{"id":49641,"date":"2017-11-10T20:02:01","date_gmt":"2017-11-11T01:02:01","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=49641"},"modified":"2017-11-11T14:14:30","modified_gmt":"2017-11-11T19:14:30","slug":"lavant-concert-les-journees-mondiales-de-la-musique-contemporaine-bis-haut-calibre-artistique","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/11\/10\/lavant-concert-les-journees-mondiales-de-la-musique-contemporaine-bis-haut-calibre-artistique\/","title":{"rendered":"L&rsquo;AVANT-CONCERT | Les Journ\u00e9es mondiales de la musique contemporaine \u00ab\u00a0BIS\u00a0\u00bb : de haut calibre artistique"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_49643\" aria-describedby=\"caption-attachment-49643\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-49643\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/ISCM-World-New-Music-Days-2017-Ensemble-Contemporain-de-Montreal-CR-Jan-Gates-28.jpg\" alt=\"L'Ensemble contemporain de Montr\u00e9al (ECM+) s'est produit devant une salle comble au Roundhouse Theater de Vancouver. (Cr\u00e9dit: Jan Gates)\" width=\"1024\" height=\"595\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/ISCM-World-New-Music-Days-2017-Ensemble-Contemporain-de-Montreal-CR-Jan-Gates-28.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/ISCM-World-New-Music-Days-2017-Ensemble-Contemporain-de-Montreal-CR-Jan-Gates-28-300x174.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/11\/ISCM-World-New-Music-Days-2017-Ensemble-Contemporain-de-Montreal-CR-Jan-Gates-28-768x446.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-49643\" class=\"wp-caption-text\">Andr\u00e9a Tyniec, V\u00e9ronique Lacroix et l\u2019ECM+ au Roundhouse de Vancouver pendant les Journ\u00e9es mondiales de la musique contemporaine. (Cr\u00e9dit: Jan Gates)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Lundi dernier, dans le cadre des Journ\u00e9es mondiales de la musique contemporaine, l\u2019<a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/ensemble-contemporain-de-montreal-ecm\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Ensemble contemporain de Montr\u00e9al (ECM+)<\/a> se produisait devant une salle comble au Roundhouse Theater de Vancouver. Au programme : trois premi\u00e8res canadiennes de jeunes compositeurs europ\u00e9ens et la cr\u00e9ation d\u2019une \u0153uvre pour violon et petit ensemble d\u2019Ana Sokolovi\u0107. Notre auteur invit\u00e9, Normand Babin, commente le concert qu\u2019il a \u00e9cout\u00e9 avec beaucoup d\u2019attention, et qui sera repris \u00e0 Montr\u00e9al le 14 novembre.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9v\u00e9nement \u00e9tait diffus\u00e9 en direct sur Livestream. Les <strong>Journ\u00e9es mondiales de la musique contemporaine<\/strong> sont chapeaut\u00e9es par la Soci\u00e9t\u00e9 internationale de musique contemporaine, organisme qui existe depuis 1922 et qui a vu \u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019\u0153uvres aussi c\u00e9l\u00e8bres que le Concerto \u00ab \u00e0 la m\u00e9moire d\u2019un ange \u00bb d\u2019Alban Berg. Elles rassemblent compositeurs, interpr\u00e8tes et conf\u00e9renciers dans un environnement stimulant qui favorise l\u2019\u00e9change et la cr\u00e9ation. Le concert qu\u2019y pr\u00e9sentait L\u2019ECM+ sera repris \u00e0 Montr\u00e9al \u00e0 la salle du Conservatoire, <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/event\/ecm-world-new-music-days-bis\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">le mardi 14 novembre prochain<\/a>. Il a permis d&rsquo;avoir un excellent aper\u00e7u de ce \u00e0 quoi on peut s&rsquo;attendre.<\/p>\n<p><strong>Vent et po\u00e9sie<\/strong><\/p>\n<p>Le concert s\u2019ouvre avec une \u0153uvre assez t\u00e9n\u00e9breuse de <strong>Grzegorz Pieniek<\/strong>, compositeur d\u2019origine polonaise vivant et travaillant \u00e0 Vienne. <em>Jede Nacht besucht uns ein Traum<\/em> \u00e9voque les m\u00e9lodies du vent. M\u00eame le piano et les percussions semblent soudainement souffler dans leurs instruments. Cet opus de Pieniek est inspir\u00e9 d\u2019une s\u00e9rie de dessins d\u2019Alfred Kubin, artiste autrichien du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle \u00e0 l\u2019univers \u00e0 la fois surr\u00e9aliste et sombre, voire glauque. La musique rend tr\u00e8s bien l\u2019\u00e9pouvante et l\u2019impression de froid dans le dos du travail pictural. Avec des moyens minimalistes et des chuchotements, cette musique frissonnante effleure l\u2019auditeur sans le brusquer.<\/p>\n<p>En toute logique suivra la musique de <strong>Martin Rane Bauck<\/strong> qui enfonce par de tout petits coups l\u2019auditeur dans ses pens\u00e9es les plus m\u00e9lancoliques. Le titre, <em>wie tau von dem fruhgras<\/em> est un vers de <strong>Rainer Maria Rilke<\/strong> tir\u00e9 du recueil des \u00c9l\u00e9gies \u00e0 Duino. Le compositeur norv\u00e9gien traduit le nihilisme po\u00e9tique par un pointillisme musical d\u2019une grande douceur. Avec une grande \u00e9conomie de moyens, Bauck utilise les instruments en contre-emploi la plupart du temps : le percussionniste frotte du papier sabl\u00e9 contre une surface satin\u00e9e. Au piano, on frotte les cordes. Aux vents, on souffle dans l\u2019instrument sans produire de notes. Les sons doux et fugaces surgissent et disparaissent sans laisser de traces. Un ange passe. Si on appr\u00e9cie Rilke, on aura compris que l\u2019\u0153uvre est r\u00e9ussie.<\/p>\n<p>Curieusement, <em>Astiro<\/em>, qui signifie \u00ab lentement \u00bb en euskara, la langue basque, est la pi\u00e8ce o\u00f9 il y a le plus d\u2019action parmi ces trois premi\u00e8res canadiennes. L\u2019\u0153uvre d\u2019I\u00f1aki Estrada Torio, basque d\u2019Espagne, demande une certaine virtuosit\u00e9 \u00e0 ceux qui s\u2019y attaquent. Un d\u00e9luge de petites notes, une lente mont\u00e9e lyrique et dramatique en font une \u0153uvre \u00e0 la structure claire \u00e0 laquelle l\u2019auditeur, connaisseur ou n\u00e9ophyte, pourra se rattacher. Un grand nombre de glissandos et de cascades descendantes \u00e9voquent un magma sonore qui rampe lentement, qui progresse encore plus lentement. La lenteur n\u2019est-elle pas diff\u00e9rente selon qui la per\u00e7oit? Sous l\u2019apparence de grande v\u00e9locit\u00e9 et virtuosit\u00e9, la lente \u00e9volution de la pi\u00e8ce dans ses harmonies et sa rythmique nous hypnotise.<\/p>\n<p><strong>Concerto pour violon d\u2019Ana Sokolovi<span style=\"text-align: left; color: #333333; text-transform: none; line-height: 22.4px; text-indent: 0px; letter-spacing: normal; font-family: -apple-system,BlinkMacSystemFont,'Segoe UI',Roboto,Oxygen-Sans,Ubuntu,Cantarell,'Helvetica Neue',sans-serif; font-size: 16px; font-style: normal; font-variant: normal; text-decoration: none; word-spacing: 0px; display: inline !important; white-space: normal; cursor: text; orphans: 2; float: none; -webkit-text-stroke-width: 0px; background-color: transparent;\">\u0107<\/span><\/strong><\/p>\n<p>Malgr\u00e9 le haut calibre artistique de cette premi\u00e8re partie, c\u2019est toutefois la cr\u00e9ation d\u2019<em>Evta,<\/em> un concerto pour violon et petit ensemble de notre estim\u00e9e <strong>Ana Sokolovi\u0107<\/strong> qui sera le point fort de cette soir\u00e9e. Bien que ce soit subtilement perceptible, l\u2019\u0153uvre est divis\u00e9e en sept parties d\u00e9di\u00e9es aux sept couleurs du chakra. Les mouvements s\u2019encha\u00eenent toutefois sans interruption. Ce que tous entendront sera l\u2019aspect chatoyant de cette musique.<\/p>\n<p>Sokolovi\u0107 s\u2019est inspir\u00e9 de musiques gitanes, ce qui se per\u00e7oit ais\u00e9ment notamment dans la premi\u00e8re cadence du violon, longue et redoutable. Les rythmes qui donnent envie de danser, les m\u00e9lismes, l\u2019envo\u00fbtement des m\u00e9lodies : tout y est. Il y a aussi, sous-jacent, un hommage aux grands concertos pour violons, on pense \u00e0 ceux de Sibelius et de Tcha\u00efkovski, notamment par les traits virtuoses, les arp\u00e8ges \u00e9blouissants suivis de notes pinc\u00e9es, les harmoniques, etc.<\/p>\n<p>La violoniste <strong>Andr\u00e9a Tyniec<\/strong> ma\u00eetrise parfaitement la mati\u00e8re musicale, la fait sienne et a livr\u00e9, d\u00e8s la premi\u00e8re mondiale d\u2019Evta, une version qui sera forc\u00e9ment r\u00e9f\u00e9rentielle. Tyniec mord dans la m\u00e9lodie et vient nous chercher par le bas-ventre. Une musique qui gueule, qui chante et qui vit!<\/p>\n<p><strong>V\u00e9ronique Lacroix<\/strong> et l\u2019ECM+ ont cette incroyable habilet\u00e9 d\u2019embarquer \u00e0 fond de train dans tous les projets et de les mener \u00e0 bon port avec gr\u00e2ce et qualit\u00e9 d\u2019interpr\u00e9tation. On ne dira jamais assez combien cet ensemble et sa formidable directrice artistique ont fait pour la musique de cr\u00e9ation. Ils offriront, ce mardi, un concert d\u00e9j\u00e0 bien rod\u00e9.<\/p>\n<p>L\u2019ECM+ ajoutera au programme du 14 novembre une autre \u0153uvre d\u2019Ana Sokolovi\u0107, <em>Pesma<\/em>, avec la mezzo-soprano <strong>Krisztina Szabo<\/strong>.<\/p>\n<p><em><strong>Journ\u00e9es mondiale de la musique contemporaine \u2013 World New Music Days &#8211; Bis, mardi 14 novembre 2017, 19h30, salle de concert du Conservatoire de musique de Montr\u00e9al<\/strong><\/em><\/p>\n<p>Programme :<\/p>\n<p>Ana Sokolovi\u0107 : <em>Evta<\/em><br \/>\nAna Sokolovi\u0107 : <em>Pesma<\/em><br \/>\nGrzegorz Pieniek : <em>Jede Nacht besucht uns ein Traum<\/em><br \/>\nMartin Rane Bauck : <em>wie tau von dem fr\u00fchgras<\/em><br \/>\nI\u00f1aki Estrada : <em>Astiro<\/em><\/p>\n<p>V\u00e9ronique Lacroix, chef<br \/>\nECM+, 12 musiciens<\/p>\n<p>Solistes :<br \/>\nAndr\u00e9a Tyniec (violon)<br \/>\nKrisztina Szab\u00f3 (mezzo)<\/p>\n<p><strong>VOUS AVEZ AIM\u00c9 CET ARTICLE? Lisez aussi:\u00a0<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/09\/29\/entretien-simon-bertrand-chasse-galerie-osm\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Simon Bertrand et sa chasse-galerie \u00e0 l&rsquo;OSM.\u00a0<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/10\/14\/entretien-louise-bessette-planete-musiques-nouvelles\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Louise Bessette sur la plan\u00e8te musiques nouvelles.\u00a0<\/a><\/p>\n<p><strong>Pour en savoir plus sur l&rsquo;ECM+, visitez<\/strong> <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/ensemble-contemporain-de-montreal-ecm\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">leur page-membre sur Ludwig van Montr\u00e9al.\u00a0<\/a><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Lundi dernier, dans le cadre des Journ\u00e9es mondiales de la musique contemporaine, l\u2019Ensemble contemporain de Montr\u00e9al (ECM+) se produisait devant une salle comble au Roundhouse Theater de Vancouver. 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