{"id":55766,"date":"2018-08-01T06:40:04","date_gmt":"2018-08-01T10:40:04","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=55766"},"modified":"2018-08-01T06:40:04","modified_gmt":"2018-08-01T10:40:04","slug":"critique-flute-enchantee-festival-dopera-de-quebec-robert-lepage-magicien","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/08\/01\/critique-flute-enchantee-festival-dopera-de-quebec-robert-lepage-magicien\/","title":{"rendered":"CRITIQUE  | La Fl\u00fbte enchant\u00e9e au Festival d&rsquo;op\u00e9ra de Qu\u00e9bec: Robert Lepage le magicien"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_55764\" aria-describedby=\"caption-attachment-55764\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-55764\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Simone-Osborne-Audrey-Luna.jpg\" alt=\"La Fl\u00fbte enchant\u00e9e de Mozart dans une mise en sc\u00e8ne de Robert Lepage est pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 guichets ferm\u00e9s cette semaine au Festival d'op\u00e9ra de Qu\u00e9bec. (Cr\u00e9dit: Louise Leblanc)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Simone-Osborne-Audrey-Luna.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Simone-Osborne-Audrey-Luna-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Simone-Osborne-Audrey-Luna-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-55764\" class=\"wp-caption-text\">La Fl\u00fbte enchant\u00e9e de Mozart dans une mise en sc\u00e8ne de Robert Lepage est pr\u00e9sent\u00e9e \u00e0 guichets ferm\u00e9s cette semaine au Festival d&rsquo;op\u00e9ra de Qu\u00e9bec. (Cr\u00e9dit: Louise Leblanc)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Production principale de la 8e \u00e9dition du Festival d&rsquo;op\u00e9ra de Qu\u00e9bec, <em>La Fl\u00fbte enchant\u00e9e,<\/em> de Mozart, est jou\u00e9e \u00e0 guichets ferm\u00e9s pour quatre repr\u00e9sentations \u00e0 la salle Louis-Fr\u00e9chette du Grand Th\u00e9\u00e2tre de Qu\u00e9bec.<\/p>\n<p>La mise en sc\u00e8ne sign\u00e9e <strong>Robert Lepage<\/strong> \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e en premi\u00e8re mondiale hier soir. Partenaire du <strong>Festival d&rsquo;Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec<\/strong> depuis le d\u00e9but, il y a mont\u00e9<em> Le rossignol et autres fables<\/em> en 2011, <em>The Tempest<\/em> en 2012, <em>La damnation de Faust<\/em> en 2013 et <em>L&rsquo;amour de loin<\/em> en 2015, de m\u00eame que le programme double <em>Le Ch\u00e2teau de Barbe-Bleue<\/em> et <em>Erwartung<\/em> en 2008 dans la saison r\u00e9guli\u00e8re de l&rsquo;<strong>Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec<\/strong>, une production qui m&rsquo;avait fortement impressionn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque.<\/p>\n<blockquote><p>Avant m\u00eame le d\u00e9but du spectacle, durant le mot de bienvenue, la seule mention de son nom a d\u00e9clench\u00e9 des applaudissements nourris, qui se sont transform\u00e9s en ovation debout. C&rsquo;est \u00e9galement lui qui a \u00e9t\u00e9 le plus acclam\u00e9 lors des saluts finaux, lorsqu&rsquo;il s&rsquo;est avanc\u00e9 sur sc\u00e8ne. Tout porte \u00e0 croire que le public de Qu\u00e9bec, ville natale du metteur en sc\u00e8ne, tenait \u00e0 lui d\u00e9montrer son appui, en regard des r\u00e9centes controverses entourant les productions <em>SL\u0100V<\/em> et <em>Kanata<\/em>.<\/p><\/blockquote>\n<p><em>La Fl\u00fbte enchant\u00e9e<\/em> sign\u00e9e <strong>Robert Lepage<\/strong> est relativement \u00e9pur\u00e9e. Nous sommes accueillis par un ciel \u00e9toil\u00e9 qui inspire un sentiment d&rsquo;\u00e9ternit\u00e9. Le scintillement paisible des \u00e9toiles servira d&rsquo;arri\u00e8re-plan \u00e0 la plupart des sc\u00e8nes de l&rsquo;op\u00e9ra. Pas de grande structure sur sc\u00e8ne, mais plut\u00f4t des voiles noirs o\u00f9 apparaissent et disparaissent des personnages ou accessoires en un clin d\u2019\u0153il, une technique d&rsquo;illusionnisme nomm\u00e9e <em>black art<\/em>. Le tour de magie le plus impressionnant est l&rsquo;apparition de Pamina, qui semble sortir du portrait remis \u00e0 Tamino.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres moments \u00e9taient moins \u00e9loquents. \u00c0 l&rsquo;acte 2, lors du duo des Hommes d&rsquo;armes, les \u00e9toiles s&rsquo;\u00e9teignent ou s&rsquo;allument comme des pixels selon la position des chanteurs, et le r\u00e9sultat est confus. Assis tr\u00e8s pr\u00e8s de la sc\u00e8ne, \u00e0 la rang\u00e9e B du parterre, j&rsquo;avais toutefois moins de vue d&rsquo;ensemble.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_55763\" aria-describedby=\"caption-attachment-55763\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-55763\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Lyne-Fortin-Megan-Latham-Allison-McHardy.jpg\" alt=\"Les costumes sont nombreux et \u00e9labor\u00e9s. (Cr\u00e9dit: Louise Leblanc\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Lyne-Fortin-Megan-Latham-Allison-McHardy.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Lyne-Fortin-Megan-Latham-Allison-McHardy-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Lyne-Fortin-Megan-Latham-Allison-McHardy-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-55763\" class=\"wp-caption-text\">Les costumes sont nombreux et \u00e9labor\u00e9s. (Cr\u00e9dit: Louise Leblanc)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les costumes sont nombreux et \u00e9labor\u00e9s. Le contraste est frappant entre ceux qui \u00e9voquent les tissus naturels du monde ext\u00e9rieur (par exemple, les fringues color\u00e9es de Papageno et Papagena) et les rev\u00eatements m\u00e9talliques artificiels tr\u00e8s \u00e9clatants de Sarastro et des initi\u00e9s. Alors que les trois Dames sont du monde terrestre (en vert, bleu et rouge), la Reine de la Nuit semble \u00eatre v\u00eatue d&rsquo;argent pur. Dans son apparition \u00e0 l&rsquo;acte 1 sa robe est litt\u00e9ralement issue du ciel \u00e9toil\u00e9, tandis qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;acte 2, elle est l&rsquo;incarnation de la Lune. On se retrouve donc dans l&rsquo;iconographie assez traditionnelle de la Fl\u00fbte enchant\u00e9e.<\/p>\n<h2>Direction musicale<\/h2>\n<p>Parlons maintenant de l&rsquo;aspect musical. Le chef, <strong>Thomas R\u00f6sner<\/strong>, a maintenu durant toute la soir\u00e9e des tempi rapides, \u00e9liminant la plupart des rallentandos habituels et \u00e9courtant les notes tenues \u00e0 la fin des phrases. Certains tempi ont caus\u00e9 des difficult\u00e9s aux sc\u00e8nes d&rsquo;ensemble, notamment \u00e0 l&rsquo;acte 2, le quintette <em>Wie! wie! wie!<\/em><\/p>\n<p>\u00c0 d&rsquo;autres moments, je trouvais dommage de jouer si vite de la si belle musique, comme si l\u2019on voulait passer \u00e0 autre chose : la Marche des pr\u00eatres, l&rsquo;air de Pamina Ach, <em>ich f\u00fchl&rsquo;s<\/em>, l&rsquo;air de Sarastro <em>In diesen heil&rsquo;gen Hallen<\/em>. Les sc\u00e8nes triomphales \u00e0 la fin de l&rsquo;acte 1 et de l&rsquo;acte 2 auraient gagn\u00e9 \u00e0 \u00eatre plus larges et solennelles. Le tout dernier accord d\u2019une pi\u00e8ce \u00e9tait souvent envoy\u00e9 de mani\u00e8re si courte et exp\u00e9ditive que cela en \u00e9tait d\u00e9concertant.<\/p>\n<p>Ces choix esth\u00e9tiques peuvent se justifier dans certains contextes, mais je ne les ai pas trouv\u00e9s \u00e0 propos ici. La vision de Lepage n&rsquo;est pas une <em>Fl\u00fbte<\/em> burlesque, mais un grand conte all\u00e9gorique aux dimensions galactiques. Je suis convaincu que les solistes, de tr\u00e8s haut niveau, auraient pu faire des merveilles de phras\u00e9 s&rsquo;ils avaient eu plus de temps. Je n&rsquo;ai pas pu m&#8217;emp\u00eacher de penser \u00e0 ce que <strong>Bernard Labadie<\/strong> aurait fait avec cette production, lui qui a un instinct incomparable pour la musique vocale.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_55765\" aria-describedby=\"caption-attachment-55765\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-55765\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Fre\u0301de\u0301ric-Antoun.jpg\" alt=\"La Fl\u00fbte enchant\u00e9e, au Festival d'op\u00e9ra de Qu\u00e9bec. (Cr\u00e9dit: Louise Leblanc)\" width=\"1024\" height=\"1536\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Fre\u0301de\u0301ric-Antoun.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Fre\u0301de\u0301ric-Antoun-200x300.jpg 200w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Fre\u0301de\u0301ric-Antoun-768x1152.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Fre\u0301de\u0301ric-Antoun-683x1024.jpg 683w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-55765\" class=\"wp-caption-text\">Fr\u00e9d\u00e9ric Antoun dans La Fl\u00fbte enchant\u00e9e, au Festival d&rsquo;op\u00e9ra de Qu\u00e9bec. (Cr\u00e9dit: Louise Leblanc)<\/figcaption><\/figure>\n<h2>Interpr\u00e8tes principaux<\/h2>\n<p>Le t\u00e9nor canadien <strong>Fr\u00e9d\u00e9ric Antoun<\/strong> a un physique tr\u00e8s appropri\u00e9 pour le r\u00f4le du prince Tamino : un jeune homme courageux mais s\u00e9rieux, qui ressent le poids de la d\u00e9marche qu&rsquo;il entreprend chez les initi\u00e9s. Le long r\u00e9citatif \u00e0 l&rsquo;acte 1 (<em>Die Weisheist lehre<\/em>) \u00e9tait une vibrante d\u00e9monstration de son assurance et de sa d\u00e9termination.<\/p>\n<p>J&rsquo;entendais pour la premi\u00e8re fois la soprano <strong>Simone Osbourne<\/strong> (Pamina), qui m&rsquo;a touch\u00e9e \u00e0 plus d&rsquo;une reprise par la justesse de son expression, son phras\u00e9 pr\u00e9cis et la richesse de son timbre. Elle me laisse le souvenir d&rsquo;une Pamina triste, peut-\u00eatre parce qu&rsquo;elle est plus \u00e0 l&rsquo;aise dans ce registre dramatique.<\/p>\n<p><strong>Gordon Bintner<\/strong> jouait un Papageno d\u00e9contract\u00e9. Sa tuque verte lui donnait un petit air de c\u00e9g\u00e9pien heureux. Tout le contraire du Papageno survolt\u00e9 d&rsquo;Armando Noguera dans la production d&rsquo;<strong>Alain Gauthier<\/strong> \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Qu\u00e9bec en 2015. C&rsquo;est un choix qui convient bien pour le d\u00e9but de l\u2019\u0153uvre, alors que Papageno conserve g\u00e9n\u00e9ralement son innocence. Cependant, lorsqu&rsquo;il doit affronter les \u00e9preuves les unes apr\u00e8s les autres dans l&rsquo;acte 2, le personnage \u00e9tait moins convaincant. Le duo avec Papagena (<strong>Pascale Beaudin<\/strong>) \u00e9tait n\u00e9anmoins un pur d\u00e9lice.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_55762\" aria-describedby=\"caption-attachment-55762\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-55762\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Audrey-Luna.jpg\" alt=\"Audrey Luna en Reine de la nuit dans La Fl\u00fbte enchant\u00e9e, mise en sc\u00e8ne de Robert Lepage. 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(Cr\u00e9dit: Louise Leblanc)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Audrey Luna<\/strong> m&rsquo;a surpris par son premier r\u00e9citatif. Elle y incarnait une Reine de la Nuit vuln\u00e9rable et humaine. Au deuxi\u00e8me acte, elle a livr\u00e9 un grand et terrible <em>Der h\u00f6lle Rache<\/em>.<\/p>\n<p><strong>John Relyea<\/strong> poss\u00e8de un vrai timbre de Sarastro, tant chant\u00e9 que parl\u00e9. Il incarne davantage la s\u00e9v\u00e8re autorit\u00e9 que la douceur paternelle. \u00c0 quelques reprises, sa voix semblait malheureusement domin\u00e9e par l&rsquo;accompagnement orchestral (surtout dans <em>O Isis und Osiris<\/em>).<\/p>\n<p>L&rsquo;image qui m&rsquo;est rest\u00e9e au terme de cette soir\u00e9e, l&rsquo;un des plus beaux moments de la Fl\u00fbte enchant\u00e9e selon moi, est celle de l&rsquo;\u00e9preuve du Feu et de l&rsquo;Eau. : Tamino et Pamina, amoureux, traversent lentement la sc\u00e8ne, la fl\u00fbte enchant\u00e9e les prot\u00e9geant des \u00e9l\u00e9ments.<\/p>\n<p>Pour marcher \u00e0 travers les \u00e9preuves, on peut toujours compter sur l&rsquo;amour et la musique.<\/p>\n<h2>LISEZ AUSSI:<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"1ma3x1z81W\"><p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/07\/29\/critique-quebec-charme-belle-helene\/\">CRITIQUE  | Qu\u00e9bec sous le charme de La Belle H\u00e9l\u00e8ne<\/a><\/p><\/blockquote>\n<p><iframe class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; clip: rect(1px, 1px, 1px, 1px);\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/07\/29\/critique-quebec-charme-belle-helene\/embed\/#?secret=1ma3x1z81W\" data-secret=\"1ma3x1z81W\" width=\"600\" height=\"338\" title=\"\u00ab\u00a0CRITIQUE  | Qu\u00e9bec sous le charme de La Belle H\u00e9l\u00e8ne\u00a0\u00bb &#8212; Ludwig Van Montreal\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe><\/p>\n<h2>RECEVEZ NOS CRITIQUES DIRECTEMENT DANS VOTRE BO\u00ceTE DE COURRIELS EN VOUS ABONNANT \u00c0 NOTRE INFOLETTRE GRATUITE<\/h2>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Production principale de la 8e \u00e9dition du Festival d&rsquo;op\u00e9ra de Qu\u00e9bec, La Fl\u00fbte enchant\u00e9e, de Mozart, est jou\u00e9e \u00e0 guichets ferm\u00e9s pour quatre repr\u00e9sentations \u00e0 la salle Louis-Fr\u00e9chette du Grand Th\u00e9\u00e2tre de Qu\u00e9bec.<\/p>\n","protected":false},"author":72,"featured_media":55764,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[16745,52,43],"tags":[22840,21250,24986,2861],"yst_prominent_words":[24909,24908,13955,25004,14251,11891,11317,16836,25003,24999,24997,24910,11145,25008,25007,24998,21244,25010,25009,25001],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/La-flu\u0302te-enchante\u0301e-cre\u0301dit-Louise-Leblanc-Simone-Osborne-Audrey-Luna.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-evs","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55766"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/72"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=55766"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55766\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":55767,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55766\/revisions\/55767"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/55764"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=55766"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=55766"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=55766"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=55766"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}