{"id":55008,"date":"2018-06-25T12:45:37","date_gmt":"2018-06-25T16:45:37","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=55008"},"modified":"2018-06-25T12:45:37","modified_gmt":"2018-06-25T16:45:37","slug":"dossiers-musicotherapie-a-sainte-justine-rendre-maladie-plus-supportable","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/06\/25\/dossiers-musicotherapie-a-sainte-justine-rendre-maladie-plus-supportable\/","title":{"rendered":"DOSSIERS | Musicoth\u00e9rapie \u00e0 Sainte-Justine: rendre la maladie plus supportable"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_55010\" aria-describedby=\"caption-attachment-55010\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-55010\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/enfant-musicoth\u00e9rapie.jpg\" alt=\"Gr\u00e2ce \u00e0 la musique, l'enfant reprend le contr\u00f4le et la maitrise de lui-m\u00eame dans cet univers qu\u2019il c\u00f4toie quotidiennement et qui peut \u00eatre tr\u00e8s anxiog\u00e8ne et m\u00eame douloureux. (Photo: banque d'images)\" width=\"1024\" height=\"682\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/enfant-musicoth\u00e9rapie.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/enfant-musicoth\u00e9rapie-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/enfant-musicoth\u00e9rapie-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-55010\" class=\"wp-caption-text\">Musicoth\u00e9rapie: gr\u00e2ce \u00e0 la musique, l&rsquo;enfant reprend le contr\u00f4le et la maitrise de lui-m\u00eame dans cet univers qu\u2019il c\u00f4toie quotidiennement et qui peut \u00eatre tr\u00e8s anxiog\u00e8ne et m\u00eame douloureux. (Photo: banque d&rsquo;images)<\/figcaption><\/figure>\n<p>La fillette n\u2019a que huit ans et souffre d\u2019une leuc\u00e9mie. Hospitalis\u00e9e \u00e0 Sainte-Justine, \u00e0 Montr\u00e9al, elle re\u00e7oit chaque semaine la visite de <strong>Nathalie Leduc<\/strong>, musicoth\u00e9rapeute dans le d\u00e9partement d\u2019oncologie p\u00e9diatrique.<\/p>\n<p>Ce jour-l\u00e0, l\u2019enfant attrape une fl\u00fbte \u00e0 coulisse, instrument au son aussi aigu qu\u2019insupportable que l\u2019on retrouve souvent dans les f\u00eates d\u2019anniversaire. Elle joue fort et rapidement. Mme Leduc l\u2019accompagne \u00e0 la guitare. Plus tard, la fillette parviendra \u00e0 expliquer qu\u2019elle interpr\u00e9tait un b\u00e9b\u00e9 oiseau effray\u00e9 d\u2019\u00eatre l\u00e0 et que les notes de guitare de sa th\u00e9rapeute n\u2019\u00e9taient autres que les mots rassurants du papa oiseau.<\/p>\n<p>\u00ab Gr\u00e2ce \u00e0 cette s\u00e9ance, elle est parvenue \u00e0 verbaliser le fait qu\u2019elle avait peur de ce qui lui arrivait, explique Nathalie Leduc. Nous n\u2019arrivons pas tous les jours \u00e0 ce degr\u00e9 d\u2019expression, mais lorsque c\u2019est le cas, c\u2019est une formidable victoire. Quand j\u2019arrive dans une chambre, que l\u2019enfant est enferm\u00e9 en lui et qu\u2019au bout de quelques minutes, je l\u2019entends soupirer, donc se d\u00e9tendre, c\u2019est extraordinaire. Ils prennent du plaisir, ils jouent. La musique les emp\u00eache de d\u00e9primer. \u00bb<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_55009\" aria-describedby=\"caption-attachment-55009\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-55009\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/Nathalie-Leduc-musicoth\u00e9rapeute.jpg\" alt=\"Nathalie Leduc, musicoth\u00e9rapeute \u00e0 Sainte-Justine. (Photo: courtoisie)\" width=\"1024\" height=\"1370\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/Nathalie-Leduc-musicoth\u00e9rapeute.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/Nathalie-Leduc-musicoth\u00e9rapeute-224x300.jpg 224w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/Nathalie-Leduc-musicoth\u00e9rapeute-768x1028.jpg 768w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/Nathalie-Leduc-musicoth\u00e9rapeute-765x1024.jpg 765w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-55009\" class=\"wp-caption-text\">Nathalie Leduc, musicoth\u00e9rapeute \u00e0 Sainte-Justine. (Photo: courtoisie)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le musicoth\u00e9rapeute est un professionnel qui utilise les qualit\u00e9s th\u00e9rapeutiques de la musique et du son pour favoriser l&rsquo;expression, le d\u00e9veloppement, la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre de ses patients. Si la pratique se d\u00e9veloppe, ils ne sont encore que quelques poign\u00e9es \u00e0 avoir investi les h\u00f4pitaux qu\u00e9b\u00e9cois. Parmi eux, Nathalie Leduc, qui exerce dans le d\u00e9partement d\u2019oncologie p\u00e9diatrique du Centre hospitalier universitaire (CHU) Sainte-Justine.<\/p>\n<p>Mme Leduc est musicoth\u00e9rapeute depuis une vingtaine d\u2019ann\u00e9es. Apr\u00e8s un dipl\u00f4me en musique \u00e0 l\u2019universit\u00e9 McGill, elle a obtenu son baccalaur\u00e9at en musicoth\u00e9rapie en 1989 \u00e0 l\u2019Uq\u00e0m, avant de poursuivre en maitrise \u00e0 Philadelphie. Depuis 2005, elle fait partie de l\u2019\u00e9quipe multidisciplinaire qui suit les enfants souffrant d\u2019un cancer et hospitalis\u00e9s \u00e0 Sainte-Justine, au m\u00eame titre que les infirmi\u00e8res et les m\u00e9decins, les \u00e9ducateurs psycho-sociaux, les physioth\u00e9rapeutes, psychologues, nutritionnistes, et autres travailleurs sociaux.<\/p>\n<p>\u00ab J\u2019interviens en fonction des requ\u00eates pour un motif bien pr\u00e9cis, en compl\u00e9mentarit\u00e9, indique-t-elle. L\u2019objectif, c\u2019est que l\u2019enfant s\u2019engage. Souvent, j\u2019ai affaire \u00e0 des patients qui ne s\u2019expriment pas verbalement, soit qu\u2019ils soient trop jeunes pour le faire, soit qu\u2019ils soient bloqu\u00e9s dans un mutisme. Avec la musique, j\u2019essaye d\u2019ouvrir un acc\u00e8s. \u00bb<\/p>\n<h2>Humanisation des soins<\/h2>\n<p>Nathalie Leduc fait valoir que la musique est universelle. Qu\u2019elle traverse toutes les cultures, toutes les ethnies. Elle n\u2019a pas d\u2019\u00e2ge non plus. M\u00eame le jeune b\u00e9b\u00e9 qui n\u2019a pas encore l\u2019usage de la parole y a acc\u00e8s. S\u2019il est en douleur dans son corps, elle peut chanter pour lui, elle peut synchroniser sa m\u00e9lodie avec sa respiration et il va comprendre qu\u2019on entre en communication avec lui. S\u2019il fait un son, elle peut reprendre la tonalit\u00e9 et l\u2019int\u00e9grer \u00e0 sa musique. Il s\u2019apaise, il se relaxe, il prend confiance. Il reprend le contr\u00f4le et la maitrise de lui-m\u00eame dans cet univers qu\u2019il c\u00f4toie quotidiennement et qui peut \u00eatre tr\u00e8s anxiog\u00e8ne et m\u00eame douloureux.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_55011\" aria-describedby=\"caption-attachment-55011\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-55011\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/Xylophone-musicoth\u00e9rapie.jpg\" alt=\"Lorsque l'enfant manipule un instrument, il a acc\u00e8s \u00e0 un autre mode d\u2019expression, \u00e0 un espace cr\u00e9atif qui lui permet de faire jaillir les \u00e9motions qu\u2019il ressent. (Photo: banque d'images)\" width=\"1024\" height=\"682\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/Xylophone-musicoth\u00e9rapie.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/Xylophone-musicoth\u00e9rapie-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/Xylophone-musicoth\u00e9rapie-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-55011\" class=\"wp-caption-text\">Lorsque l&rsquo;enfant manipule un instrument, il a acc\u00e8s \u00e0 un autre mode d\u2019expression, \u00e0 un espace cr\u00e9atif qui lui permet de faire jaillir les \u00e9motions qu\u2019il ressent. (Photo: banque d&rsquo;images)<\/figcaption><\/figure>\n<p>\u00ab La musique est une forme de langage, note Mme Leduc. Lorsque l\u2019enfant manipule un instrument, \u00e7a peut \u00eatre une petite harpe pentatonique, un triangle ou des maracas par exemple, il joue avec les sons. Il va jouer aigu ou grave, lentement ou rapidement, des m\u00e9lodies harmonieuses ou dissonantes. Il a acc\u00e8s \u00e0 un autre mode d\u2019expression, \u00e0 un espace cr\u00e9atif qui lui permet de faire jaillir les \u00e9motions qu\u2019il ressent. \u00bb<\/p>\n<p>L\u2019hospitalisation, la maladie, le traitement, les soins\u2026 les enfants atteints d\u2019un cancer sont sujets \u00e0 l\u2019inqui\u00e9tude, la col\u00e8re, la r\u00e9silience ou encore la r\u00e9signation ou la renonciation. <strong>Nathalie Leduc<\/strong> les accompagne. Elle ne soigne pas, elle ne sauve pas, mais elle rend la maladie plus supportable. Elle diminue la perception de la douleur. Avec sa guitare, parce qu\u2019elle se greffe sur ce que le patient improvise, elle lui dit qu\u2019elle le comprend. Que tous ici, le comprennent. Elle tisse un lien de confiance.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab Lorsque quelqu\u2019un rentre sans sa chambre, le jeune patient a souvent peur, indique la musicoth\u00e9rapeute. Il se demande si c\u2019est encore pour une piq\u00fbre ou quelque-chose dans le genre. Ma pr\u00e9sence permet une humanisation des soins. C\u2019est subtil, mais cela signifie pour l\u2019enfant qu\u2019il ne vit pas seulement dans un environnement hostile. \u00bb &#8211; Nathalie Leduc<\/p><\/blockquote>\n<h2>Mettre de la distance entre l\u2019enfant et le soin<\/h2>\n<p><strong>Nathalie Leduc<\/strong> passe entre vingt et quarante-cinq minutes avec un patient, selon son niveau d\u2019\u00e9nergie. Elle le rencontre une fois par semaine, parfois plus selon les besoins de chacun. Elle suit les enfants hospitalis\u00e9s mais aussi ceux qui reviennent \u00e0 l\u2019h\u00f4pital r\u00e9guli\u00e8rement pour continuer \u00e0 recevoir leurs soins une fois rentr\u00e9s \u00e0 la maison. Elle calme les parents \u00e9galement.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019enfant sent lorsque son parent est anxieux, souligne-t-elle. Parfois, nous intervenons aupr\u00e8s de l\u2019enfant pour agir sur son parent. Il y a un lien d\u2019attachement. C\u2019est difficile pour un p\u00e8re ou une m\u00e8re de voir son enfant souffrir. \u00c7a leur fait du bien de voir qu\u2019il parvient \u00e0 mettre de la distance entre lui et le soin. \u00bb<\/p>\n<p>La musicoth\u00e9rapie n\u2019est pas un m\u00e9tier tr\u00e8s r\u00e9pandu au Qu\u00e9bec. <strong>Nathalie Leduc<\/strong> a \u00e9t\u00e9 la premi\u00e8re \u00e0 entrer \u00e0 Sainte-Justine et elle a d\u00e9sormais une coll\u00e8gue. L\u2019H\u00f4pital de Montr\u00e9al pour enfants en compte aussi quelques-uns. Mais c\u2019est surtout aux soins palliatifs que l\u2019on en retrouve le plus. Au Qu\u00e9bec, cela a commenc\u00e9 dans les ann\u00e9es 70, surtout dans les h\u00f4pitaux anglophones, au Centre universitaire de sant\u00e9 McGill et au Royal Victoria. C\u2019est d\u2019ailleurs l\u00e0 que <strong>Nathalie Leduc<\/strong> a d\u00e9but\u00e9 sa carri\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est sans doute une question de philosophie ou de mentalit\u00e9, avance-t-elle. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais on est plus ouvert \u00e0 la musicoth\u00e9rapie du c\u00f4t\u00e9 anglophone. Le baccalaur\u00e9at \u00e0 l\u2019UQAM a d\u2019ailleurs ferm\u00e9 et aujourd\u2019hui, seules des universit\u00e9s anglophones proposent le programme. \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 Montr\u00e9al, Concordia dispose en effet d\u2019un certificat en musicoth\u00e9rapie, pour des \u00e9tudiants ayant d\u00e9j\u00e0 un dipl\u00f4me en musique, en psychologie ou en sant\u00e9, ainsi qu\u2019une maitrise. Ailleurs au Canada, la Wilfrid Laurier University en Ontario, l\u2019Acadia University en Nouvelle-\u00c9cosse, le Capilano College en Colombie-Britannique et la Canadian Mennonite University, au Manitoba, proposent \u00e9galement une formation permettant de pratiquer la musicoth\u00e9rapie.<\/p>\n<h2>Reconnaitre l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019autre<\/h2>\n<p>Tous ces programmes d&rsquo;\u00e9tudes n\u2019imposent pas comme pr\u00e9 requis d\u2019\u00eatre musicien, mais Nathalie Leduc estime pour sa part que cela est primordial. Elle-m\u00eame joue dans un quatuor \u00e0 cordes et donne des le\u00e7ons de violon. Elle croit que c\u2019est lorsque l\u2019on utilise la musique pour s\u2019exprimer soi-m\u00eame que l\u2019on apprend \u00e0 reconnaitre l\u2019exp\u00e9rience de l\u2019autre.<\/p>\n<p>\u00ab Nous accompagnons, raconte-t-elle. \u00c9tymologiquement, cela signifie que nous sommes avec. C\u2019est d\u2019autant plus vrai avec les adultes en soin palliatif puisque nous les accompagnons dans les derniers moments de leur vie. Les enfants, on les suit longuement, et puis, il y a des chances qu\u2019ils s\u2019en sortent. Ils continuent \u00e0 avancer, \u00e0 se d\u00e9velopper. Avec des adultes en fin de vie, nous devons \u00eatre t\u00e9moin de ce qu\u2019ils ont \u00e0 dire avant de passer de l\u2019autre c\u00f4t\u00e9. Et nous le faisons via la musique. \u00bb<\/p>\n<p>Car beaucoup d\u2019\u00e9motions, de sentiments, de souvenirs passent par la musique. Elle les a accompagn\u00e9s dans tous les moments de leur vie. Leurs choix musicaux nous racontent qui ils \u00e9taient et ce qu\u2019ils ont envie de retenir de leur passage sur terre. La musique est tr\u00e8s r\u00e9v\u00e9latrice.<\/p>\n<p>\u00ab L\u2019adulte a tout un bagage derri\u00e8re lui, ach\u00e8ve-t-elle. Il est davantage dans le verbal mais il fabrique \u00e9galement plus de m\u00e9canismes de d\u00e9fense. Il sait qu\u2019il va mourir et bien souvent, \u00e7a l\u2019effraye. Je ne suis pas l\u00e0 pour le sauver et lui et moi le savons. Mais je l\u2019aide \u00e0 exprimer ses peurs, je lui procure du bien-\u00eatre. Je l\u2019accompagne du mieux que je peux vers ce passage difficile. \u00bb<\/p>\n<h2>VOUS AVEZ AIM\u00c9 CET ARTICLE? 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Hospitalis\u00e9e \u00e0 Sainte-Justine, \u00e0 Montr\u00e9al, elle re\u00e7oit chaque semaine la visite de Nathalie Leduc, musicoth\u00e9rapeute dans le d\u00e9partement d\u2019oncologie p\u00e9diatrique. <\/p>\n","protected":false},"author":70,"featured_media":55010,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[16745,11009,19490,10998],"tags":[23910,23911],"yst_prominent_words":[23895,23907,23901,23874,23906,23909,23902,23904,23899,23903,23896,23892,23900,23872,23873,23908,23905,23894,23893,23891],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/06\/enfant-musicoth\u00e9rapie.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-eje","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55008"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/70"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=55008"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55008\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":55013,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/55008\/revisions\/55013"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/55010"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=55008"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=55008"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=55008"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=55008"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}