{"id":56493,"date":"2018-09-20T13:56:34","date_gmt":"2018-09-20T17:56:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=56493"},"modified":"2018-09-20T13:56:34","modified_gmt":"2018-09-20T17:56:34","slug":"critique-lise-de-salle-osq-plaisir-musique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/09\/20\/critique-lise-de-salle-osq-plaisir-musique\/","title":{"rendered":"CRITIQUE  | Lise de la Salle \u00e0 l&rsquo;OSQ: le plaisir de faire de la musique"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_53104\" aria-describedby=\"caption-attachment-53104\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-53104\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/04\/LiseDeLaSalle@LynnGoldsmith_2018-09-19.jpg\" alt=\"Lise de la Salle. (Photo: Lynn Goldsmith)\" width=\"1024\" height=\"682\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/04\/LiseDeLaSalle@LynnGoldsmith_2018-09-19.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/04\/LiseDeLaSalle@LynnGoldsmith_2018-09-19-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/04\/LiseDeLaSalle@LynnGoldsmith_2018-09-19-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-53104\" class=\"wp-caption-text\">Lise de la Salle. (Photo: Lynn Goldsmith)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le public de Qu\u00e9bec \u00e9tait visiblement tr\u00e8s heureux de retrouver la pianiste fran\u00e7aise dans le titanesque Concerto no 3 de Rachmaninov, les cris et les applaudissements surgissant d\u00e8s les derni\u00e8res notes.<\/p>\n<p>Comme le rappelait l&rsquo;animateur Nicolas Jobin en introduction, cette \u0153uvre \u00e9tait au programme de la soir\u00e9e du 17 f\u00e9vrier 2016, mais une temp\u00eate de neige avait retard\u00e9 le vol de <strong>Lise de la Salle<\/strong> entre New York et Qu\u00e9bec, limitant les heures de r\u00e9p\u00e9tition disponibles avec l&rsquo;orchestre. Le concert eut lieu, mais le Concerto no 3 de Rachmaninov fut remplac\u00e9 par le Concerto en sol de Ravel. Visiblement, on consid\u00e9rait que les heures de r\u00e9p\u00e9tition perdues \u00e9taient indispensables \u00e0 la pr\u00e9sentation du concerto Rachmaninov, mais de moindre cons\u00e9quence dans le cas du concerto de Ravel.<\/p>\n<p>Dans la prestation d&rsquo;hier soir, malgr\u00e9 l&rsquo;absence de temp\u00eate, l&rsquo;arrimage entre la soliste, le chef et l&rsquo;orchestre manquait un peu de profondeur. D\u00e8s le premier \u00e9nonc\u00e9 du th\u00e8me, que la pianiste joue avec beaucoup de relief, les notes les plus douces sont pratiquement inaudibles. Plus tard, dans les longues phrases des cordes, l&rsquo;intensit\u00e9 expressive est satur\u00e9e trop t\u00f4t, ce qui transforme un crescendo en plateau. Par contre, dans les passages plus l\u00e9gers, l&rsquo;accompagnement de l&rsquo;orchestre est pr\u00e9cis et efficace.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, Lise de la Salle m\u00e8ne le bal avec beaucoup d&rsquo;aplomb, surtout dans le troisi\u00e8me mouvement, alors que l&rsquo;\u00e9nergie est \u00e0 son maximum. Elle impressionne par son contr\u00f4le de l&rsquo;intensit\u00e9 sonore. Ses interventions dans les graves sont crues, parfois violentes. Ainsi, dans l&rsquo;ensemble, les trois mouvements semblaient rev\u00eatir le m\u00eame caract\u00e8re d&rsquo;urgence, sans apaisement ressenti dans le mouvement central.<\/p>\n<p>En rappel, <strong>Lise de la Salle<\/strong> nous a offert le pr\u00e9lude La fille aux cheveux de lin, de Debussy, ce qui a calm\u00e9 les esprits.<\/p>\n<p>Avis aux amateurs de Rachmaninov, <strong>Lise de la Salle<\/strong> <a href=\"https:\/\/www.opernhaus.ch\/en\/service\/shop\/cd-rachmaninov-piano-concertos-1-4\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">a enregistr\u00e9 en 2015 les quatre concertos et la Rhapsodie sur des th\u00e8mes de Paganini<\/a> avec Fabio Luisi et la Philharmonia Z\u00fcrich. \u00c0 l&rsquo;\u00e9coute, j&rsquo;y remarque un rubato tr\u00e8s g\u00e9n\u00e9reux, avec mille petites inflexions dans le phras\u00e9 et une sonorit\u00e9 unie entre le piano et l&rsquo;orchestre. \u00c9videmment, on ne pouvait pas s&rsquo;attendre \u00e0 la m\u00eame complicit\u00e9 lors du concert au Grand Th\u00e9\u00e2tre, et son interpr\u00e9tation \u00e9tait plus directe.<\/p>\n<h2>Le style russe<\/h2>\n<p>Le concert s&rsquo;est ouvert avec les magnifiques <em>Danses polovtsiennes<\/em> de Borodine. C&rsquo;est avant tout l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment rythmique que le chef a mis en valeur, par une pulsation inflexible et des tempos rapides. Les solistes de la section des bois se sont d\u00e9marqu\u00e9s par leur \u00e9nergie et leur pr\u00e9cision, entra\u00eenant leurs coll\u00e8gues dans le grand tourbillon. Comme l&rsquo;expliquait <strong>Fabien Gabel<\/strong> lors de l&rsquo;entretien pr\u00e9-concert, le plaisir est un \u00e9l\u00e9ment central de son m\u00e9tier de musicien!<\/p>\n<p>La m\u00eame d\u00e9marche s&rsquo;appliquait dans <em>Le chant du rossignol<\/em>, po\u00e8me symphonique de Stravinsky adapt\u00e9 de son op\u00e9ra Le Rossignol \u00e0 la demande de Diaghilev. La violon solo <strong>Catherine Dallaire<\/strong> nous a offert des moments de tendresse en duo avec la clarinette de <strong>St\u00e9phane Fontaine<\/strong>. S&rsquo;il manquait parfois la petite \u00e9tincelle magique, par exemple dans les premi\u00e8res mesures, les cordes ont d\u00e9roul\u00e9 un somptueux tapis de douceur dans la conclusion.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-56264\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/ATMA-Gai\u0302te\u0301-parisienne.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"512\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/ATMA-Gai\u0302te\u0301-parisienne.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/ATMA-Gai\u0302te\u0301-parisienne-300x150.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/ATMA-Gai\u0302te\u0301-parisienne-768x384.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<h2>Une f\u00eate pour le lancement de Ga\u00eet\u00e9 parisienne<\/h2>\n<p>Avant le concert, tous \u00e9taient invit\u00e9s au lancement d&rsquo;un disque enregistr\u00e9 chez <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/atma-classique\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">ATMA Classique<\/a> par <strong>Fabien Gabel<\/strong> et l&rsquo;OSQ comprenant des \u0153uvres de Ravel (<em>Valses nobles et sentimentales<\/em>), Poulenc (suite des <em>Biches<\/em>) et Offenbach\/Rosenthal (suite de <em>Ga\u00eet\u00e9 parisienne<\/em>) enregistr\u00e9es en concert les 30 et 31 mai 2018 en cl\u00f4ture de saison (en plus d&rsquo;une s\u00e9ance de retouches). C&rsquo;est ATMA, int\u00e9ress\u00e9 par le programme, qui a d&rsquo;abord approch\u00e9 le directeur musical. Le dernier disque purement symphonique de l&rsquo;OSQ \u00e9tait le fait de <strong>Yoav Talmi<\/strong> (Bach M\u00e9tamorphoses, paru en 2008).<\/p>\n<p><strong>Fabien Gabel<\/strong> a \u00e9voqu\u00e9 sa grande fiert\u00e9 de diriger un orchestre avec une \u00ab identit\u00e9 particuli\u00e8re \u00bb. Il pr\u00e9f\u00e8re parler du caract\u00e8re \u00ab francophone \u00bb plut\u00f4t que \u00ab fran\u00e7ais \u00bb de l&rsquo;<strong>Orchestre symphonique de Qu\u00e9bec<\/strong>. Se d\u00e9finissant comme un \u00ab \u00e9ternel insatisfait \u00bb, il \u00e9tait n\u00e9anmoins estomaqu\u00e9 d\u00e8s la premi\u00e8re \u00e9coute.<\/p>\n<h2>LIRE AUSSI<\/h2>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"WN6nnjzTbm\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/09\/19\/nouvelle-ludwig-van-lance-premier-podcast-revele-secrets-chaise-glenn-gould\/\">NOUVELLE  | Ludwig Van lance son premier podcast et r\u00e9v\u00e8le les secrets de la chaise de Glenn Gould<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/09\/19\/nouvelle-ludwig-van-lance-premier-podcast-revele-secrets-chaise-glenn-gould\/embed\/#?secret=WN6nnjzTbm\" data-secret=\"WN6nnjzTbm\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0NOUVELLE  | Ludwig Van lance son premier podcast et r\u00e9v\u00e8le les secrets de la chaise de Glenn Gould\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<h3>Inscrivez-vous \u00e0 notre infolettre gratuite et recevez tous nos articles dans votre bo\u00eete de courriels.<\/h3>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le public de Qu\u00e9bec \u00e9tait visiblement tr\u00e8s heureux de retrouver la pianiste fran\u00e7aise dans le titanesque Concerto no 3 de Rachmaninov, les cris et les applaudissements surgissant d\u00e8s les derni\u00e8res notes.<\/p>\n","protected":false},"author":72,"featured_media":53104,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[16745,52],"tags":[16421,1977,20921],"yst_prominent_words":[26138,7202,7261,12355,26137,26135,20855,20854,20856,25819,9813,15943,15941,13947,26136,9838,13452,9891,10710,9839],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/04\/LiseDeLaSalle@LynnGoldsmith_2018-09-19.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-eHb","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/56493"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/72"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=56493"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/56493\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":56497,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/56493\/revisions\/56497"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/53104"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=56493"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=56493"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=56493"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=56493"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}