{"id":52595,"date":"2018-03-17T15:51:27","date_gmt":"2018-03-17T19:51:27","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=52595"},"modified":"2018-03-17T15:51:27","modified_gmt":"2018-03-17T19:51:27","slug":"critique-nouveau-quatuor-a-cordes-orford-les-nouveaux-chemins-de-la-musique-dici","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/03\/17\/critique-nouveau-quatuor-a-cordes-orford-les-nouveaux-chemins-de-la-musique-dici\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Nouveau Quatuor \u00e0 cordes Orford : les nouveaux chemins de la musique d\u2019ici"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_52596\" aria-describedby=\"caption-attachment-52596\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-52596\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/03\/Quatuor-Orford.jpg\" alt=\"Le Nouveau Quatuor Orford: Jonathan Crow, Andrew Wan, Brian Manker et Eric Nowlin. (Cr\u00e9dit: Alain Lefort)\" width=\"1024\" height=\"544\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/03\/Quatuor-Orford.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/03\/Quatuor-Orford-300x159.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/03\/Quatuor-Orford-768x408.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-52596\" class=\"wp-caption-text\">Le Nouveau Quatuor Orford: Jonathan Crow, Andrew Wan, Brian Manker et Eric Nowlin. (Cr\u00e9dit: Alain Lefort)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Le <strong>Nouveau Quatuor \u00e0 cordes Orford<\/strong> a d\u00e9cid\u00e9 de nous offrir, avec l\u2019album <em>Par Quatre chemins<\/em>, trois nouveaux quatuors \u00e0 cordes, sign\u00e9s par autant de compositeurs qu\u00e9b\u00e9cois vivants, issus de trois g\u00e9n\u00e9rations diff\u00e9rentes\u00a0: <strong>Fran\u00e7ois Dompierre, Tim Brady<\/strong> et <strong>Airat Ichmouratov<\/strong>.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p style=\"text-align: center;\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"aligncenter size-full wp-image-50870\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/ATMA-3-Par-quatre-chemins.jpg\" alt=\"ATMA Par quatre chemins\" width=\"1024\" height=\"512\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/ATMA-3-Par-quatre-chemins.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/ATMA-3-Par-quatre-chemins-300x150.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/ATMA-3-Par-quatre-chemins-768x384.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/p>\n<p><strong><u>L\u2019outsider<\/u><\/strong><\/p>\n<p>Le doyen de ce triumvirat est <strong>Fran\u00e7ois Dompierre<\/strong>, un compositeur qui a toujours revendiqu\u00e9 son ind\u00e9pendance stylistique. \u00c0 une \u00e9poque (les ann\u00e9es 1960 et 1970) o\u00f9 la seule voie d\u2019avancement et de reconnaissance dans le milieu de la composition classique moderne \u00e9tait l\u2019atonalisme rugueux, <strong>Dompierre<\/strong> s\u2019\u00e9pivardait dans le jazz, la chanson et la com\u00e9die musicale.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019image d\u2019<strong>Andr\u00e9 Gagnon<\/strong>, il restait en marge de l\u2019establishment pour rejoindre la cohorte des \u00ab\u00a0populaires\u00a0\u00bb. \u00c0 la diff\u00e9rence de <strong>D\u00e9d\u00e9<\/strong>, cela dit, <strong>Dompierre<\/strong> \u00e9tait plus \u00e9clectique, voire polystylistique.<\/p>\n<p>Puis, les temps ont chang\u00e9. Depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es, les termes \u00ab\u00a0accessible\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0s\u00e9rieuse\u00a0\u00bb peuvent \u00eatre utilis\u00e9s sans n\u00e9gation r\u00e9pulsive dans une m\u00eame phrase.<\/p>\n<p><strong>Fran\u00e7ois Dompierre<\/strong> a, semble-t-il, retrouv\u00e9 l\u2019appel de la composition pure, celle pour \u00ab\u00a0le concert\u00a0\u00bb et dans les formes \u00e9prouv\u00e9es par la tradition\u00a0: <em>24 pr\u00e9ludes<\/em> (pour <strong>Alain Lef\u00e8vre<\/strong>), concerto grosso (<em>Concertango grosso<\/em> pour <strong>Louise Bessette<\/strong>) et ce quatuor \u00e0 cordes <strong><em>Par quatre chemins<\/em><\/strong> (qui donne son titre \u00e0 tout l\u2019album), \u00e9crit pour le <strong>Nouveau Quatuor \u00e0 cordes Orford<\/strong>.<\/p>\n<blockquote><p><strong><em>Par quatre chemins<\/em><\/strong> comme pour dire qu\u2019on prend le temps de s\u2019\u00e9parpiller \u00e0 travers diverses esth\u00e9tiques musicales afin d\u2019en op\u00e9rer une synth\u00e8se \u00e9tonnante. <strong>Dompierre<\/strong> est champion \u00e0 ce jeu.<\/p><\/blockquote>\n<p>Les 5 mouvements de l\u2019\u0153uvre portent des titres particuli\u00e8rement \u00e9vocateurs des chemins de traverse fr\u00e9quent\u00e9s par le compositeur, et de leurs \u00e9tonnants croisements (ainsi que de l\u2019humour fin et subtil de leur auteur!).<\/p>\n<p><strong><em>Hornpipe tripatif, Cantil\u00e8ne spleen\u00e9, Musette cosmique, Pavane solitaire<\/em><\/strong> et <strong><em>Scherzo hachur\u00e9<\/em><\/strong>. Vous voyez un peu le genre? Mais rassurez-vous\u00a0: il ne s\u2019agit pas de musique <em>comique<\/em>. On parle ici de clins d\u2019\u0153il. Ce qu\u2019on entend est tonal, accessible, agr\u00e9able, mais s\u00e9rieux et rigoureux.<\/p>\n<p>On se laisse bercer par le <em>Cantil\u00e8ne<\/em> o\u00f9 le spleen de <strong>Baudelaire<\/strong> perce doucement et la <strong><em>Pavane<\/em><\/strong> languissante. On est amus\u00e9 par la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 du <strong><em>Hornpipe<\/em><\/strong> (une danse irlandaise) qui est moins \u00ab\u00a0tripatif\u00a0\u00bb qu\u2019attendu, mais n\u2019emp\u00eache. La <strong><em>Musette<\/em><\/strong> et le <strong><em>Scherzo<\/em><\/strong> ont des allures de danses de cour un peu d\u00e9glingu\u00e9es.<\/p>\n<p><strong><u>Le n\u00e9otonal<\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>Airat Ichmouratov<\/strong> est le jeunot. 44 ans, c\u2019est \u00e0 peine le d\u00e9but de l\u2019\u00e2ge adulte pour un compositeur. Et pourtant, le Montr\u00e9alais d\u2019origine russe prend de plus en plus de place sur la sc\u00e8ne musicale depuis une dizaine d\u2019ann\u00e9es. Il a d\u00e9j\u00e0 une quarantaine de num\u00e9ros d\u2019opus \u00e0 son actif, une majorit\u00e9 en musique orchestrale ou concertante!<\/p>\n<p>Le public aime sa musique tonale, \u00e0 la fois n\u00e9o-classique et n\u00e9oromantique, aux accents rythmiques affirm\u00e9s et mari\u00e9s \u00e0 une palette dramatique et expressive efficace. Ichmouratov n\u2019\u00e9crit pas, \u00e0 ma connaissance, de musiques de film. Mais il pourrait, et elle serait bonne!<\/p>\n<p>Son <strong><em>Quatuor \u00e0 cordes no 4, op. 35, \u00ab\u00a0Le Temps et le Destin\u00a0\u00bb<\/em><\/strong> a \u00e9t\u00e9 \u00e9crit en 2012 apr\u00e8s le d\u00e9c\u00e8s d\u2019<strong>Eleonora Turovsky<\/strong>, \u00e9pouse de <strong>Yuli Turovsky<\/strong>, dont Airat \u00e9tait proche.<\/p>\n<div class=\"jetpack-video-wrapper\"><span class=\"embed-youtube\" style=\"text-align:center; display: block;\"><iframe loading=\"lazy\" class=\"youtube-player\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/UqLoY4TPkYI?version=3&#038;rel=1&#038;showsearch=0&#038;showinfo=1&#038;iv_load_policy=1&#038;fs=1&#038;hl=fr-FR&#038;autohide=2&#038;wmode=transparent\" allowfullscreen=\"true\" style=\"border:0;\" sandbox=\"allow-scripts allow-same-origin allow-popups allow-presentation\"><\/iframe><\/span><\/div>\n<p>Le <strong>Temps<\/strong>, pour <strong>Ichmouratov<\/strong>, prend l\u2019aspect (sonore) de motifs saccad\u00e9s qui rappellent les tic-tacs d\u2019une horloge. Simple et efficace. Pr\u00e9visible? Oui, peut-\u00eatre. Mais la facult\u00e9 du compositeur \u00e0 construire une narration pertinente et int\u00e9ressante, et \u00e0 colorer ses toiles sonores avec dext\u00e9rit\u00e9, \u00e9l\u00e8ve l\u2019ensemble \u00e0 un niveau musical sup\u00e9rieur.<\/p>\n<p>Le th\u00e8me du <strong>Destin<\/strong>, quant \u00e0 lui, appara\u00eet surtout au 3<sup>e<\/sup> mouvement. Une musique diaphane, comme en apesanteur et planant au-dessus de l\u2019auditeur, en prenant du coffre et de l\u2019\u00e9nergie, un tant soit peu, ici et l\u00e0.<\/p>\n<p>Le tout est magnifique, mais (il faut l\u2019avouer) tr\u00e8s semblable \u00e0 du <strong>Chostakovitch<\/strong>. Ce qui n\u2019est certainement pas une insulte.<\/p>\n<p><strong><u>L\u2019audacieux<\/u><\/strong><\/p>\n<p><strong>Tim Brady<\/strong> est de cette g\u00e9n\u00e9ration pour qui les choix stylistiques ont \u00e9t\u00e9 difficiles.<\/p>\n<p>Voyez-vous, pour la g\u00e9n\u00e9ration pr\u00e9c\u00e9dente (celle de Dompierre), les options \u00e9taient simples, parce que limit\u00e9es. Soit on rentrait dans le rang du modernisme intransigeant, soit on restait \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur (en musique populaire).<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019inverse, pour celle d\u2019<strong>Ichmouratov<\/strong> (plus r\u00e9cente), la libert\u00e9 est totale. Fais ce que tu veux et trouve ton public.<\/p>\n<p><strong>Tim Brady<\/strong>, lui, a atteint sa maturit\u00e9 au moment de la transition, longue et incertaine. Le cadre restrictif de l\u2019acad\u00e9misme montrait des signes de fissuration, mais demeurait contraignant.<\/p>\n<p>Ajoutez \u00e0 cela le fait que <strong>Brady<\/strong> joue de la guitare\u2026 \u00e9lectrique, et vous avez le portrait d\u2019un artiste qui a d\u00fb (et doit toujours) \u00eatre audacieux pour faire entendre sa diff\u00e9rence, et surtout la faire accepter.<\/p>\n<p>L\u2019avantage de cet artiste montr\u00e9alais est qu\u2019il est dou\u00e9. En raison de son instrument de pr\u00e9dilection, il a \u00e9t\u00e9 amen\u00e9 \u00e0 c\u00f4toyer des genres musicaux ext\u00e9rieurs au monde de l\u2019acad\u00e9misme, et en a int\u00e9gr\u00e9 certains codes dans ses compositions. Et contrairement \u00e0 <strong>Dompierre<\/strong>, il n\u2019a jamais rejet\u00e9 l\u2019approche atonale dans ses \u0153uvres. Il a donc op\u00e9r\u00e9 une synth\u00e8se musicale complexe, riche et charnue.<\/p>\n<p>Son <strong><em>Quatuor \u00e0 cordes no 2 \u00ab\u00a0Journal\u00a0\u00bb<\/em><\/strong> est la pi\u00e8ce ma\u00eetresse de l\u2019album. Une \u0153uvre qui juxtapose brillamment des \u00e9l\u00e9ments rythmiques dignes de la musique r\u00e9p\u00e9titive am\u00e9ricaine (\u00e0 tort appel\u00e9e minimaliste) avec des dissonances modernes qui cr\u00e9ent des textures me rappelant vaguement des <em>fuzz<\/em> de guitare \u00e9lectrique.<\/p>\n<p>Rythmes fr\u00e9n\u00e9tiques insistants, accords soutenus grin\u00e7ants (comme du \u00ab\u00a0white noise\u00a0\u00bb) et \u00e9pisodes introspectifs lyriques s\u2019accordent dans un chef-d\u2019\u0153uvre important de notre musique contemporaine qu\u00e9b\u00e9coise. Bravo.<\/p>\n<p>L\u00e0 o\u00f9 <strong>Dompierre<\/strong> et <strong>Ichmouratov<\/strong> sont plaisants (tr\u00e8s), <strong>Brady<\/strong> est saisissant et essentiel.<\/p>\n<p><strong>VOUS AVEZ AIM\u00c9 CET ARTICLE? 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