{"id":57445,"date":"2018-11-11T13:40:31","date_gmt":"2018-11-11T18:40:31","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=57445"},"modified":"2018-11-24T11:11:45","modified_gmt":"2018-11-24T16:11:45","slug":"critique-das-rheingold-impressionnant-malgre-quelques-heros-demi-teintes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/11\/11\/critique-das-rheingold-impressionnant-malgre-quelques-heros-demi-teintes\/","title":{"rendered":"CRITIQUE  |  Das Rheingold \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al: impressionnant malgr\u00e9 quelques h\u00e9ros en demi-teintes"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_57446\" aria-describedby=\"caption-attachment-57446\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-57446\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Roger-Honeywell-Loge-\u00a9-Yves-Renaud-WEB.jpg\" alt=\"Roger Honeywell dans le r\u00f4le de Loge. (Photo: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Roger-Honeywell-Loge-\u00a9-Yves-Renaud-WEB.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Roger-Honeywell-Loge-\u00a9-Yves-Renaud-WEB-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Roger-Honeywell-Loge-\u00a9-Yves-Renaud-WEB-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-57446\" class=\"wp-caption-text\">Roger Honeywell dans le r\u00f4le de Loge. (Photo: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Personne ne peut nier que la production de Das Rheingold pr\u00e9sent\u00e9e en premi\u00e8re hier soir \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Montr\u00e9al \u00e9tait spectaculaire avec ses impressionnants effets sc\u00e9niques. De grands moment de musique furent aussi au rendez-vous, avec quelques d\u00e9ceptions sur le plan vocal qui n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 tout g\u00e2cher.<\/p>\n<p>Cette production, d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9e au Minnesota Opera en 2016, vaut le d\u00e9placement pour sa sc\u00e9nographie fantasmagorique reposant en grande partie sur des projections et autres effets visuels. En faisant appel aux technologies pour concevoir cet univers, le metteur en sc\u00e8ne <strong>Brian Staufenbiel<\/strong> a insuffl\u00e9 une vision moderne \u00e0 l\u2019\u0153uvre de Wagner, sans toutefois trahir l\u2019esprit des l\u00e9gendes dont le compositeur s\u2019est inspir\u00e9. Ainsi, les costumes ont une touche futuriste qui n\u2019est pas sans rappeler des films de science-fiction \u00e0 saveur post-apocalyptique comme <em>Mad Max<\/em>, mais conservent tout de m\u00eame une esth\u00e9tique fid\u00e8le \u00e0 l\u2019identit\u00e9 des personnages.<\/p>\n<p>L\u2019espace sc\u00e9nique est exploit\u00e9 sur quatre plans : sur la sc\u00e8ne principale, o\u00f9 prend place l\u2019<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong> (au lieu d\u2019\u00eatre dans la fosse), dans des creux am\u00e9nag\u00e9s devant la sc\u00e8ne qui repr\u00e9sentent les eaux du Rhin ou la caverne d\u2019Alberich, sur une passerelle de m\u00e9tal au-dessus de la sc\u00e8ne, o\u00f9 \u00e9voluent les dieux, et \u00e0 travers les projections d&rsquo;images et d&rsquo;effets lumineux tr\u00e8s r\u00e9ussis.<\/p>\n<p>Une exploitation dynamique de ces quatre niveaux permet un va-et-vient continuel et une fluidit\u00e9 de mouvements qui capte sans cesse l&rsquo;attention et fait passer la soir\u00e9e rapidement. De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, la sc\u00e9nographie est au service de l\u2019\u0153uvre, et non l\u2019inverse. Il ne s\u2019agit pas d\u2019une transposition, mais de la cr\u00e9ation d\u2019un univers visuel qui sert bien la narration.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_57447\" aria-describedby=\"caption-attachment-57447\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-57447\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Das-Rheingold-WEB.jpg\" alt=\"L\u2019espace sc\u00e9nique est exploit\u00e9 de mani\u00e8re \u00e0 faire \u00e9voluer l\u2019intrigue sur quatre plans. (Photo: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"615\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Das-Rheingold-WEB.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Das-Rheingold-WEB-300x180.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Das-Rheingold-WEB-768x461.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-57447\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019espace sc\u00e9nique est exploit\u00e9 de mani\u00e8re \u00e0 faire \u00e9voluer l\u2019intrigue sur quatre plans. (Photo: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Les voix<\/h2>\n<p>Les chanteurs sont pour la plupart satisfaisants, sauf pour deux des personnages principaux, et c\u2019est l\u00e0 que le b\u00e2t blesse. Le baryton-basse <strong>Ryan McKinny<\/strong> (Wotan) n\u2019a d\u00e9finitivement ni la puissance vocale, ni la pr\u00e9sence sc\u00e9nique pour dominer cet univers op\u00e9ratique. Priv\u00e9 de ces atouts essentiels, il ne projette pas la majest\u00e9 que l\u2019on attend de son personnage et donne plut\u00f4t l&rsquo;image d&rsquo;un souverain des dieux sans substance et personnalit\u00e9. Quant au t\u00e9nor <strong>Roger Honeywell<\/strong>, s\u2019il excelle dans le jeu th\u00e9\u00e2tral et incarne son personnage avec intelligence, il fait entendre une voix parfois \u00e9teinte, souvent d\u00e9timbr\u00e9e et assez mince. On a du mal \u00e0 croire qu\u2019il n\u2019\u00e9tait pas possible de trouver deux chanteurs \u00e0 la hauteur de ces r\u00f4les importants.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_57448\" aria-describedby=\"caption-attachment-57448\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-57448\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Nathan-Berg-WEB.jpg\" alt=\"L\u2019excellent baryton-basse Nathan Berg dans le r\u00f4le d\u2019Alberich, allie une voix superbe, musicalit\u00e9 et prestance. (Photo: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Nathan-Berg-WEB.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Nathan-Berg-WEB-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Nathan-Berg-WEB-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-57448\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019excellent baryton-basse Nathan Berg dans le r\u00f4le d\u2019Alberich, allie une voix superbe, musicalit\u00e9 et prestance. (Photo: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Heureusement, le reste de la distribution est satisfaisant, en particulier l\u2019excellent baryton-basse<strong> Nathan Berg<\/strong> dans le r\u00f4le d\u2019Alberich, qui allie voix imposante, \u00e9motion, musicalit\u00e9 et prestance. Plus tard, c\u2019est de lui dont on se souviendra le plus quand on repensera \u00e0 la production.<\/p>\n<p>Les deux basses, <strong>Julian Close<\/strong> (Fasolt) et<strong> Soloman Howard<\/strong> (Fafner) sont fantastiques. La voix de <strong>Julian Close<\/strong>, qui faisait ses d\u00e9buts \u00e0 l\u2019OdeM dans ce r\u00f4le, est riche, textur\u00e9e, profonde. Dans tout l\u2019op\u00e9ra, ce sont d\u2019ailleurs Fasolt et Fafner qui se rapprochent le plus de l\u2019univers de la science-fiction. Avec leurs cr\u00e2nes chauves et leurs grosses lunettes, ils rappellent certains personnages de film, quelque part entre le m\u00e9chant caricatural \u00e0 la Dr. Evil des <em>Austin Powers<\/em> et le savant fou.<\/p>\n<p>Cette vision des g\u00e9ants donne \u00e0 penser que l&rsquo;approche du metteur en sc\u00e8ne puise davantage dans la culture populaire en cr\u00e9ant des parall\u00e8les avec d\u2019autres univers fictionnels qu\u2019elle ne cherche \u00e0 transmettre une lecture approfondie de la symbolique wagn\u00e9rienne. Cette impression est amplifi\u00e9e par un astucieux stratag\u00e8me qui permet aux g\u00e9ants d\u2019\u00eatre vraiment g\u00e9ants par rapport aux autres. Tandis que les deux chanteurs fixent de pr\u00e8s une cam\u00e9ra plac\u00e9e sur sc\u00e8ne, leurs traits grossis deviennent des lignes blanches et floues sur le fond noir d\u2019un grand \u00e9cran, comme s\u2019ils parlaient d\u2019un autre monde.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_57449\" aria-describedby=\"caption-attachment-57449\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-57449\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Caroline-Bleau-WEB.jpg\" alt=\"La soprano Caroline Bleau continue sur la belle lanc\u00e9e d\u2019Another Brick in the Wall en campant une Freia tr\u00e8s cr\u00e9dible et bien en voix. (Photo: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Caroline-Bleau-WEB.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Caroline-Bleau-WEB-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Caroline-Bleau-WEB-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-57449\" class=\"wp-caption-text\">La soprano Caroline Bleau continue sur la belle lanc\u00e9e d\u2019Another Brick in the Wall en campant une Freia tr\u00e8s cr\u00e9dible et bien en voix. (Photo: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Chez les femmes, la soprano <strong>Caroline Bleau<\/strong> continue sur la belle lanc\u00e9e d\u2019<em>Another Brick in the Wall<\/em> en campant une Freia tr\u00e8s cr\u00e9dible et bien en voix. <strong>Aidan Fergusson<\/strong> (Fricka), qui avait aussi impressionn\u00e9 dans <em>Dialogues des Carm\u00e9lites<\/em>, fait entendre un timbre chaleureux, une voix souple, charnue et parfaitement ma\u00eetris\u00e9e.<\/p>\n<p><strong>Steeve Michaud<\/strong> (Froh), qu\u2019on l\u2019on entend trop rarement \u00e0 l\u2019OdeM, est fabuleux. Quelle belle voix de t\u00e9nor! Sa prestation est impeccable. <strong>Gregory Dahl<\/strong> (Donner), un habitu\u00e9 de la compagnie, est \u00e0 la hauteur, comme c\u2019est presque toujours le cas. La mezzo <strong>Catherine Daniel<\/strong> (Erda) s\u2019av\u00e8re magn\u00e9tique par sa pr\u00e9sence et tr\u00e8s agr\u00e9able \u00e0 entendre. Le t\u00e9nor <strong>David Cangelosi<\/strong> (Mime) et les trois ondines (<strong>Florence Bourget, Carolyn Sproule et Andrea Nunez<\/strong>) sont amusants et dot\u00e9s de belles voix. L<strong>\u2019Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong>, sous la direction de <strong>Michael Christie<\/strong>, apporte une contribution muscl\u00e9e et une masse sonore imposante que le chef semble vouloir temp\u00e9rer pour \u00e9viter d\u2019enterrer les voix. On oublie toutefois la pr\u00e9sence des musiciens sur sc\u00e8ne pour se concentrer sur l\u2019action.<\/p>\n<p>En somme, malgr\u00e9 les deux prestations vocales d\u00e9cevantes, nous avons pass\u00e9 une soir\u00e9e passionnante, avant tout gr\u00e2ce au g\u00e9nie de Wagner, qui serait s\u00fbrement bien \u00e9tonn\u00e9 de voir ce que l&rsquo;on fait, en 2018, de ses op\u00e9ras.<\/p>\n<p><em><strong>Prochaines repr\u00e9sentations: les 13, 15 et 17 novembre.<\/strong> <\/em><a href=\"https:\/\/www.operademontreal.com\/programmation\/das-rheingold\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">D\u00c9TAILS<\/a><\/p>\n<h2>LIRE AUSSI:<\/h2>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"zGOaXO2GXv\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/11\/24\/playlist-prix-opus-ecoutez-creme-albums-finalistes\/\">PLAYLIST  |  Prix Opus: \u00e9coutez la cr\u00e8me de la cr\u00e8me des albums finalistes en 30 pi\u00e8ces et deux heures de musique<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/11\/24\/playlist-prix-opus-ecoutez-creme-albums-finalistes\/embed\/#?secret=zGOaXO2GXv\" data-secret=\"zGOaXO2GXv\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0PLAYLIST  |  Prix Opus: \u00e9coutez la cr\u00e8me de la cr\u00e8me des albums finalistes en 30 pi\u00e8ces et deux heures de musique\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Personne ne peut nier que la production de Das Rheingold pr\u00e9sent\u00e9e en premi\u00e8re hier soir \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Montr\u00e9al \u00e9tait spectaculaire avec ses impressionnants effets sc\u00e9niques. De grands moment de musique furent aussi au rendez-vous, avec quelques d\u00e9ceptions sur le plan vocal qui n\u2019ont pas r\u00e9ussi \u00e0 tout g\u00e2cher. <\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":57446,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[16745,52],"tags":[16421,959,2498],"yst_prominent_words":[27570,27571,27568,16686,16682,27579,27582,27581,16687,27577,27569,27566,10537,27567,27562,11767,27583,27580,27578,14947],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/11\/Roger-Honeywell-Loge-\u00a9-Yves-Renaud-WEB.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-eWx","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57445"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=57445"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57445\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":57788,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57445\/revisions\/57788"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/57446"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=57445"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=57445"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=57445"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=57445"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}