{"id":49664,"date":"2017-11-12T12:19:09","date_gmt":"2017-11-12T17:19:09","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=49664"},"modified":"2017-11-12T13:10:17","modified_gmt":"2017-11-12T18:10:17","slug":"critique-la-cenerentola-charmant-comique-brillant-long","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/11\/12\/critique-la-cenerentola-charmant-comique-brillant-long\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | La Cenerentola: charmant, comique, brillant et un peu long"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_49652\" aria-describedby=\"caption-attachment-49652\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-49652\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Julie-Boulianne-2-Yves-Renaud.jpg\" alt=\"Le r\u00f4le d\u2019Angelina (Cendrillon) dans La Cenerentola, de Rossini, est celui que Julie Boulianne a chant\u00e9 le plus souvent dans sa carri\u00e8re. (Cr\u00e9dit: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"684\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Julie-Boulianne-2-Yves-Renaud.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Julie-Boulianne-2-Yves-Renaud-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Julie-Boulianne-2-Yves-Renaud-768x513.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-49652\" class=\"wp-caption-text\">Le r\u00f4le d\u2019Angelina (Cendrillon) dans La Cenerentola, de Rossini, est celui que Julie Boulianne a chant\u00e9 le plus souvent dans sa carri\u00e8re. (Cr\u00e9dit: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p style=\"text-align: left;\">Si <em>La Cenerentola<\/em> de l\u2019<a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/opera-de-montreal\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Op\u00e9ra de Montr\u00e9al<\/a> est r\u00e9ussie? La r\u00e9ponse est oui. Cette production est d\u00e9licieuse avec sa mise en sc\u00e8ne g\u00e9niale, ses interpr\u00e8tes de talent et ses costumes qui semblent faits de p\u00e2te d\u2019amande. Mais il y a un \u00ab\u00a0mais\u00a0\u00bb : quelques longueurs et redondances dans l\u2019\u0153uvre qui font lever les yeux au ciel, \u00e0 l\u2019occasion. Ne boudez pas votre plaisir pour autant : allez-y.<\/p>\n<p>Angelina &#8211; c\u2019est le pr\u00e9nom de Cendrillon dans l&rsquo;op\u00e9ra de Rossini, est une douce jeune fille vertueuse et un peu masochiste qui aime \u00eatre maltrait\u00e9e par sa belle-famille au point de tout leur pardonner \u00e0 la fin. C\u2019est ce qui fait dire que l\u2019op\u00e9ra \u00ab finit bien \u00bb. Elle est interpr\u00e9t\u00e9e par la mezzo <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/11\/11\/49651-cenerentola-julie-boulianne\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Julie Boulianne<\/a> qui, dot\u00e9e de la voix parfaite pour ce r\u00f4le, nous \u00e9blouit, comme d\u2019habitude, par son velout\u00e9 et sa virtuosit\u00e9.<\/p>\n<p>La projection est cependant un peu insuffisante, de sorte qu\u2019\u00e0 la rang\u00e9e Q du parterre, on entend \u00e0 peine certains passages. Il faut tendre l\u2019oreille tout en maudissant mentalement l\u2019arm\u00e9e de tousseurs qui ont le don de s\u00e9vir au mauvais moment. L\u2019hiver est bel et bien commenc\u00e9! On ne peut donc pas vraiment bl\u00e2mer la chanteuse, car c\u2019est aussi le genre de r\u00e9pertoire dont les subtilit\u00e9s font ressortir les lacunes acoustiques de la salle Wilfrid-Pelletier.<\/p>\n<p><strong>Les interpr\u00e8tes<\/strong><\/p>\n<p>Le duo des m\u00e9chantes s\u0153urs, Clorinda (Lauren Margison) et Tisbe (Rose Naggar-Tremblay) est dr\u00f4le \u00e0 souhait. <strong>Lauren Margison<\/strong> se fait particuli\u00e8rement remarquer pour ses beaux aigus clairs et ses mimiques savoureuses, toujours plac\u00e9es au parfait moment. Don Magnifico, tout de mauve v\u00eatu (jusqu\u2019\u00e0 sa perruque), est magnifiquement camp\u00e9 par le baryton italien Pietro Spagnoli.<\/p>\n<p>On est plut\u00f4t enchant\u00e9s par le t\u00e9nor <strong>Juan Jos\u00e9 de Leon<\/strong>, dont la prestation est d\u2019excellente tenue du d\u00e9but \u00e0 la fin. On peut en dire autant de <strong>Vito Priante<\/strong>, tr\u00e8s amusant dans le r\u00f4le du valet Dandini. <strong>Kirk Eichelberger<\/strong> (Alidoro), basse provenant des \u00c9tats-Unis, n\u2019est pas toujours \u00e0 la hauteur sur le plan vocal, surtout dans son aria <em>La del ciel nell\u2019arcano profondo<\/em>. Le vieux sage est pour lui un r\u00f4le qui demandera encore du travail. L&rsquo;<strong>Orchestre M\u00e9tropolitain<\/strong>, dirig\u00e9 par <strong>Jos\u00e9 Miguel P\u00e9rez-Sierra<\/strong>, fait bien son travail, quoique l&rsquo;on ait pein\u00e9 \u00e0 entendre l&rsquo;Ouverture, jou\u00e9e exag\u00e9r\u00e9ment piano.<\/p>\n<p>De fa\u00e7on g\u00e9n\u00e9rale, on est impressionn\u00e9 par la pr\u00e9cision des chanteurs, qui ont \u00e0 rendre clairement de nombreux passages tr\u00e8s rapides, souvent en groupe. Le meilleur moment est \u00e9videmment l\u2019extraordinaire sextuor <em>Siete voi?<\/em>, morceau de g\u00e9nie du deuxi\u00e8me acte, tr\u00e8s r\u00e9ussi. Les six chanteurs, assis, coordonnent leurs gestes en une sorte de chor\u00e9graphie de mains suivant la musique. C\u2019est d\u2019ailleurs une autre force du spectacle : la gestuelle de chacun est tr\u00e8s \u00e9labor\u00e9e, juste, et le jeu d\u2019acteur est dirig\u00e9 avec une grande compr\u00e9hension de la musique et du th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<p><strong>La mise en sc\u00e8ne<\/strong><\/p>\n<p>Parlons de l\u2019exquise et brillantissime mise en sc\u00e8ne et de ses fabuleux accessoires. Les trouvailles sc\u00e9nographiques sont si habiles et nombreuses qu\u2019il est difficile de toutes les d\u00e9crire. Elles nous donnent enfin un pr\u00e9texte pour utiliser le mot \u00ab\u00a0mirifique\u00a0\u00bb.<\/p>\n<figure id=\"attachment_49653\" aria-describedby=\"caption-attachment-49653\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-49653\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Julie-Boulianne-cr-Yves-Renaud.jpg\" alt=\"Julie Boulianne dans La Cenerentola, de Rossini, \u00e0 l'Op\u00e9ra de Montr\u00e9al. (Cr\u00e9dit: Yves Renaud)\" width=\"1024\" height=\"684\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Julie-Boulianne-cr-Yves-Renaud.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Julie-Boulianne-cr-Yves-Renaud-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Julie-Boulianne-cr-Yves-Renaud-768x513.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-49653\" class=\"wp-caption-text\">Julie Boulianne dans La Cenerentola, de Rossini, \u00e0 l&rsquo;Op\u00e9ra de Montr\u00e9al. (Cr\u00e9dit: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Commen\u00e7ons par ces six souris grises, qui habitent la sc\u00e8ne presque du d\u00e9but \u00e0 la fin et qui ajoutent vie et mouvement avec leurs cabrioles. Elles font d\u2019ailleurs penser aux rats de <em>Casse-Noisette<\/em>. Leur pr\u00e9sence, pertinente, fait beaucoup rire.<\/p>\n<p>Au premier acte, le valet d\u00e9guis\u00e9 en prince arrive au ch\u00e2teau de Don Magnifico sur un formidable cheval \u00e0 deux t\u00eates, dot\u00e9 d\u2019un escalier. Au deuxi\u00e8me acte, un \u00e9cran de miroirs pivotants permet diverses entr\u00e9es et sorties des personnages, et se transforme en image de carrosse alors que Don Ramiro part \u00e0 la recherche de sa bien-aim\u00e9e. On revoit ledit carrosse en ombre chinoise puis en mod\u00e8le r\u00e9duit port\u00e9 par les souris, pendant un orage. On se croirait dans un spectacle pour enfants, et c\u2019est tr\u00e8s bien comme \u00e7a.<\/p>\n<figure id=\"attachment_49656\" aria-describedby=\"caption-attachment-49656\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-49656\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Cenerentola_YvesRenaud_w.jpg\" alt=\"\" width=\"1024\" height=\"684\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Cenerentola_YvesRenaud_w.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Cenerentola_YvesRenaud_w-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/Cenerentola_YvesRenaud_w-768x513.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-49656\" class=\"wp-caption-text\">Ce que l\u2019on remarque avant tout de cette production de La Cenerentola venue du Houston Grand Opera, ce sont les costumes tr\u00e8s color\u00e9s qui semblent sortir d\u2019un livre de contes. (Cr\u00e9dit: Yves Renaud)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Remercions cette cr\u00e9ativit\u00e9 d\u00e9bordante de rendre plus dynamique un op\u00e9ra qui, bien que tr\u00e8s beau, n\u2019est pas tr\u00e8s diversifi\u00e9 musicalement et ne comporte pas d&rsquo;air v\u00e9ritablement m\u00e9morable. Le premier acte s\u2019\u00e9ternise. On n\u2019ose pas imaginer ce que ce serait si la mise en sc\u00e8ne avait \u00e9t\u00e9 ennuyeuse.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est la faute de personne dans cette production, mais peut-\u00eatre attribuable \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Rossini, o\u00f9 l\u2019art du divertissement \u00e9tait adapt\u00e9 \u00e0 ses auditeurs, sans doute plus patients que nous, en 2017. Ajoutons que pour leurs oreilles, contrairement aux n\u00f4tres, cette musique \u00e9tait fra\u00eeche et nouvelle.\u00a0La moindre phrase est r\u00e9p\u00e9t\u00e9e au minimum trois fois. De plus, le livret comporte plusieurs sc\u00e8nes et dialogues qui ne font pas avancer l\u2019intrigue.<\/p>\n<p>\u00ab Mais c\u2019est cela, l\u2019op\u00e9ra! \u00bb, nous lan\u00e7ait un importun (et parfait inconnu) intervenant dans la conversation, \u00e0 l\u2019entracte, alors que nous faisions remarquer ces redondances.<\/p>\n<p>Non.<\/p>\n<p>De fait, si les op\u00e9ras sont souvent objectivement longs, cette longueur ne se fait pas toujours sentir \u00e9galement. C\u2019est d\u2019une longueur subjective dont on discute ici. Tout d\u00e9pend de la musique, du livret, et de la mise en sc\u00e8ne. On n\u2019aurait pas id\u00e9e de se plaindre de la longueur de <em>Don Giovanni<\/em>, par exemple, car l\u2019\u0153uvre est si g\u00e9niale que l\u2019on ne s\u2019ennuie jamais.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 ce b\u00e9mol tout \u00e0 fait relatif au seuil de tol\u00e9rance, au go\u00fbt et \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;esprit de chacun au moment du spectacle, cette <em>Cenerentola<\/em> vaut largement le d\u00e9tour et promet une soir\u00e9e remplie de rires, de satisfactions musicales et d\u2019\u00e9merveillement. Ce n\u2019est pas rien.<\/p>\n<p><em><strong>Prochaines repr\u00e9sentations de La Cenerentola : 14, 16 et 18 novembre, 19 h 30, Wilfrid-Pelletier.\u00a0<\/strong><\/em><\/p>\n<p><strong>VOUS AVEZ AIM\u00c9 CET ARTICLE? Lisez aussi:\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/11\/11\/49651-cenerentola-julie-boulianne\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Julie Boulianne : le plaisir de faire \u00e9voluer un r\u00f4le<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/11\/10\/lavant-concert-le-baron-tzigane-aventure-rires-et-musique\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Le Baron tzigane: aventure, rires et musique.<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Si La Cenerentola de l\u2019Op\u00e9ra de Montr\u00e9al est r\u00e9ussie? La r\u00e9ponse est oui. 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