniel (Emelda Griffith) et Aubrey Allicock (Emile Griffith jeune). (Photo: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Catherine-Daniel-Emelda-Griffith-Aubrey-Allicock-Jeune-Emile-Griffith-\u00a9Yves-Renaud-WEB.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Catherine-Daniel-Emelda-Griffith-Aubrey-Allicock-Jeune-Emile-Griffith-\u00a9Yves-Renaud-WEB-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Catherine-Daniel-Emelda-Griffith-Aubrey-Allicock-Jeune-Emile-Griffith-\u00a9Yves-Renaud-WEB-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-58426\" class=\"wp-caption-text\">Catherine Daniel (Emelda Griffith) et Aubrey Allicock (Emile Griffith jeune). (Photo: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Parlons de la musique. On le sait, <strong>Terence Blanchard<\/strong>, le compositeur, est un trompettiste jazz. S&rsquo;il a contribu\u00e9 de fa\u00e7on significative \u00e0 ce genre musical, de dire que l&rsquo;orchestration ne fait pas partie de ses forces est un euph\u00e9misme.<\/p>\n<p>Sous-exploit\u00e9s, on imagine que les musiciens de l&rsquo;OSM, dirig\u00e9s par George Manahan, doivent s&rsquo;ennuyer \u00e0 mourir avec cette partition redondante et an\u00e9mique qui n&rsquo;assume pas le m\u00e9lange des genres qu&rsquo;elle est suppos\u00e9e \u00eatre. Tant qu&rsquo;\u00e0 int\u00e9grer des \u00e9l\u00e9ments de jazz et de blues, on aurait pu y aller plus franchement. \u00c0 n&rsquo;en pas douter, l&rsquo;histoire bouleversante d&rsquo;Emile Griffith aurait \u00e9t\u00e9 mieux servie par un \u00ab\u00a0musical\u00a0\u00bb \u00e0 la sauce Broadway que par cette oeuvre mi-figue, mi-raisin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote><p>Sur les plans harmonique, rythmique et m\u00e9lodique, bien peu de choses retiennent notre int\u00e9r\u00eat. Cette faiblesse musicale explique certainement pourquoi on s&rsquo;attache peu aux personnages. \u00c0 l&rsquo;op\u00e9ra, il est difficile de ressentir des \u00e9motions quand la musique \u00e9choue \u00e0 la transmettre ad\u00e9quatement. Tout tombe \u00e0 plat, ou presque.<\/p><\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Seules exceptions: l&rsquo;intervention touchante du jeune <strong>Nathan Dibula<\/strong> (Emile Griffith enfant), choriste des Petits Chanteurs du Mont-Royal, qui chante avec sinc\u00e9rit\u00e9 un air \u00e9mouvant d&rsquo;une tr\u00e8s jolie voix. On a aussi droit \u00e0 un duo convaincant, devenant un trio, entre Sadie (<strong>Chantal Nurse<\/strong>) et Emelda (<strong>Catherine Daniel<\/strong>) rejointes par le boxeur. Le ch\u0153ur final est \u00e9galement r\u00e9ussi.<\/p>\n<p>Au sein de la distribution, soulignons les excellentes prestations du baryton <strong>Brett Polegato<\/strong>, savoureux en Howie Albert, manufacturier de chapeaux qui devient l&rsquo;agent du boxeur, et du t\u00e9nor <strong>Asitha Tennekoon<\/strong> en Luis Griffith, deux chanteurs que l&rsquo;on souhaite r\u00e9entendre. Leur forte pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne fait partie des rares \u00e9l\u00e9ments emballants de la soir\u00e9e. Quant \u00e0 <strong>Aubrey Hallicock<\/strong>, qui incarne le personnage principal, son interpr\u00e9tation n&rsquo;est pas aussi convaincante qu&rsquo;on l&rsquo;aurait souhait\u00e9, car elle manque de nuances et d&rsquo;\u00e9motions.<\/p>\n<p>On salue la volont\u00e9 de l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al de nous pr\u00e9senter des oeuvres nouvelles provenant des \u00c9tats-Unis. Toutefois, (sans jeu de mot) entre le v\u00e9ritable coup de poing que fut <em>Dead Man Walking<\/em> en 2013, et <em>Champion<\/em>, le niveau des op\u00e9ras choisis n&rsquo;a fait que baisser. Esp\u00e9rons que ce sera mieux l&rsquo;an prochain. De toute fa\u00e7on, on peut difficilement avoir pire.<\/p>\n<p><strong>Vous voulez quand m\u00eame y aller? D&rsquo;autres repr\u00e9sentations auront lieu les 29 et 31 janvier, et le 2 f\u00e9vrier.<\/strong> <a href=\"https:\/\/www.operademontreal.com\/programmation\/champion\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00c9TAILS.\u00a0<\/a><\/p>\n<h2>LIRE AUSSI:<\/h2>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"iThMVk9ybs\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/12\/06\/liszts-homosexualite-opera-exemples\/\">LISZTS  | L&rsquo;homosexualit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra: 15 exemples d&rsquo;art lyrique arc-en-ciel, d&rsquo;hier \u00e0 aujourd&rsquo;hui<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/12\/06\/liszts-homosexualite-opera-exemples\/embed\/#?secret=iThMVk9ybs\" data-secret=\"iThMVk9ybs\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0LISZTS  | L&rsquo;homosexualit\u00e9 \u00e0 l&rsquo;op\u00e9ra: 15 exemples d&rsquo;art lyrique arc-en-ciel, d&rsquo;hier \u00e0 aujourd&rsquo;hui\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00c9tant de nature \u00e0 rechercher le positif en toute chose, je n&rsquo;ai pas souvent \u00e9crit de critiques n\u00e9gatives dans ma carri\u00e8re. Toutefois, avec Champion, pr\u00e9sent\u00e9 jusqu&rsquo;au 2 f\u00e9vrier et dont la premi\u00e8re avait lieu hier soir \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al, je dois m&rsquo;avouer vaincue par K.O. Cet op\u00e9ra est un four. <\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":58424,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[28802,52],"tags":[28789,18610,11144,2498],"yst_prominent_words":[29204,29202,29199,29197,29194,29192,29190,29198,29196,29195,29188,29044,29200,29184,29203,10519,29193,27562,11767,14947],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2019\/01\/Victor-Ryan-Robertson-Aubrey-Allicock-cr-Yves-Renaud.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-fcj","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58423"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=58423"}],"version-history":[{"count":11,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58423\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":58437,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/58423\/revisions\/58437"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/58424"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=58423"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=58423"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=58423"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=58423"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}