{"id":49005,"date":"2017-10-20T10:17:50","date_gmt":"2017-10-20T14:17:50","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=49005"},"modified":"2017-10-20T17:53:20","modified_gmt":"2017-10-20T21:53:20","slug":"critique-edgar-2-et-ses-fantomes-divertissant-et-tres-emouvant","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/10\/20\/critique-edgar-2-et-ses-fantomes-divertissant-et-tres-emouvant\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | Edgar 2 et ses fant\u00f4mes : divertissant et tr\u00e8s \u00e9mouvant"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_49011\" aria-describedby=\"caption-attachment-49011\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-49011\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-et-ses-fantomes_FrankDesgagn\u00e9s.jpg\" alt=\"Edgar et ses fant\u00f4mes 2 est un spectacle divertissant et tr\u00e8s r\u00e9ussi, \u00e0 ne pas manquer si on aime la musique et le th\u00e9\u00e2tre. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-et-ses-fantomes_FrankDesgagn\u00e9s.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-et-ses-fantomes_FrankDesgagn\u00e9s-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-et-ses-fantomes_FrankDesgagn\u00e9s-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-49011\" class=\"wp-caption-text\">Edgar 2 et ses fant\u00f4mes est un spectacle divertissant et tr\u00e8s r\u00e9ussi, \u00e0 ne pas manquer si on aime la musique et le th\u00e9\u00e2tre. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Apr\u00e8s le succ\u00e8s du premier <em>Edgar et ses fant\u00f4mes<\/em>, c\u2019\u00e9tait tout un d\u00e9fi de lui donner une suite. Ce d\u00e9fi a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9 avec intelligence dans une nouvelle pi\u00e8ce peut-\u00eatre moins dr\u00f4le que la premi\u00e8re mais plus \u00e9mouvante, avec quatre fabuleux acteurs dans les r\u00f4les des fant\u00f4mes. Un spectacle divertissant et tr\u00e8s r\u00e9ussi, \u00e0 ne pas manquer si on aime la musique et le th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9e hier soir \u00e0 la salle Pierre-Mercure devant une salle comble, o\u00f9 l&rsquo;on a pu voir bon nombre d&rsquo;acteurs qu\u00e9b\u00e9cois, mais peu de repr\u00e9sentants du monde musical classique.<\/p>\n<p>Sp\u00e9cifions d\u2019embl\u00e9e qu\u2019il n\u2019est absolument pas n\u00e9cessaire d\u2019avoir vu la premi\u00e8re pi\u00e8ce pour appr\u00e9cier celle-ci. Alors que dans la version originale, Edgar Fruitier recevait la visite de Bach, Mozart, Beethoven et Erik Satie dans son salon, cette fois, il fera la rencontre de Verdi, Haydn, Tcha\u00efkovski et Gershwin, en compagnie de l\u2019animatrice et claveciniste Catherine Perrin, qu\u2019il d\u00e9signe comme sa rel\u00e8ve. Cet aspect sera d&rsquo;ailleurs soulign\u00e9 plusieurs fois de mani\u00e8re peu subtile, notamment lorsque Gershwin et Haydn la soul\u00e8veront de terre pour la porter comme un h\u00e9ros sportif \u00e0 la fin d\u2019un match. \u00c7a ira, on a compris le message.<\/p>\n<p>Edgar et Catherine se retrouvent donc dans un magasin de disques au bord de la faillite que le com\u00e9dien et m\u00e9lomane de 87 ans vient de racheter pour loger ses fant\u00f4mes. En effet, depuis la pi\u00e8ce originale, il se dit hant\u00e9 par tous les compositeurs qui envahissent sa maison.<\/p>\n<p>L\u2019orchestre, tr\u00e8s pr\u00e9sent tout au long du spectacle, s\u2019installe dans des gradins qui occupent le fond du d\u00e9cor, ce qui nous permet de bien voir les musiciens. Ils sont 26, dirig\u00e9s par le brillant Jean-Pascal Hamelin.<\/p>\n<p><strong>S\u00e9bastien Dhavernas<\/strong><\/p>\n<p>Le premier compositeur \u00e0 entrer en sc\u00e8ne est Verdi, jou\u00e9 par S\u00e9bastien Dhavernas, qui s\u2019av\u00e8re extraordinairement juste et cr\u00e9dible dans son r\u00f4le. Il campe un Verdi orgueilleux, l\u00e9g\u00e8rement fanfaron, imbu de son importance mais sensible et dr\u00f4le, jamais caricatural. On y croit \u00e0 100%. Il en ira de m\u00eame des trois autres. Jean-Fran\u00e7ois Blanchard est digne et touchant en Tcha\u00efkovski, et sera en quelque sorte l\u2019antagoniste de Verdi tout au long de la pi\u00e8ce, jusqu\u2019\u00e0 une attendrissante r\u00e9conciliation finale.<\/p>\n<figure id=\"attachment_49012\" aria-describedby=\"caption-attachment-49012\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"Tcha\u00efkovski, Catherine Perrin \"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-49012\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Catherine-Perrin_FrankDesgagn\u00e9s.jpg\" alt=\"Jean-Fran\u00e7ois Blanchard est digne et touchant en Tcha\u00efkovski tandis que Catherine Perrin est tout \u00e0 fait \u00e0 sa place et joue avec conviction. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s). \" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Catherine-Perrin_FrankDesgagn\u00e9s.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Catherine-Perrin_FrankDesgagn\u00e9s-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Catherine-Perrin_FrankDesgagn\u00e9s-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-49012\" class=\"wp-caption-text\">Jean-Fran\u00e7ois Blanchard est digne et touchant en Tcha\u00efkovski tandis que Catherine Perrin est tout \u00e0 fait \u00e0 sa place et joue avec conviction. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s).<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Quelques longueurs<\/strong><\/p>\n<p>En incluant l\u2019entracte, le spectacle dure pr\u00e8s de trois heures, ce qui est presque aussi long qu\u2019un op\u00e9ra. Dans l\u2019ensemble, la pi\u00e8ce aurait plus d\u2019impact si on lui retranchait une quinzaine de minutes, car certains dialogues s\u2019\u00e9tirent en longueur, d\u2019autant plus que l\u2019on multiplie les extraits musicaux pour illustrer les dires des personnages. On pourrait aussi soustraire deux ou trois extraits musicaux sans que le tout en souffre, par exemple la Valse de la S\u00e9r\u00e9nade pour cordes, de Tcha\u00efkovski, qui allonge inutilement le second acte.<\/p>\n<p>Ces longueurs entra\u00eenent \u00e9videmment des d\u00e9fis de mise en sc\u00e8ne, car il faut bien faire bouger les personnages pour meubler ces moments. On a donc parfois l\u2019impression que ceux-ci se d\u00e9placent simplement pour \u00e9viter que le tout soit trop statique, sans que ces d\u00e9placements aient un sens, et ce n\u2019est pas la faute de la metteure en sc\u00e8ne Mich\u00e8le Deslauriers. Elle fait un excellent travail avec le texte qu\u2019on lui a donn\u00e9, et apporte \u00e9galement de brillantes trouvailles, comme le \u00ab\u00a0combat\u00a0\u00bb des pires critiques entre les compositeurs, montr\u00e9 un peu \u00e0 la fa\u00e7on d&rsquo;un match de boxe&#8230;ou d&rsquo;improvisation, ainsi que l&rsquo;utilisation d&rsquo;une vraie bo\u00eete \u00e0 surprise, pendant l&rsquo;extrait de la symphonie du m\u00eame nom, de Haydn.<\/p>\n<p>Parlant du texte d\u2019Emmanuel Reichenbach\u00a0: celui-ci est tr\u00e8s bon, recherch\u00e9, truff\u00e9 de mots d\u2019esprit et de blagues assez dr\u00f4les, surtout en deuxi\u00e8me partie, mais ses intentions didactiques sont trop \u00e9videntes \u00e0 quelques occasions. Sa plus grande force est qu\u2019il d\u00e9montre l\u2019aspect humain le plus int\u00e9ressant dans l\u2019histoire de chacun de ces personnages, et qu\u2019il en fait ressortir les c\u00f4t\u00e9s \u00e9mouvants, merveilleusement port\u00e9s par les acteurs. Il pourrait simplement se r\u00e9signer \u00e0 prendre les ciseaux pour couper encore quelques r\u00e9pliques, sachant qu&rsquo;\u00e9crire, c&rsquo;est choisir.<\/p>\n<figure id=\"attachment_49013\" aria-describedby=\"caption-attachment-49013\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-49013\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-et-ses-fant\u00f4mes-Gilbert-Lachance-FrankDesgagn\u00e9s.jpg\" alt=\"Gilbert Lachance ne fait pas que jouer, il chante, danse et joue du piano. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s)\" width=\"1024\" height=\"684\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-et-ses-fant\u00f4mes-Gilbert-Lachance-FrankDesgagn\u00e9s.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-et-ses-fant\u00f4mes-Gilbert-Lachance-FrankDesgagn\u00e9s-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-et-ses-fant\u00f4mes-Gilbert-Lachance-FrankDesgagn\u00e9s-768x513.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-49013\" class=\"wp-caption-text\">Gilbert Lachance ne fait pas que jouer, il chante, danse et joue du piano. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Gilbert Lachance et Antoine Durand<\/strong><\/p>\n<p>La partie la plus r\u00e9ussie et la plus vivante de la pi\u00e8ce est la premi\u00e8re moiti\u00e9 du second acte, avec Georges Gershwin jou\u00e9 par un Gilbert Lachance \u00e9blouissant. Quel artiste charismatique et polyvalent! Il ne fait pas que jouer, il chante, il danse et joue fort bien du piano. Ce ne sera pas toujours parfaitement ensemble dans la partie qu\u2019il joue avec l\u2019orchestre, mais cela fait sourire plus qu\u2019autre chose, car on sait bien qu\u2019il n\u2019est pas pianiste de concert.<\/p>\n<figure id=\"attachment_49014\" aria-describedby=\"caption-attachment-49014\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-49014\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar_Antoine-Durand_CR_FrankDesgagn\u00e9s.jpg\" alt=\"Antoine Durand, charmant et attachant dans ce r\u00f4le, s'en tirer admirablement. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s)\" width=\"1024\" height=\"684\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar_Antoine-Durand_CR_FrankDesgagn\u00e9s.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar_Antoine-Durand_CR_FrankDesgagn\u00e9s-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar_Antoine-Durand_CR_FrankDesgagn\u00e9s-768x513.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-49014\" class=\"wp-caption-text\">Antoine Durand, charmant et attachant dans ce r\u00f4le, s&rsquo;en tire admirablement. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Antoine Durand, pour sa part, n\u2019a pas la t\u00e2che facile en Haydn, car son r\u00f4le est le plus ingrat des quatre. Associ\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9poque classique et donc, forc\u00e9ment, \u00e0 Mozart, il n\u2019a cependant pas pour lui tout le mythe du personnage mozartien amplifi\u00e9 par le film <em>Amadeus<\/em> de Milos Forman.<\/p>\n<p>Dans le premier <em>Edgar,<\/em> Andr\u00e9 Robitaille reprenait \u00e0 merveille des traits de cette personnalit\u00e9 bouffonne d\u00e9peints au cin\u00e9ma, et il \u00e9tait hilarant. Le personnage de Beethoven, quant \u00e0 lui, pouvait s\u2019incarner dans son caract\u00e8re bouillant. Mais Franz Joseph Haydn, \u00e9l\u00e9gant compositeur de cour? T\u00e2che ingrate s\u2019il en est une. Antoine Durand, fort charmant et attachant dans ce r\u00f4le, s\u2019en tire donc admirablement, \u00e9tant donn\u00e9 que l\u2019auteur ne lui a pas donn\u00e9 des lignes aussi int\u00e9ressantes qu\u2019aux autres, dont les vies ont \u00e9t\u00e9 plus dramatiques. Il tombe toutefois dans le pi\u00e8ge, \u00e0 l\u2019occasion, de pousser des petits cris aigus comme le faisaient Robitaille (et Tom Hulce, au cin\u00e9ma) en Mozart.<\/p>\n<figure id=\"attachment_49015\" aria-describedby=\"caption-attachment-49015\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-49015\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar_Catherine_Perrin_CR_FrankDesgagn\u00e9s.jpg\" alt=\"Catherine Perrin, animatrice de radio et claveciniste, se d\u00e9brouille tr\u00e8s bien sur sc\u00e8ne. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar_Catherine_Perrin_CR_FrankDesgagn\u00e9s.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar_Catherine_Perrin_CR_FrankDesgagn\u00e9s-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar_Catherine_Perrin_CR_FrankDesgagn\u00e9s-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-49015\" class=\"wp-caption-text\">Catherine Perrin, animatrice de radio et claveciniste, se d\u00e9brouille tr\u00e8s bien sur sc\u00e8ne. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>Catherine Perrin<\/strong><\/p>\n<p>Sachant qu\u2019elle n\u2019a pas de formation d\u2019actrice et peu d\u2019exp\u00e9rience du jeu sc\u00e9nique, Catherine Perrin se d\u00e9brouille tr\u00e8s bien. Un peu laborieuse dans les dix premi\u00e8res minutes, ce qui se comprend, car elle brise la glace, sa prestation devient de plus en plus naturelle et int\u00e9ressante \u00e0 mesure que la pi\u00e8ce avance. Si elle n\u2019a pas la posture, l\u2019aisance corporelle et la diction d\u2019une com\u00e9dienne de carri\u00e8re, en femme intelligente et sensible, elle est tout \u00e0 fait \u00e0 sa place dans la pi\u00e8ce et joue son r\u00f4le (celui d\u2019elle-m\u00eame!) avec conviction. Parions qu\u2019elle sera encore meilleure apr\u00e8s quelques repr\u00e9sentations, car elle prendra de l&rsquo;assurance.<\/p>\n<p>Deux chanteurs, le t\u00e9nor Keven Geddes et la soprano Myriam Leblanc, membres de l\u2019Atelier lyrique de l\u2019<a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/opera-de-montreal\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Op\u00e9ra de Montr\u00e9al<\/a>, apportent \u00e9norm\u00e9ment de beaut\u00e9 et de profondeur artistique \u00e0 la pi\u00e8ce. Chacune de leurs interventions est r\u00e9jouissante. Myriam Leblanc est magnifique, tant par sa voix chaleureuse que sa forte pr\u00e9sence sur sc\u00e8ne et son charisme inou\u00ef. Kevin Geddes interpr\u00e8te l\u2019Aria de Lenski, tir\u00e9e d\u2019Eug\u00e8ne On\u00e9guine, de fa\u00e7on musicale et sentie.<\/p>\n<p>L\u2019orchestre, dirig\u00e9 par Jean-Pascal Hamelin, est tr\u00e8s professionnel et pr\u00e9cis. Avec une douzaine de musiciens aux cordes, une douzaine de vents et un percussionniste, il est certain que la sonorit\u00e9 n\u2019a pas l\u2019ampleur d\u2019un grand orchestre mais le petit ensemble se montre \u00e0 la hauteur de la t\u00e2che qui lui est confi\u00e9e.<\/p>\n<figure id=\"attachment_49016\" aria-describedby=\"caption-attachment-49016\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-49016\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-Fruitier_CR_FrankDesgagn\u00e9s.jpg\" alt=\"On a toujours autant de plaisir \u00e0 \u00e9couter parler Edgar Fruitier, dont la voix, comme un grand vin, semble se bonifier avec l\u2019\u00e2ge. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s)\" width=\"1024\" height=\"684\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-Fruitier_CR_FrankDesgagn\u00e9s.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-Fruitier_CR_FrankDesgagn\u00e9s-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-Fruitier_CR_FrankDesgagn\u00e9s-768x513.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-49016\" class=\"wp-caption-text\">On a toujours autant de plaisir \u00e0 \u00e9couter parler Edgar Fruitier, dont la voix, comme un grand vin, semble se bonifier avec l\u2019\u00e2ge. (Cr\u00e9dit: Frank Desgagn\u00e9s)<\/figcaption><\/figure>\n<p>On a toujours autant de plaisir \u00e0 \u00e9couter parler Edgar Fruitier, dont la voix, comme un grand vin, semble se bonifier avec l\u2019\u00e2ge. Son r\u00f4le, dans cette nouvelle pi\u00e8ce, est plus discret que dans la premi\u00e8re, mais il en demeure l&rsquo;\u00e2me. Ce sera lui qui conclura la pi\u00e8ce par un court monologue \u00e9mouvant au point de tirer quelques larmes \u00e0 tous ceux qui se sont attach\u00e9s, au fil des d\u00e9cennies, \u00e0 ce personnage unique du monde culturel qu\u00e9b\u00e9cois.<\/p>\n<p><em>Edgar 2 et ses fant\u00f4mes se poursuit jusqu&rsquo;au 29 octobre 2017 \u00e0 la salle Pierre-Mercure et sera pr\u00e9sent\u00e9 au Grand Th\u00e9\u00e2tre de Qu\u00e9bec du 28 novembre au 2 d\u00e9cembre.\u00a0<\/em><\/p>\n<p><strong>VOUS AVEZ AIM\u00c9 CET ARTICLE? Lisez aussi:<\/strong><\/p>\n<p>Alexandre Tharaud: \u00ab\u00a0<a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/10\/01\/entretien-alexandre-tharaud-veritable-fan-de-barbara-depuis-adolescence\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Je suis un v\u00e9ritable fan de Barbara depuis l&rsquo;adolescence<\/a>\u00ab\u00a0, par Caroline Rodgers<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/10\/01\/vies-musique-claude-arnold-thibault-enseignant-perreault\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Claude Arnold Thibeault, enseignant retrait\u00e9 de Joseph-Fran\u00e7ois Perrault: \u00ab\u00a0L&rsquo;important, c&rsquo;est d&rsquo;\u00eatre heureux<\/a>\u00ab\u00a0, par B\u00e9atrice Cadrin.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s le succ\u00e8s du premier Edgar et ses fant\u00f4mes, c\u2019\u00e9tait tout un d\u00e9fi de lui donner une suite. Ce d\u00e9fi a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9 avec intelligence dans une nouvelle pi\u00e8ce peut-\u00eatre moins dr\u00f4le que la premi\u00e8re mais plus \u00e9mouvante, avec quatre fabuleux acteurs dans les r\u00f4les des fant\u00f4mes. Un spectacle divertissant et tr\u00e8s r\u00e9ussi, \u00e0 ne pas manquer si on aime le th\u00e9\u00e2tre et la musique.<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":49011,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[6439,52],"tags":[13825,13910,13824],"yst_prominent_words":[13854,13815,13850,13849,13530,13838,13834,13833,13828,13845,13843,13853,13531,13839,13831,13846,13844,13842,13852,13827],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/Edgar-et-ses-fantomes_FrankDesgagn\u00e9s.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-cKp","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49005"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=49005"}],"version-history":[{"count":18,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49005\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":49066,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/49005\/revisions\/49066"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/49011"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=49005"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=49005"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=49005"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=49005"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}