{"id":57074,"date":"2018-10-22T15:39:47","date_gmt":"2018-10-22T19:39:47","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=57074"},"modified":"2018-10-22T17:44:38","modified_gmt":"2018-10-22T21:44:38","slug":"critique-portraits-de-femmes-riche-emotions","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/10\/22\/critique-portraits-de-femmes-riche-emotions\/","title":{"rendered":"CRITIQUE  | Portraits de femmes: un beau moment d&rsquo;int\u00e9riorit\u00e9 riche en \u00e9motions"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_56694\" aria-describedby=\"caption-attachment-56694\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-56694\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/10\/Portraits-de-femmes-I-Musici-WEB.jpg\" alt=\"Le concert Portraits de femmes d'I Musici de Montr\u00e9al sera pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la Maison symphonique le 21 octobre 2018. (Photos: courtoisie)\" width=\"1024\" height=\"680\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/10\/Portraits-de-femmes-I-Musici-WEB.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/10\/Portraits-de-femmes-I-Musici-WEB-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/10\/Portraits-de-femmes-I-Musici-WEB-768x510.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-56694\" class=\"wp-caption-text\">Le concert Portraits de femmes d&rsquo;I Musici de Montr\u00e9al \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 la Maison symphonique le 21 octobre 2018. (Photos: courtoisie)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Sous la direction cisel\u00e9e de <strong>Jean-Marie Zeitouni<\/strong>, l\u2019orchestre <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/i-musici-de-montreal\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">I Musici<\/a> a su, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un \u00e9crin, mettre en valeur les six talents vocaux f\u00e9minins, ou plut\u00f4t sept, devrait-on dire, avec le ch\u0153ur de chambre Schulich, de ce concert \u00e0 la programmation particuli\u00e8re intitul\u00e9e \u00ab Portraits de femmes \u00bb ce dimanche \u00e0 la Maison symphonique. Un beau moment d\u2019int\u00e9riorit\u00e9 !<\/p>\n<p>Surprise : tout commence par une voix <em>a cappella<\/em> venue du fond de la salle. Un chant mystique comme les composait Hildegarde von Bingen, ouvre le concert. Une procession chorale longe alors les si\u00e8ges et rejoint la sc\u00e8ne comme une procession se place dans un jub\u00e9. Le magnifique auditorium de la place des arts devient un temps une cath\u00e9drale virtuelle.<\/p>\n<p>Cette mise en sc\u00e8ne emmena imm\u00e9diatement le public dans l\u2019ambiance d\u2019un clo\u00eetre de religieuses. Lors de cette premi\u00e8re pi\u00e8ce, et afin de donner de la profondeur sonore \u00e0 ce merveilleux moment, un quatuor vocal se s\u00e9para : un duo demeure sur sc\u00e8ne et le second prend place au balcon, derri\u00e8re l\u2019orchestre. Ce d\u00e9tachement du r\u00e9el nous emportera toute la soir\u00e9e. Chapeau !<\/p>\n<p>L\u2019intelligence du programme propos\u00e9 cheminait entre des \u0153uvres qui se compl\u00e8tent, ou se font \u00e9cho, comme <em>Les Sir\u00e8nes<\/em> de Lili Boulanger, et dont la composition d\u00e9montrait cette approche \u00ab\u00a0\u00e0 la Bingen\u00a0\u00bb, toute faite de douceur, de m\u00e9ditation, d\u2019int\u00e9riorit\u00e9, chant\u00e9e avec tact et retenue par <strong>Florence Bourget<\/strong>. \u00c0 l\u2019image \u00e9galement de la longue et magnifique vocalise collective des <em>Sir\u00e8nes<\/em> de Claude Debussy, extraite de <em>Nocturnes<\/em>.<\/p>\n<p>Les deux parties du concert se d\u00e9roul\u00e8rent quasi en miroir commen\u00e7ant dans l\u2019\u00e9ther mystique voire onirique, comme les <em>Litanies \u00e0 la Vierge Noire<\/em> de Francis Poulenc, en poursuivant cette m\u00e9ditation avec des \u0153uvres comme <em>La Naissance de V\u00e9nus<\/em> d\u2019Ottorino Respighi (Triptyque botticellien), ou <em>La mort d\u2019Oph\u00e9lie<\/em> d\u2019Hector Berlioz.<\/p>\n<p>Une int\u00e9riorit\u00e9 riche en \u00e9motions puisque la mort fut de la partie. Int\u00e9grant des extraits du <em>Stabat Mater<\/em> de Pergol\u00e8se dans une cr\u00e9ation, tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9e du public, le compositeur <strong>\u00c9ric Champagne<\/strong> tenait \u00e0 rendre hommage \u00e0 une amie qui l\u2019aura profond\u00e9ment marqu\u00e9, la sculptrice <strong>Louise Viger<\/strong>, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en juin dernier, en composant une \u0153uvre pleine d\u2019amour, de souvenirs, de respect et de cr\u00e9ativit\u00e9, <em>Le Chant des mati\u00e8res : Tombeau de Louise Viger<\/em>. Un moment particuli\u00e8rement \u00e9mouvant\u2026<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_51123\" aria-describedby=\"caption-attachment-51123\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-51123\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/Aline-Kutan-photo-gracieusite.jpg\" alt=\"Aline Kutan\" width=\"1024\" height=\"1024\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/Aline-Kutan-photo-gracieusite.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/Aline-Kutan-photo-gracieusite-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/Aline-Kutan-photo-gracieusite-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/Aline-Kutan-photo-gracieusite-768x768.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-51123\" class=\"wp-caption-text\">Aline Kutan. (Photo: courtoisie)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Un sextuor vocal de talent<\/h2>\n<p>Impressionnante <strong>Aline Kutan<\/strong> ! Certes, l\u2019air <em>Grossm\u00e4chtige Prinzessin<\/em>, extrait d\u2019<em>Ariane auf Naxos<\/em> (Richard Strauss), est en soi une prouesse technique, mais la virtuosit\u00e9 vocale de la soprano en a fait une pi\u00e8ce pleine d\u2019attraits o\u00f9 la musicalit\u00e9 n\u2019enviait rien \u00e0 l\u2019interpr\u00e9tation enjou\u00e9e de la soprano.<\/p>\n<p>Ah, guarda, sorella, le duo des s\u0153urs du <em>Cosi fan Tutte<\/em> de Mozart a mis en parfait \u00e9cho les belles voix de la soprano <strong>C\u00e9cile Muhire<\/strong> et la mezzo-soprano <strong>Mireille Lebel.<\/strong> Un mariage vocal r\u00e9ussi. Et la soprano <strong>France Bellemare<\/strong> a enchant\u00e9 la salle avec son d\u00e9licat <em>Sengza mamma, o bimbo tu sei morto<\/em> de <em>Suor Angelica<\/em> (Giacomo Puccini)<\/p>\n<p>Le rire s\u2019invita parfois dans ce programme. Par les textes, un peu, et par la musique, beaucoup, avec, outre le <em>Ariane auf Naxos<\/em> d\u2019Aline Kutan, <em>Love Suit<\/em>, extrait de <em>Svadba<\/em> d\u2019<strong>Ana Sokolovic<\/strong>. Un floril\u00e8ge de sons, de mots et d\u2019onomatop\u00e9es chant\u00e9es par six femmes, dont la mezzo-soprano <strong>H\u00e9l\u00e8ne Delalande<\/strong>. Un ensemble musical tr\u00e8s dr\u00f4le (inspir\u00e9 par un enterrement de vie de jeune fille traditionnel) qui n\u2019\u00e9tait pas sans rappeler les chants et danses de s\u00e9duction des oiseaux, et qui a enthousiasm\u00e9 le public.<\/p>\n<p>Lus par la com\u00e9dienne <strong>Anne-Marie Cadieux<\/strong>, les textes s\u2019intercalaient avec les pi\u00e8ces musicales. Une alternance d\u2019\u00e9crits (J. Joyce, W. Woolf, P. Verlaine, M. Ugay, Euripide, etc.) m\u00ealant les joies et les peines, les amours et les adieux, \u00e0 m\u00eame d\u2019illustrer par les mots les pi\u00e8ces annonc\u00e9es.<\/p>\n<p>Et pour parachever cette trop br\u00e8ve exposition de portraits de femmes, <em>Now Until the Break of Day<\/em> (<em>Le Songe d\u2019une nuit d\u2019\u00e9t\u00e9<\/em>, Benjamin Britten) a rassembl\u00e9 toutes ces artistes (cantatrices et narratrice) dans une prestation dr\u00f4le et enjou\u00e9e m\u00ealant le chant et la parole. Une belle fa\u00e7on de terminer dans la joie un concert lourd en \u00e9motions\u2026<\/p>\n<h2>LIRE AUSSI:<\/h2>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"B6FedqXZDU\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/10\/19\/opera-10-questions-ring-wagner-sceptique-opera\/\">OP\u00c9RA  | 10 questions sur le Ring de Wagner par un sceptique de l&rsquo;op\u00e9ra<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/10\/19\/opera-10-questions-ring-wagner-sceptique-opera\/embed\/#?secret=B6FedqXZDU\" data-secret=\"B6FedqXZDU\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0OP\u00c9RA  | 10 questions sur le Ring de Wagner par un sceptique de l&rsquo;op\u00e9ra\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Sous la direction cisel\u00e9e de Jean-Marie Zeitouni, l\u2019orchestre I Musici a su, \u00e0 la mani\u00e8re d\u2019un \u00e9crin, mettre en valeur les six talents vocaux f\u00e9minins, ou plut\u00f4t sept, devrait-on dire, avec le ch\u0153ur de chambre Schulich, de ce concert \u00e0 la programmation particuli\u00e8re intitul\u00e9e \u00ab Portraits de femmes \u00bb ce dimanche \u00e0 la Maison symphonique. Un beau moment d\u2019int\u00e9riorit\u00e9 !<\/p>\n","protected":false},"author":71,"featured_media":57078,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[16745,52],"tags":[20645,26704],"yst_prominent_words":[27052,27051,27050,27046,10493,7202,13878,27053,27045,11442,9869,7748,11910,10087,26512,26509,7595,10541,6640,7135],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/10\/I-Musici-Ludovic-Rolland-Marcotte-WEB.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-eQy","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57074"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/71"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=57074"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57074\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":57076,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/57074\/revisions\/57076"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/57078"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=57074"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=57074"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=57074"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=57074"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}