{"id":55260,"date":"2018-07-08T10:45:55","date_gmt":"2018-07-08T14:45:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=55260"},"modified":"2018-07-08T12:06:40","modified_gmt":"2018-07-08T16:06:40","slug":"critique-susanne-malkki-inspire-confiance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/07\/08\/critique-susanne-malkki-inspire-confiance\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | OSM: Susanna M\u00e4lkki, une force tranquille qui inspire confiance"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_55275\" aria-describedby=\"caption-attachment-55275\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-55275\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/IMG_9277_m-1.jpg\" alt=\"Susanna M\u00e4lkki a dirig\u00e9 l'OSM au Festival de Lanaudi\u00e8re, le 7 juillet 2018. (Cr\u00e9dit: Pure perception)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/IMG_9277_m-1.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/IMG_9277_m-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/IMG_9277_m-1-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-55275\" class=\"wp-caption-text\">Susanna M\u00e4lkki a dirig\u00e9 l&rsquo;OSM au Festival de Lanaudi\u00e8re, le 7 juillet 2018. (Cr\u00e9dit: Pure perception)<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;<strong>Orchestre symphonique de Montr\u00e9al<\/strong> donnait le concert inaugural de l&rsquo;Amphith\u00e9\u00e2tre Fernand-Lindsay, hier soir, \u00e0 Lanaudi\u00e8re, sous la direction de <strong>Susanna M\u00e4lkki<\/strong>. La chef d&rsquo;orchestre finlandaise a fait tr\u00e8s bonne impression, mais un seul concert ne suffit pas pour se prononcer quant \u00e0 ses chances de succ\u00e9der \u00e0 <strong>Kent Nagano<\/strong>. On peut n\u00e9anmoins consid\u00e9rer qu&rsquo;elle demeure dans la course. Explications.<\/p>\n<p>La soir\u00e9e \u00e9tait id\u00e9ale pour un concert ext\u00e9rieur avec une temp\u00e9rature douce comme du miel. \u00c0 l&rsquo;exception de quelques rang\u00e9es, l&rsquo;amphith\u00e9\u00e2tre \u00e9tait pratiquement plein et la section dans l&rsquo;herbe assez bien garnie de spectateurs.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un trajet infernal de deux heures pour sortir de Montr\u00e9al \u00e0 travers les travaux routiers et nous rendre sur place, nous arrivons sur le site juste \u00e0 temps pour entendre la premi\u00e8re note de l&rsquo;Ouverture <em>Le Carnaval romain<\/em>, de Berlioz, qui ouvre la soir\u00e9e. Compte tenu de ces circonstances, difficile de nous concentrer sur l&rsquo;\u00e9coute de cette premi\u00e8re pi\u00e8ce, alors passons. La prochaine fois, nous partirons trois heures \u00e0 l&rsquo;avance&#8230;<\/p>\n<h2>Premi\u00e8res impressions<\/h2>\n<p><strong>Susanna M\u00e4lkki<\/strong> d\u00e9gage une belle assurance, une autorit\u00e9 naturelle et un charisme certain. Elle inspire la confiance et donne l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre en contr\u00f4le de la situation. Sa gestuelle assez sobre est claire et pr\u00e9cise, bien ancr\u00e9e physiquement dans la pulsation. Elle d\u00e9gage une \u00e9nergie stable du d\u00e9but \u00e0 la fin, sans montrer de signes de fatigue. Aucune gesticulation superflue de sa part, car elle obtient ce qu&rsquo;elle veut et communique avec les musiciens sans s&rsquo;agiter inutilement. On observe que les musiciens la regardent attentivement et ce premier contact semble fructueux. Les \u00e9crans g\u00e9ants du festival nous permettent m\u00eame de remarquer qu&rsquo;elle communique beaucoup du regard. On a ici affaire \u00e0 une chef exp\u00e9riment\u00e9e et solide, \u00e0 la personnalit\u00e9 ferme mais cordiale. Une force tranquille.<\/p>\n<p>Voil\u00e0 pour nos premi\u00e8res impressions visuelles et intuitives. Maintenant, qu&rsquo;avons-nous entendu? D&rsquo;abord, un \u00e9l\u00e9gant Concerto pour violoncelle d&rsquo;Elgar par l&rsquo;Allemand <strong>Alban Gerhardt<\/strong>, qui joue avec raffinement et musicalit\u00e9 tout en donnant l&rsquo;impression d&rsquo;\u00eatre relativement d\u00e9tach\u00e9 de ce qu&rsquo;il fait. Son jeu est plus a\u00e9rien que physique et mod\u00e9r\u00e9 quant au vibrato. La chef d&rsquo;orchestre et lui communiquent bien. Dommage qu&rsquo;ils aient \u00e9t\u00e9 d\u00e9rang\u00e9s par les p\u00e9tarades d&rsquo;une moto.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_55262\" aria-describedby=\"caption-attachment-55262\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-55262\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/07\/Susanna-Malkki-2-web.jpg\" alt=\"Susanne M\u00e4lkki et l'OSM. 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La version enregistr\u00e9e avec <strong>Charles Dutoit<\/strong> en 1995 continue d&rsquo;en teinter l&rsquo;interpr\u00e9tation, m\u00eame 23 ans plus tard et ce, quel que soit le chef. <strong>Kent Nagano<\/strong> l&rsquo;a aussi abondamment dirig\u00e9e avec l&rsquo;orchestre et lui a apport\u00e9 ses id\u00e9es et une tournure plus fluide, moins visc\u00e9rale. <strong>Jacques Lacombe<\/strong>, en 2016, en avait fait <a href=\"http:\/\/www.lapresse.ca\/arts\/musique\/musique-classique\/201602\/11\/01-4949678-jacques-lacombe-maitre-des-couleurs.php\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">une lecture tr\u00e8s rafra\u00eechissante et plus personnelle, \u00e0 la Maison symphonique. <\/a><\/p>\n<p>Que dire de celle d&rsquo;hier soir? Nous avons eu droit \u00e0 une interpr\u00e9tation honorable et dans la tradition, qui, tout en \u00e9tant relativement satisfaisante, ne nous a pas non plus transport\u00e9s d&rsquo;enthousiasme.<\/p>\n<p>De cette soir\u00e9e, retenons avant tout qu&rsquo;il y a l\u00e0 un s\u00e9rieux potentiel, si <strong>Susanna M\u00e4lkki<\/strong> pouvait approfondir sa relation avec l&rsquo;orchestre, disposer de plus de r\u00e9p\u00e9titions pour d\u00e9velopper ses id\u00e9es et diriger plus de concerts. Retenons \u00e9galement que la pr\u00e9sence d&rsquo;un nombre \u00e9lev\u00e9 de surnum\u00e9raires, comme ce fut le cas hier, affecte toujours la coh\u00e9sion de l&rsquo;orchestre. Les cors et les trompettes ne furent pas infaillibles, entre autres.<\/p>\n<p>Un concert ext\u00e9rieur, avec ses petits inconv\u00e9nients, n&rsquo;est pas le contexte id\u00e9al pour tester un ou une chef d&rsquo;orchestre. Malgr\u00e9 tout, <strong>Susanna M\u00e4lkki<\/strong> impressionne par sa technique de direction, sa prestance et la confiance qu&rsquo;elle d\u00e9gage, de fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale. \u00c0 n&rsquo;en pas douter, elle poss\u00e8de les ficelles de son m\u00e9tier et \u00e0 49 ans, sur le plan musical, le meilleur est devant elle. Poss\u00e8de-t-elle la vision, les id\u00e9es et le leadership n\u00e9cessaires? Un seul concert ne permet pas d&rsquo;en juger, mais donne envie d&rsquo;en savoir plus. Il faut qu&rsquo;on la r\u00e9invite!<\/p>\n<p>Est-ce un coup de foudre? Peut-\u00eatre pas.<\/p>\n<p>Mais les coups de foudre passent. Les relations solides, elles, se d\u00e9veloppent avec le temps, le travail et le c\u0153ur qu&rsquo;on y met.<\/p>\n<h2>VOUS AVEZ AIM\u00c9 CET ARTICLE? 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