{"id":51147,"date":"2018-01-25T15:36:09","date_gmt":"2018-01-25T20:36:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=51147"},"modified":"2018-01-25T16:25:07","modified_gmt":"2018-01-25T21:25:07","slug":"vies-en-musique-odile-gruet-copiste-un-metier-en-voie-de-disparition","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/01\/25\/vies-en-musique-odile-gruet-copiste-un-metier-en-voie-de-disparition\/","title":{"rendered":"VIES EN MUSIQUE | Odile Gruet, copiste: un m\u00e9tier en voie de disparition"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_51148\" aria-describedby=\"caption-attachment-51148\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-51148\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/01-Odile-Gruet-cr-Helene-RoulotGanzmann.jpg\" alt=\"Odile Gruet, l'une des derni\u00e8res copistes au Qu\u00e9bec. (Cr\u00e9dit: H\u00e9l\u00e8ne Roulot-Ganzmann)\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/01-Odile-Gruet-cr-Helene-RoulotGanzmann.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/01-Odile-Gruet-cr-Helene-RoulotGanzmann-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/01-Odile-Gruet-cr-Helene-RoulotGanzmann-768x432.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-51148\" class=\"wp-caption-text\">Odile Gruet est l&rsquo;une des derni\u00e8res copistes de Montr\u00e9al. (Cr\u00e9dit: H\u00e9l\u00e8ne Roulot-Ganzmann)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>La chronique \u00ab Vies en musique \u00bb pr\u00e9sente des personnes qui se sont d\u00e9vou\u00e9es toute leur vie pour la musique en demeurant plut\u00f4t dans l\u2019ombre. Ludwig van Montr\u00e9al rend hommage \u00e0 ces infatigables passionn\u00e9s, souvent piliers de leur communaut\u00e9. Cette semaine, la copiste Odile Gruet, qui en une trentaine d\u2019ann\u00e9es de carri\u00e8re, a grav\u00e9 pr\u00e8s d\u2019un millier de partitions.<\/strong><\/p>\n<p>Il n\u2019y a pas grand-chose sur la page Facebook d\u2019<strong>Odile Gruet<\/strong>. Quelques photos de vacances, surtout des partages d\u2019articles concernant les musiques classiques et contemporaines. Mais ce qu\u2019elle se souvient avoir publi\u00e9, m\u00eame si cela remonte au d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9 dernier, c\u2019est le prix qu&rsquo;elle a remport\u00e9. Le deuxi\u00e8me prix d\u2019excellence graphique remis \u00e0 la conf\u00e9rence annuelle de la Music Publishers Association des \u00c9tats-Unis, pour sa copie du <em>Liebesgedichte<\/em> de <strong>Claude Vivier<\/strong>. Une commande des prestigieuses \u00e9ditions Boosey &amp; Hawkes.<\/p>\n<p>Un prix qui r\u00e9compense plus de trente ann\u00e9es pass\u00e9es dans l\u2019ombre des compositeurs, \u00e0 mettre leurs \u0153uvres sur papier.<\/p>\n<p><strong>Odile Gruet<\/strong> est copiste, graveuse musicale, voire, comme on les appelle parfois aujourd\u2019hui, infographiste musicale. Elle ne se dit pas artiste m\u00eame si elle \u00e9volue dans le milieu artistique. Elle se pr\u00e9sente plut\u00f4t comme une technicienne, une artisane. Son r\u00f4le? \u00c9crire la musique sur partition. Faire en sorte que celle-ci soit la plus lisible possible pour chacun des instrumentistes, qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une pi\u00e8ce pour quatuor \u00e0 cordes ou pour orchestre symphonique.<\/p>\n<figure id=\"attachment_51149\" aria-describedby=\"caption-attachment-51149\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-51149\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/001-1-Odile-Gruet-cr-Helene-RoulotGanzmann.jpg\" alt=\"Aujourd'hui, elle utilise le logiciel Finale pour sa gravure musicale. (Cr\u00e9dit: H\u00e9l\u00e8ne Roulot-Ganzmann)\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/001-1-Odile-Gruet-cr-Helene-RoulotGanzmann.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/001-1-Odile-Gruet-cr-Helene-RoulotGanzmann-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/001-1-Odile-Gruet-cr-Helene-RoulotGanzmann-768x432.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-51149\" class=\"wp-caption-text\">Aujourd&rsquo;hui, elle utilise le logiciel Finale pour sa gravure musicale. (Cr\u00e9dit: H\u00e9l\u00e8ne Roulot-Ganzmann)<\/figcaption><\/figure>\n<p>\u00ab Avec les outils informatiques, aujourd\u2019hui tout le monde peut s\u2019improviser copiste et \u00e9crire sa musique sur partition, explique-t-elle. \u00c7a ne veut pas dire que la transcription sera optimale. Il faut bien g\u00e9rer l\u2019espacement des mesures, les \u00ab tournes \u00bb \u00e9galement. Faire en sorte de pr\u00e9voir un silence en fin de page pour permettre \u00e0 l\u2019instrumentiste de tourner sans arr\u00eater de jouer. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Plume et encre de Chine<\/strong><\/p>\n<p>Quand Mme Gruet a remis sa premi\u00e8re copie au d\u00e9but des ann\u00e9es 80, elle \u00e9tait loin de penser qu\u2019elle en ferait son m\u00e9tier. Alors \u00e9tudiante \u00e0 la ma\u00eetrise \u00e0 l\u2019Universit\u00e9 de Montr\u00e9al, elle s\u2019imaginait plus derri\u00e8re des percussions que derri\u00e8re un ordinateur \u00e0 \u00e9crire la musique des autres. Fran\u00e7aise d\u2019origine, sans visa de travail, elle encha\u00eenait alors les petits boulots non d\u00e9clar\u00e9s pour subvenir \u00e0 ses besoins. Elle venait alors de se faire renvoyer de son poste de vendeuse chez un fleuriste et, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9e, elle s\u2019est vu proposer un premier travail de copiste. L\u2019\u00e9tudiante s\u2019est finalement r\u00e9v\u00e9l\u00e9e \u00eatre talentueuse et rapide et les contrats se sont succ\u00e9d\u00e9 alors que sa carri\u00e8re de percussionniste n\u2019a jamais d\u00e9marr\u00e9.<\/p>\n<p>Des regrets? Pas vraiment, r\u00e9pond-elle, mettant de l\u2019avant la libert\u00e9 qu\u2019elle a eu de travailler \u00e0 la maison durant toute sa carri\u00e8re.<\/p>\n<p>\u00ab C\u2019est s\u00fbr que ce n\u2019est pas ce \u00e0 quoi je r\u00eavais lorsque j\u2019avais 23 ou 24 ans, souligne-t-elle. Mais il y a une vraie gratification.\u00a0\u00bb<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab\u00a0Lorsque l\u2019on parvient \u00e0 trouver un moyen de transcrire sur partition, exactement ce que le compositeur a \u00e9crit dans une petite note sur le c\u00f4t\u00e9 de la page, il y a une vraie joie. \u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>Quand elle d\u00e9marre, le travail se fait \u00e0 la main avec plume et encre de Chine. <strong>Odile Gruet<\/strong> a la chance d\u2019avoir un beau trait et de pouvoir tout tracer sans r\u00e8gle, juste \u00e0 main lev\u00e9e. D\u2019o\u00f9 sa rapidit\u00e9 d\u2019ex\u00e9cution.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_51151\" aria-describedby=\"caption-attachment-51151\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-51151\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/003-1-Odile-Gruet-Partition-Michel-Georges-Bregent-cr-Helene-Roulot-Ganzmann.jpg\" alt=\"En tout d\u00e9but de carri\u00e8re, Odile Gruet utilisait la plume et l\u2019encre de Chine pour copier les partitions. Elle travaillait \u00e0 main lev\u00e9e. Ici La remont\u00e9e d\u2019Adanac O, le salmo-Salar, de Michel-Georges Br\u00e9gent. (Cr\u00e9dit: H\u00e9l\u00e8ne Roulot-Ganzmann)\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/003-1-Odile-Gruet-Partition-Michel-Georges-Bregent-cr-Helene-Roulot-Ganzmann.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/003-1-Odile-Gruet-Partition-Michel-Georges-Bregent-cr-Helene-Roulot-Ganzmann-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/003-1-Odile-Gruet-Partition-Michel-Georges-Bregent-cr-Helene-Roulot-Ganzmann-768x432.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-51151\" class=\"wp-caption-text\">En tout d\u00e9but de carri\u00e8re, Odile Gruet utilisait la plume et l\u2019encre de Chine pour copier les partitions. Elle travaillait \u00e0 main lev\u00e9e. Ici, <em>La remont\u00e9e d\u2019Adanac O, le salmo-Salar<\/em>, de Michel-Georges Br\u00e9gent. (Cr\u00e9dit: H\u00e9l\u00e8ne Roulot-Ganzmann)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Mais d\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 80, les premiers logiciels font leur apparition. En 1988, elle s\u2019ach\u00e8te son propre ordinateur et commence \u00e0 travailler avec le logiciel dont elle se sert aujourd\u2019hui encore, \u00e0 savoir Finale.<\/p>\n<p>\u00ab Au d\u00e9part, ce n\u2019\u00e9tait pas forc\u00e9ment plus rapide, se souvient-elle. Il fallait tout apprendre et il n\u2019y avait pas de formation. Lorsqu\u2019il s\u2019agit d\u2019une partition pour orchestre avec une multitude d\u2019instruments, le fichier peut \u00eatre lourd et les ordinateurs \u00e9tant ce qu\u2019ils \u00e9taient \u00e0 l\u2019\u00e9poque, \u00e7a patinait. C\u2019\u00e9tait quand m\u00eame int\u00e9ressant, car on a pu tirer profit du nombre d\u2019instruments sans avoir forc\u00e9ment tout \u00e0 r\u00e9\u00e9crire pour chacun. Ces outils permettent \u00e9galement de transformer, corriger et am\u00e9liorer sans devoir pour autant r\u00e9crire l&rsquo;ensemble de la partition. \u00bb<\/p>\n<p><strong>M\u00e9tier en voie de disparition<\/strong><\/p>\n<p>Au fur et \u00e0 mesure des versions, le logiciel et le mat\u00e9riel se sont am\u00e9lior\u00e9s et Odile Gruet n\u2019imagine pas aujourd\u2019hui pouvoir se passer de son outil informatique. Ce qui ne signifie pas que tout soit devenu plus simple, notamment parce qu\u2019elle travaille principalement avec des compositeurs de musiques nouvelles et contemporaines, ce qui fait parfois appel \u00e0 une gravure musicale non conventionnelle.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: left;\">\u00ab Je suis sans cesse confront\u00e9e \u00e0 des choses nouvelles. Les logiciels, eux, proposent des solutions standards. Si on ne reste pas dans les clous, \u00e7a devient tr\u00e8s complexe, raconte-t-elle. Je me souviens avoir eu \u00e0 graver un vibrato pour fl\u00fbte qui d\u00e9marrait tr\u00e8s lent et acc\u00e9l\u00e9rait. \u00c7a se repr\u00e9sente par une forme d\u2019onde irr\u00e9guli\u00e8re, mais il n\u2019y a pas \u00e7a dans le logiciel\u00a0\u00bb<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Sur le plan graphique, \u00e7a a vraiment stagn\u00e9. Il faut croire que nous ne soyons pas une client\u00e8le assez importante, les musiciens contemporains. Heureusement, nous formons une petite communaut\u00e9 d\u2019utilisateurs de Finale, ajoute-t-elle. Parfois, lorsque je suis coinc\u00e9e, je pose la question sur un forum et on me revient avec une solution. \u00bb<\/p>\n<p>\u00c0 sa connaissance, elles ne sont plus que deux copistes \u00e0 Montr\u00e9al. Un m\u00e9tier en voie de disparition du fait de son informatisation. Si par le pass\u00e9, elle recevait les partitions \u00e9crites et annot\u00e9es par les compositeurs \u00e0 la main, aujourd\u2019hui, c\u2019est de plus en plus souvent avec des fichiers informatiques qu\u2019ils viennent la voir. Son r\u00f4le consiste plus \u00e0 nettoyer les partitions, \u00e0 les rendre vraiment lisibles.<\/p>\n<p>\u00ab Quand les compositeurs ne se passent pas purement et simplement de copiste, poursuit-elle. Ce ne sont pas les personnes les plus riches, alors s\u2019ils peuvent \u00e9conomiser les 1\u00a0000 dollars de subvention qu\u2019ils ont re\u00e7us pour la gravure, ils le font et je le comprends. Mais c\u2019est \u00e9vident qu\u2019il y a une perte de qualit\u00e9 dans la gravure musicale. Ce ne sont pas des sp\u00e9cialistes des logiciels, ils y vont \u00e0 t\u00e2tons. \u00bb<\/p>\n<p><strong>Un millier de partitions<\/strong><\/p>\n<p>Depuis plusieurs ann\u00e9es, Odile Gruet a mis en place une formation au logiciel Finale qu\u2019elle donne dans les c\u00e9geps et \u00e0 l\u2019universit\u00e9, voire parfois en cours particulier. Elle enseigne les rudiments du m\u00e9tier, \u00e0 ne pas trop condenser les mesures, \u00e0 accrocher les annotations aux bonnes parties. Elle n\u2019est pourtant pas certaine qu\u2019il y ait une rel\u00e8ve dans le m\u00e9tier et elle-m\u00eame ne croit qu\u2019elle pousserait quiconque \u00e0 entreprendre aujourd\u2019hui une carri\u00e8re qui, croit-elle, n\u2019offrirait que peu de d\u00e9bouch\u00e9s. Ce qui n\u2019est pas sans poser des probl\u00e8mes, affirme-t-elle.<\/p>\n<blockquote><p>\u00ab La musique risque tout simplement d\u2019\u00eatre de plus en plus mal \u00e9crite. J\u2019ai r\u00e9cemment \u00e9crit les partitions d\u2019<em>Another Brick in the Wall<\/em> pour l\u2019Op\u00e9ra de Montr\u00e9al, raconte-t-elle. J\u2019\u00e9tais tr\u00e8s fi\u00e8re parce qu\u2019on est venue me dire que les r\u00e9p\u00e9titions s\u2019\u00e9taient d\u00e9roul\u00e9es comme sur des roulettes.\u00a0\u00bb<\/p><\/blockquote>\n<p>\u00ab\u00a0Vous savez, les orchestres r\u00e9p\u00e8tent rarement plus de deux heures ensemble avant une prestation. Si on passe ces deux heures \u00e0 chercher o\u00f9 est ceci ou cela sur la partition, ce n\u2019est pas tr\u00e8s efficace. \u00bb<\/p>\n<p>Et ce, d\u2019autant plus lorsqu\u2019il s\u2019agit de musiques nouvelles jamais jou\u00e9es.<\/p>\n<p>\u00ab Parce que sur la Symphonie n\u00b07 de Beethoven, tout le monde s\u2019en rend vite compte lorsqu\u2019il y a un probl\u00e8me \u00bb, s\u2019amuse-t-elle.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<figure id=\"attachment_51152\" aria-describedby=\"caption-attachment-51152\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-51152\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/002-partition-Gilles-Tremblay-cr-Helene-Roulot-Ganzmann-web.jpg\" alt=\"Certaines pi\u00e8ces de musique contemporaine requi\u00e8rent une graphie que les logiciels ne pr\u00e9voient pas. Ici Croissant, de Gilles Tremblay. (Cr\u00e9dit H\u00e9l\u00e8ne Roulot-Ganzmann)\" width=\"1024\" height=\"576\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/002-partition-Gilles-Tremblay-cr-Helene-Roulot-Ganzmann-web.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/002-partition-Gilles-Tremblay-cr-Helene-Roulot-Ganzmann-web-300x169.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/002-partition-Gilles-Tremblay-cr-Helene-Roulot-Ganzmann-web-768x432.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-51152\" class=\"wp-caption-text\">Certaines pi\u00e8ces de musique contemporaine requi\u00e8rent une graphie que les logiciels ne pr\u00e9voient pas. Ici, <em>Croissant<\/em>, de Gilles Tremblay. (Cr\u00e9dit H\u00e9l\u00e8ne Roulot-Ganzmann)<\/figcaption><\/figure>\n<p>En plus de trente ans de carri\u00e8re, <strong>Odile Gruet<\/strong> a copi\u00e9 pr\u00e8s d\u2019un millier de partitions pour cent cinquante clients environ, parmi lesquels <strong>Denis Gougeon, Linda Bouchard, Gilles Tremblay, Michel-Georges Br\u00e9gent<\/strong> ou encore <strong>Claude Vivier<\/strong>. \u00a0Elle a copi\u00e9 des partitions d\u2019orchestre, mais a \u00e9galement collabor\u00e9 \u00e0 des encyclop\u00e9dies de la musique, des livrets pour des examens ou encore des m\u00e9thodes d\u2019apprentissage d\u2019un instrument pour les enfants.<\/p>\n<p>Aujourd\u2019hui, elle admet que les commandes se font plus rares, mais, sans penser \u00e0 prendre une retraite que son statut de travailleuse autonome ne lui permet pas vraiment, elle souhaite ralentir un peu le rythme.\u00a0 Elle s\u2019attache surtout \u00e0 transmettre aux musiciens et futurs musiciens son exp\u00e9rience de la gravure musicale. Afin de ne pas s\u2019arracher les cheveux \u00e0 chaque nouvelle partition qu\u2019elle ouvrira lorsqu\u2019elle aura raccroch\u00e9.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>5 choses \u00e0 savoir sur la gravure musicale<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li>On consid\u00e8re habituellement le 15 mai 1501 et Venise comme, respectivement, la date et le lieu de naissance de l&rsquo;imprimerie musicale, lorsqu\u2019Ottaviano Petrucci signe la d\u00e9dicace de son <em>Harmonice musices odhecaton<\/em>.<\/li>\n<li>Durant le XXe si\u00e8cle, plusieurs m\u00e9thodes de gravure musicale cohabitent. Certains copistes utilisent des machines \u00e0 \u00e9crire sp\u00e9cifiques, d\u2019autres se servent de pochoirs, de tampons et de transferts. Les plus habiles travaillent \u00e0 main lev\u00e9e avec plume et encre de Chine.<\/li>\n<li>Finale, Sibelius et Berlioz sont les trois logiciels les plus utilis\u00e9s aujourd\u2019hui par les copistes. Mais certains y ajoutent aussi parfois Illustrator pour certaines notations contemporaines.<\/li>\n<li>Le copiste re\u00e7oit g\u00e9n\u00e9ralement un manuscrit ou un fichier Finale ou Sibelius. Mais il lui arrive de travailler \u00e0 partir de vid\u00e9os, de disques ou de fichiers audio num\u00e9riques.<\/li>\n<li>Il n\u2019existe pas de formation en tant que telle pour devenir copiste. Pour faire carri\u00e8re, il faut ma\u00eetriser la lecture, la transposition et les r\u00e8gles typographiques de l&rsquo;\u00e9criture musicale.<\/li>\n<\/ul>\n<\/blockquote>\n<p><strong>VOUS AVEZ AIM\u00c9 CET ARTICLE? Lisez aussi:<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2018\/01\/04\/vies-en-musique-michel-leonard-musicothecaire\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Vies en musique: Michel L\u00e9onard, musicoth\u00e9caire par passion<\/a>, par B\u00e9atrice Cadrin<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/10\/01\/vies-musique-claude-arnold-thibault-enseignant-perreault\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Vies en musique: Claude Arnold Thibault, enseignant retrait\u00e9 de Joseph-Fran\u00e7ois-Perrault: \u00ab\u00a0L&rsquo;important, c&rsquo;est d&rsquo;\u00eatre heureux\u00a0\u00bb<\/a>, par B\u00e9atrice Cadrin.<\/p>\n<p><strong>\u00a0<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La chronique \u00ab Vies en musique \u00bb pr\u00e9sente des personnes qui se sont d\u00e9vou\u00e9es toute leur vie pour la musique en demeurant plut\u00f4t dans l\u2019ombre. Ludwig van Montr\u00e9al rend hommage \u00e0 ces infatigables passionn\u00e9s, souvent piliers de leur communaut\u00e9. Cette semaine, la copiste Odile Gruet, qui en une trentaine d\u2019ann\u00e9es de carri\u00e8re, a grav\u00e9 pr\u00e8s d\u2019un millier de partitions.<\/p>\n","protected":false},"author":70,"featured_media":51148,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[16745,10998,11002],"tags":[17800,17799,17801],"yst_prominent_words":[17782,17797,17796,17781,17776,17789,17798,17784,17787,17778,17779,10476,9811,17786,17790,17774,17780,17775,17802,17788],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2018\/01\/01-Odile-Gruet-cr-Helene-RoulotGanzmann.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-diX","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51147"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/70"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=51147"}],"version-history":[{"count":9,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51147\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":51161,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/51147\/revisions\/51161"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/51148"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=51147"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=51147"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=51147"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=51147"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}