{"id":51209,"date":"2018-01-28T12:37:58","date_gmt":"2018-01-28T17:37:58","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=51209"},"modified":"2018-02-03T18:43:06","modified_gmt":"2018-02-03T23:43:06","slug":"critique-jfk-letrange-reve-de-monsieur-jack","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/01\/28\/critique-jfk-letrange-reve-de-monsieur-jack\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | JFK: L&rsquo;\u00e9trange r\u00eave de Monsieur Jack"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_51191\" aria-describedby=\"caption-attachment-51191\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-51191\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-2-YvesRenaud-web.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"684\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-2-YvesRenaud-web.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-2-YvesRenaud-web-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-2-YvesRenaud-web-768x513.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-51191\" class=\"wp-caption-text\">Le r\u00eave de JFK permet \u00e0 divers personnages d\u2019\u00e9voluer sur sc\u00e8ne. (Cr\u00e9dit: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p>De deux choses, je ne saurais dire laquelle suscite en moi le plus grand malaise : assister \u00e0 l\u2019op\u00e9ra <em>JFK<\/em>, ou \u00e9crire une critique de l\u2019op\u00e9ra <em>JFK<\/em>. En effet, trouver un sens \u00e0 l\u2019\u0153uvre de <strong>Little<\/strong> et <strong>Vavrek<\/strong> n\u2019est pas chose facile.<\/p>\n<p>En peignant \u00e0 gros traits le portrait d\u2019un pr\u00e9sident faible et vuln\u00e9rable aux prises avec ses angoisses, aux antipodes du h\u00e9ros qu\u2019en ont fait les m\u00e9dias et la culture populaire, <em>JFK<\/em> passe au moins un message\u00a0: les politiciens sont des \u00eatre humains comme les autres. Ou pire que les autres. Quant \u00e0 l\u2019op\u00e9ra, il reste difficilement recommandable sans apporter des r\u00e9serves majeures.<\/p>\n<p>Il y a \u00e9norm\u00e9ment de belles choses dans <em>JFK<\/em>, mais aussi tellement de d\u00e9cisions artistiques discutables qu\u2019il est difficile de dire\u00a0: \u00ab\u00a0allez-y\u00a0\u00bb sans arri\u00e8re-pens\u00e9e. D\u2019abord, la sc\u00e9nographie est superbe, et la mise en sc\u00e8ne, bien men\u00e9e.<\/p>\n<p>Le d\u00e9cor pivotant, qui pr\u00e9sente les pi\u00e8ces de la suite occup\u00e9e par le pr\u00e9sident et sa femme \u00e0 l\u2019H\u00f4tel Texas, \u00e0 Fort Worth, facilite la structure narrative, compos\u00e9e de tableaux incoh\u00e9rents qui se succ\u00e8dent. Il suffit de tourner le d\u00e9cor et hop! On change de d\u00e9lire.<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 de la suite d&rsquo;h\u00f4tel, le r\u00eave de JFK se transporte dans d\u2019autres mondes, imaginaires et repr\u00e9sentatifs de grands th\u00e8mes qui ont hant\u00e9 sa pr\u00e9sidence\u00a0: la conqu\u00eate de la lune, Nikita Khroutchev et l\u2019URSS.<\/p>\n<p>Quand les sc\u00e8nes se d\u00e9roulent dans la chambre, JFK fait face \u00e0 ses cauchemars plus intimes\u00a0: sa d\u00e9pendance \u00e0 la morphine, sa s\u0153ur Rosemary, lobotomis\u00e9e \u00e0 23 ans, et sa peur inavou\u00e9e de Lyndon B. Johnson, <a href=\"http:\/\/abcnews.go.com\/Politics\/Jacqueline_Kennedy\/jacqueline-kennedy-reveals-jfk-feared-lbj-presidency\/story?id=14477930\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">r\u00e9v\u00e9l\u00e9e plus tard<\/a>. L\u2019une des nombreuses th\u00e9ories sur l\u2019assassinat de JFK avance d\u2019ailleurs que c\u2019est Johnson qui l\u2019aurait command\u00e9 pour s\u2019emparer du pouvoir.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_51192\" aria-describedby=\"caption-attachment-51192\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-51192\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-3-YvesRenaud.jpg\" alt=\"Le contexte du r\u00eave permet \u00e0 la m\u00eame personne de cohabiter avec elle-m\u00eame, \u00e0 diff\u00e9rents \u00e2ges. Jacqueline Onassis et Jackie Kennedy. (Cr\u00e9dit: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-3-YvesRenaud.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-3-YvesRenaud-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-3-YvesRenaud-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-51192\" class=\"wp-caption-text\">Le contexte du r\u00eave permet \u00e0 la m\u00eame personne de cohabiter avec elle-m\u00eame, \u00e0 diff\u00e9rents \u00e2ges. Jacqueline Onassis et Jackie Kennedy. (Cr\u00e9dit: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Fantastique Daniela Mack<\/strong><\/p>\n<p>Les chanteurs sont tous \u00e0 la hauteur, en particulier la mezzo-soprano <strong>Daniela Mack<\/strong>, dont on peut dire qu\u2019elle porte une grande partie de la production sur ses \u00e9paules. Elle transmet magistralement et avec \u00e9motion la musique de Little, qui lui a donn\u00e9 un r\u00f4le fort mais difficile ainsi que les plus beaux airs.<\/p>\n<p><strong>Matthew Worth<\/strong>, en JFK, fait entendre un beau timbre de baryton mais la partition qu&rsquo;il doit rendre est ingrate. De plus, son personnage est si mal d\u00e9fini qu\u2019il reste dans l\u2019ombre de son \u00e9pouse.<\/p>\n<blockquote><p>D\u00e9pouill\u00e9 de son leadership et m\u00eame de personnalit\u00e9, il ne sert plus que de v\u00e9hicule et de pr\u00e9texte aux divers tableaux que le librettiste a tenu \u00e0 inclure dans son collage, d\u00e9montrant une vision qui r\u00e9duit ce pauvre JFK \u00e0 l\u2019\u00e9tat de jouet du destin.<\/p><\/blockquote>\n<p>Parmi les personnages secondaires, on remarque l\u2019excellente soprano <strong>Talise Trevigne<\/strong> (Clara Harris) et le t\u00e9nor <strong>Sean Panikkar<\/strong> (Henry Rathbone), tant pour leur voix que pour leur belle pr\u00e9sence sc\u00e9nique. Le baryton-basse <strong>Daniel Okulitch<\/strong> r\u00e9ussit bien en m\u00e9chant et caricatural Lyndon B. Johnson, dans l\u2019une des sc\u00e8nes les plus vulgaires qu\u2019on ait pu voir \u00e0 l\u2019Op\u00e9ra de Montr\u00e9al depuis des lustres.<\/p>\n<p>Entour\u00e9 des politiciens texans (les membres de Quartom et Alexandre Sylvestre), il tyrannise un JFK nu, antih\u00e9ros accabl\u00e9 par son mal de dos et sans d\u00e9fense dans sa baignoire.<\/p>\n<p>Cependant, un manque de projection du c\u00f4t\u00e9 des politiciens texans, trop pr\u00e9occup\u00e9s par les mille gesticulations que le metteur en sc\u00e8ne leur impose, ainsi qu\u2019un l\u00e9ger d\u00e9calage avec l\u2019orchestre, nuisent \u00e0 la r\u00e9ussite compl\u00e8te de la sc\u00e8ne. S&rsquo;y m\u00eale aussi une prostitu\u00e9e (Cree Carrico, qui fait \u00e9galement Rosemary) dont le r\u00f4le demeure avant tout accessoire, symbolique. On croit deviner qu&rsquo;elle repr\u00e9sente les infid\u00e9lit\u00e9s du pr\u00e9sident, sans que cela ait plus d&rsquo;impact.<\/p>\n<p>Tout comme la visite inopin\u00e9e de Rosemary Kennedy d\u00e9peinte en hyst\u00e9rique, la pr\u00e9sence de la prostitu\u00e9e, mal int\u00e9gr\u00e9e dans l&rsquo;ensemble, demeure un \u00e9l\u00e9ment st\u00e9r\u00e9otyp\u00e9 qui surcharge l&rsquo;op\u00e9ra sans le faire progresser.<\/p>\n<blockquote><p>En m\u00eame temps, Lyndon et ses acolytes ont beau \u00eatre vulgaires dans leur attitude et dans leurs gestes, on ne peut s\u2019emp\u00eacher de penser qu\u2019ils ne le seront jamais autant que les vrais politiciens peuvent l\u2019\u00eatre, la plupart du temps, lorsqu\u2019ils ruinent sans vergogne la vie de populations enti\u00e8res.<\/p><\/blockquote>\n<p>Sur le plan musical, il y a de beaux moments, mais la partition aux influences multiples est in\u00e9gale et certainement moins imaginative que celles d\u2019<em>Another Brick in the Wall <\/em>et de <em>Dead Man Walking<\/em>. Un beau th\u00e8me de quatre notes, assez triste, revient tout au long de l\u2019op\u00e9ra, trait\u00e9 de diverses fa\u00e7ons. Dans la fosse, l&rsquo;interpr\u00e9tation de l&rsquo;OSM est irr\u00e9prochable.<\/p>\n<p><strong>Duo et trio<\/strong><\/p>\n<p>Deux sc\u00e8nes sont particuli\u00e8rement r\u00e9ussies\u00a0: un duo entre Jack et Jackie, au premier acte, et le trio f\u00e9minin sublime du 3<sup>e<\/sup> acte entre Jackie, Jacqueline Onassis et Clara Harris est certainement le plus beau moment musical de tout <em>JFK<\/em>. De plus, toutes les interventions des ch\u0153urs sont judicieuses et ajoutent de la texture et de la profondeur.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_51190\" aria-describedby=\"caption-attachment-51190\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-51190\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-YvesRenaud-web.jpg\" alt=\"Jackie Kennedy (Daniela Mack) et JFK (Matthew Worth) dans la production JFK de l'Op\u00e9ra de Montr\u00e9al, pr\u00e9sent\u00e9e du 27 janvier au 3 f\u00e9vrier. (Cr\u00e9dit: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"666\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-YvesRenaud-web.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-YvesRenaud-web-300x195.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/JFK-YvesRenaud-web-768x500.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-51190\" class=\"wp-caption-text\">Jackie Kennedy (Daniela Mack) et JFK (Matthew Worth) dans la production JFK de l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al, pr\u00e9sent\u00e9e du 27 janvier au 3 f\u00e9vrier. (Cr\u00e9dit: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Les lacunes du livret<\/strong><\/p>\n<p>Si la sc\u00e9nographie est belle, si les chanteurs font bien leur travail et si la musique, sans \u00eatre g\u00e9niale, a tout de m\u00eame des qualit\u00e9s, alors qu&rsquo;est-ce qui ne va pas? Principalement le texte et le livret dans son ensemble, maillon faible de toute cette entreprise. On comprendra qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un r\u00eave et que, par cons\u00e9quent, il est naturel que le r\u00e9cit ne suive pas une progression lin\u00e9aire traditionnelle. Toutefois, il y a une certaine forme de paresse \u00e0 utiliser un r\u00eave pour justifier l\u2019ind\u00e9cision et le manque de finition d&rsquo;un livret d&rsquo;op\u00e9ra.<\/p>\n<blockquote><p>Vavrek semble avoir oubli\u00e9 qu\u2019\u00e9crire, c\u2019est choisir. Il ne peut r\u00e9sister \u00e0 la tentation d\u2019inclure trop d\u2019\u00e9l\u00e9ments disparates dans ce qui donne l\u2019impression d\u2019un fourre-tout.<\/p><\/blockquote>\n<p>Trop d\u2019interventions, de gestes, de symboles soul\u00e8vent des questions qui demeurent sans r\u00e9ponses.<\/p>\n<p>Cependant, le c\u0153ur du probl\u00e8me r\u00e9side dans le fait que les paroles \u00e9vasives des personnages nous en apprennent trop peu sur eux-m\u00eames, sur leurs motivations et sur la signification de leur pr\u00e9sence. Ils disent bien des choses qui ne font pas progresser la trame narrative, ni ne nous \u00e9clairent sur leur r\u00f4le, le sens de l\u2019op\u00e9ra ou un quelconque message. Lorsqu&rsquo;ils interagissent, leurs dialogues sont souvent tellement baign\u00e9s d&rsquo;un flou po\u00e9tique qu&rsquo;ils ne nous en apprennent pas vraiment plus sur la nature profonde des relations entre les personnages.<\/p>\n<p>En r\u00e9sum\u00e9: si la production de l&rsquo;<a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/opera-de-montreal\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Op\u00e9ra de Montr\u00e9al<\/a> est plut\u00f4t r\u00e9ussie, c&rsquo;est l&rsquo;oeuvre qui est probl\u00e9matique. On en reste, finalement, avec l\u2019impression d\u2019avoir assist\u00e9 \u00e0 une bonne dose de tape-\u00e0-l\u2019\u0153il et entendu pas mal de bruit autour du traitement maladroit d&rsquo;un th\u00e8me qui aurait pu \u00eatre mieux exploit\u00e9.<\/p>\n<p><em><strong>JFK, \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al, se poursuit jusqu&rsquo;au 3 f\u00e9vrier, salle Wilfrid-Pelletier.<\/strong> <\/em><\/p>\n<p><strong>VOUS AVEZ AIM\u00c9 CET ARTICLE? Lisez aussi:<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/01\/17\/liszts-douze-operas-a-voir-lete-a-montreal\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Douze op\u00e9ras \u00e0 voir avant l&rsquo;\u00e9t\u00e9 \u00e0 Montr\u00e9al<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/12\/07\/50115-fantome-opera-version-concert-francais-montreal\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Le Fant\u00f4me de l&rsquo;op\u00e9ra, version concert en fran\u00e7ais, \u00e0 Montr\u00e9al<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De deux choses, je ne saurais dire laquelle suscite en moi le plus grand malaise : assister \u00e0 l\u2019op\u00e9ra JFK, ou \u00e9crire une critique de l\u2019op\u00e9ra JFK. 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