{"id":48934,"date":"2017-10-18T12:09:32","date_gmt":"2017-10-18T16:09:32","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=48934"},"modified":"2017-10-18T12:09:32","modified_gmt":"2017-10-18T16:09:32","slug":"critique-osm-vengerov-un-somptueux-banquet-musical","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/10\/18\/critique-osm-vengerov-un-somptueux-banquet-musical\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | L&rsquo;OSM et Vengerov: un somptueux banquet musical"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_48482\" aria-describedby=\"caption-attachment-48482\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-48482\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/maxim_vengerov2.jpg\" alt=\"Maxim Vengerov interpr\u00e9tait le Concerto pour violon de Brahms avec l'OSM, sous la direction de Kent Nagano, les 17 et 18 octobre, \u00e0 la Maison symphonique et \u00e0 Carnegie Hall (Photo: courtoisie de l'OSM)\" width=\"1024\" height=\"536\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/maxim_vengerov2.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/maxim_vengerov2-300x157.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/10\/maxim_vengerov2-768x402.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-48482\" class=\"wp-caption-text\">Maxim Vengerov interpr\u00e8te le Concerto pour violon de Brahms avec l&rsquo;OSM, sous la direction de Kent Nagano, les 17 et 18 octobre, \u00e0 la Maison symphonique et \u00e0 Carnegie Hall (Photo: courtoisie de l&rsquo;OSM)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Apr\u00e8s un concert aussi rassasiant que celui d\u2019hier soir \u00e0 la Maison symphonique, de dire que l\u2019<a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/orchestre-symphonique-de-montreal\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">OSM<\/a> est \u00ab\u00a0pr\u00eat\u00a0\u00bb pour Carnegie Hall rel\u00e8ve de la banalit\u00e9. Trois \u0153uvres ont r\u00e9v\u00e9l\u00e9, chacune \u00e0 leur fa\u00e7on, \u00e0 quel point Montr\u00e9al est privil\u00e9gi\u00e9 d\u2019avoir ce grand orchestre. La cerise sur le g\u00e2teau \u00e9tant, bien s\u00fbr, la pr\u00e9sence du soliste invit\u00e9, Maxim Vengerov.<\/p>\n<p>On pourrait dire que le programme \u00e9tait compos\u00e9 comme un repas\u00a0: entr\u00e9e, plat de r\u00e9sistance et dessert, avec g\u00e2terie sucr\u00e9e en rappel. Toutefois, la m\u00e9taphore ne tient pas puisque le terme \u00ab\u00a0entr\u00e9e\u00a0\u00bb est inf\u00e9rieur aux m\u00e9rites r\u00e9els de la pi\u00e8ce g\u00e9niale de Samy Moussa, <em>A Globe Itself Infolding<\/em>, pour orgue et orchestre, dont on ne se lasse pas. Bien que l\u2019on puisse l\u2019\u00e9couter tant qu\u2019on veut sur <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/toronto\/2016\/02\/20\/record-keeping-5\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">l\u2019enregistrement d\u2019Analekta<\/a> r\u00e9alis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;inauguration du Grand Orgue Pierre-B\u00e9ique, gr\u00e2ce \u00e0 cet instrument et \u00e0 ses sonorit\u00e9s d\u2019un autre monde, rien ne peut remplacer l\u2019effet qu\u2019elle produit en concert. C\u2019est le roi des instruments (ici command\u00e9 par Jean-Willy Kunz) qui en guide le d\u00e9veloppement, mais lui apporte aussi son ambiance quasi cosmique, \u00e0 donner des frissons.<\/p>\n<p>Le Concerto pour orchestre, de Bartok, convient tout \u00e0 fait \u00e0 la personnalit\u00e9 et au style de Kent Nagano, lequel tend \u00e0 \u00e9voluer vers une direction de plus en plus bas\u00e9e sur une analyse approfondie de la partition, une int\u00e9riorit\u00e9 presque spirituelle et une approche intellectuelle et logique de la musique. Description qui n\u2019a rien de p\u00e9joratif, ici, puisque le r\u00e9sultat est tr\u00e8s senti, bien qu\u2019on aimerait qu\u2019il soit plus visc\u00e9ral.<\/p>\n<p>\u00c0 l\u2019observer, il est \u00e9vident que le maestro conna\u00eet le texte du bout des doigts, qu\u2019il a longuement fr\u00e9quent\u00e9 (et d\u2019ailleurs enregistr\u00e9*) le Concerto pour orchestre et que m\u00eame s\u2019il a la partition devant lui, il la regarde tr\u00e8s peu. L\u2019immense richesse et la complexit\u00e9 de cette \u0153uvre de g\u00e9nie nous permettent aussi d\u2019observer \u00e0 quel point le maestro conna\u00eet bien son orchestre, qu\u2019il sait le faire travailler. Les musiciens, pour leur part, ont un plaisir \u00e9vident \u00e0 jouer. Les trombones s\u2019en donnent \u00e0 c\u0153ur joie et l\u2019effet comique de l\u2019<em>Intermezzo\u00a0interroto (Allegretto)<\/em> est tr\u00e8s r\u00e9ussi. Les cors ont \u00e9galement l\u2019occasion de se d\u00e9marquer, de m\u00eame que les percussions.<\/p>\n<p><strong>Vengerov<\/strong><\/p>\n<p>Au d\u00e9but du Concerto pour violon en r\u00e9 majeur de Brahms, Maxim Vengerov nous a fait craindre de s\u2019\u00eatre engag\u00e9 dans une interpr\u00e9tation de routine. Il nous fera vite regretter cette pens\u00e9e \u00e0 partir de l\u2019\u00e9blouissante cadence du premier mouvement, o\u00f9 il semble enfin pleinement investi et donne l\u2019impression de prendre les commandes jusqu\u2019\u00e0 la fin.<\/p>\n<p>Son charisme, sa prestance, son jeu affirm\u00e9, mais jamais agressif, sa merveilleuse sonorit\u00e9, son dosage subtil des nuances et du vibrato ont de quoi conqu\u00e9rir l\u2019auditoire, et c\u2019est chose faite. Sa vision de Brahms, d&rsquo;un romantisme assum\u00e9 sans pour autant \u00eatre exalt\u00e9, ne r\u00e9invente peut-\u00eatre pas la roue, mais elle est tout de m\u00eame de bon go\u00fbt, personnelle, diablement efficace et agr\u00e9able \u00e0 \u00e9couter. Pourquoi bouderait-on son plaisir? On pourrait l&rsquo;\u00e9couter toute la soir\u00e9e. Et s\u2019il est vrai que le public de la Maison symphonique a l\u2019ovation debout trop facile, cette fois, elle est amplement m\u00e9rit\u00e9e, par seulement pour Vengerov mais pour l\u2019ensemble du concert.<\/p>\n<p>Le violoniste reviendra en rappel avec un bonbon tr\u00e8s sucr\u00e9\u00a0: la c\u00e9l\u00e8bre <em>M\u00e9ditation<\/em>, de <em>Tha\u00efs<\/em>, de Jules Massenet, qui a \u00e9videmment pour effet de ravir la foule, \u00e0 l\u2019exception, peut-\u00eatre, de ceux \u00e0 l\u2019humeur \u00e9ternellement chagrine.<\/p>\n<p>*Enregistrement <a href=\"http:\/\/www.onyxclassics.com\/artistcds.php?ArtistName=Augustin%20Dumay\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">sous \u00e9tiquette Onyx<\/a>: Concerto pour Orchestre et Concerto pour violon no 2 de Bartok, avec Augustin Dumay.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Apr\u00e8s un concert aussi rassasiant que celui d\u2019hier soir \u00e0 la Maison symphonique, de dire que l\u2019OSM est \u00ab\u00a0pr\u00eat\u00a0\u00bb pour Carnegie Hall rel\u00e8ve de la banalit\u00e9. 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