{"id":47883,"date":"2017-09-23T10:02:08","date_gmt":"2017-09-23T14:02:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=47883"},"modified":"2017-09-24T05:58:10","modified_gmt":"2017-09-24T09:58:10","slug":"exposition-revolution-francois-vallieres","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/09\/23\/exposition-revolution-francois-vallieres\/","title":{"rendered":"ENTRETIEN | R\u00e9volution \u00ab\u00a0You Say You Want a Revolution\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_47886\" aria-describedby=\"caption-attachment-47886\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-47886\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/Revolution_BIL.jpg\" alt=\"L'exposition R\u00e9volution que pr\u00e9sente le Mus\u00e9e des beaux-arts de Montr\u00e9al jusqu'au 9 octobre 2017, avec ses quelque 700 \u0153uvres ou artefacts, ne peut que survoler l'extraordinaire activit\u00e9 culturelle et sociale qui a transform\u00e9 le monde et chang\u00e9 la vie \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1960. (Cr\u00e9dit photo: BIL)\" width=\"1024\" height=\"661\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/Revolution_BIL.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/Revolution_BIL-300x194.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/Revolution_BIL-768x496.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-47886\" class=\"wp-caption-text\">L&rsquo;exposition <em>R\u00e9volution<\/em> que pr\u00e9sente le Mus\u00e9e des beaux-arts de Montr\u00e9al jusqu&rsquo;au 9 octobre 2017, avec ses quelque 700 \u0153uvres ou artefacts, ne peut que survoler l&rsquo;extraordinaire activit\u00e9 culturelle et sociale qui a transform\u00e9 le monde et chang\u00e9 la vie \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1960. (Cr\u00e9dit photo: BIL)<\/figcaption><\/figure>\n<p><em>Notre collaborateur, R\u00e9jean Beaucage, a visit\u00e9 l\u2019exposition R\u00e9volution du Mus\u00e9e des Beaux-arts de Montr\u00e9al, qui se poursuit jusqu\u2019au 9 octobre, et rencontr\u00e9 Fran\u00e7ois Valli\u00e8res, auteur d&rsquo;un Concerto pour violon et orchestre inspir\u00e9 de Sgt. Pepper&rsquo;s Lonely Hearts Club Band des Beatles. L\u2019\u0153uvre sera cr\u00e9\u00e9e mercredi soir \u00e0 la salle Bourgie par l<a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/orchestre-de-chambre-mcgill\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">\u2019Orchestre de chambre McGill<\/a> et le violoniste canadien Ashley MacIsaac.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait la meilleure des \u00e9poques, c\u2019\u00e9tait la pire des \u00e9poques, l\u2019\u00e2ge de la sagesse et aussi de la folie\u00a0; le temps des croyances et de l\u2019incr\u00e9dulit\u00e9\u00a0; l\u2019\u00e8re de la lumi\u00e8re et des t\u00e9n\u00e8bres (&#8230;)\u00a0\u00bb Le d\u00e9but du <em>Conte de deux villes<\/em> (1859) de Charles Dickens exprime magnifiquement l&rsquo;enchev\u00eatrement de contradictions qui \u00e9tait le lot quotidien de la jeunesse occidentale durant la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1960. Apr\u00e8s l&rsquo;amour universel de l&rsquo;\u00e9poque d&rsquo;Expo 67 allait venir les pav\u00e9s de Mai 68, et le slogan <em>Never trust anybody over 30<\/em> de l&rsquo;\u00e8re psych\u00e9d\u00e9lique allait devenir, une dizaine d&rsquo;ann\u00e9es apr\u00e8s l&rsquo;\u00e9t\u00e9 de l&rsquo;amour, <em>Never trust a hippie<\/em>\u00a0! Mais restons-en pour le moment aux ann\u00e9es 1960&#8230;<\/p>\n<p>L&rsquo;exposition <em>R\u00e9volution<\/em> que pr\u00e9sente le Mus\u00e9e des beaux-arts de Montr\u00e9al jusqu&rsquo;au 9 octobre 2017, avec ses quelque 700 \u0153uvres ou artefacts, ne peut que survoler l&rsquo;extraordinaire activit\u00e9 culturelle et sociale qui a transform\u00e9 le monde et chang\u00e9 la vie \u00e0 partir de la deuxi\u00e8me moiti\u00e9 des ann\u00e9es 1960.<\/p>\n<p>Le titre de l&rsquo;exposition, d&rsquo;ailleurs, aurait bien m\u00e9rit\u00e9 un \u00ab\u00a0s\u00a0\u00bb, puisqu&rsquo;il y est question des r\u00e9volutions musicale, sociale, sexuelle, technologique, tranquille, politique, etc. La mati\u00e8re est vaste, donc, et le parcours pr\u00e9par\u00e9 par les commissaires du Victoria and Albert Museum de Londres et du Mus\u00e9e des beaux-arts de Montr\u00e9al nous fait d\u00e9filer dans un capharna\u00fcm de sons et d&rsquo;images qui nous fait passer par toute la gamme des \u00e9motions.<\/p>\n<p><strong>Nostalgie et hippies<\/strong><\/p>\n<p>La nostalgie d&rsquo;une belle \u00e9poque de libert\u00e9 d\u00e9brid\u00e9e et d&rsquo;amour sans fronti\u00e8re, personnifi\u00e9e par ces hordes de hippies assistant \u00e0 des festivals pop comme ceux de Woodstock (\u00c9tats-Unis, 1969, 450,000 personnes) ou de l&rsquo;Ile de Wight (Royaume-Uni, 1970, 600,000 personnes), c\u00e8de le pas \u00e0 un regard plus critique lorsqu&rsquo;on nous rappelle l&rsquo;existence d&rsquo;un mouvement comme celui des Diggers&#8230; Ceux-ci s&rsquo;\u00e9taient donn\u00e9 pour mission de nourrir gratuitement les centaines de jeunes d\u00e9s\u0153uvr\u00e9s qui d\u00e9ferlaient chaque semaine sur les trottoirs de San Francisco, devenu la Mecque du nouveau r\u00eave am\u00e9ricain pour de nombreux r\u00e9fugi\u00e9s g\u00e9n\u00e9rationnels qui croyaient s&rsquo;\u00e9manciper, tandis que des plus malins les transformaient en consommateurs de breloques pseudo-orientales, d&rsquo;encens de <em>head shop<\/em> et d&rsquo;iconographie pop.<\/p>\n<p>On croise dans cette caverne d&rsquo;Ali Baba\u00a0: Allen Ginsberg et ses complices de la <em>Beat Generation<\/em>, Andy Warhol et le pop art, les <em>protest songs<\/em> de Bob Dylan et consorts, la <em>pop music<\/em> des Beatles, bien s\u00fbr, les mouvements de contestations contre la guerre du Vi\u00eat Nam, le <em>Women&rsquo;s Lib<\/em> et la pilule contraceptive, et puis les Hells Angels, les Black Panthers, le petit livre rouge de Mao, <em>l&rsquo;Osstidcho<\/em>, le mouvement McGill fran\u00e7ais, la Crise d&rsquo;octobre&#8230; Dans les \u00e9talages de livres, <em>Musiques du K\u00e9bek<\/em> (1971), de Ra\u00f4ul Duguay, c\u00f4toie <em>Le Refus global<\/em> (1948) des automatistes et le <em>On the Road<\/em> (1957) de Kerouac\u00a0; je ne me souviens pas d&rsquo;avoir vu un exemplaire de <a href=\"http:\/\/mainmise.ca\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\"><em>Mainmise<\/em><\/a>, \u00ab\u00a0organe qu\u00e9b\u00e9cois du rock international, de la pens\u00e9e magique, et du gay s\u00e7avoir\u00a0\u00bb, mais j&rsquo;ai simplement d\u00fb le manquer dans le tourbillon, parce que ce serait un oubli impardonnable. Parmi les nombreuses projections vid\u00e9o, il y a celle, sur \u00e9cran g\u00e9ant (et d\u00e9multipli\u00e9) d&rsquo;extraits du film <em>Woodstock<\/em> (1970), de Michael Wadleigh, dans une salle o\u00f9 l&rsquo;on peut enlever les \u00e9couteurs fournis et profiter d&rsquo;un volume satisfaisant pour \u00e9couter un bon solo de guitare de Jimi Hendrix (on peut m\u00eame le faire couch\u00e9 sur un <em>bean bag<\/em>, et en contemplant la batterie de Keith Moon, qui tr\u00f4ne, imp\u00e9riale, devant l&rsquo;\u00e9cran).<\/p>\n<figure id=\"attachment_47887\" aria-describedby=\"caption-attachment-47887\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-47887\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/EXPO_BIL.jpg\" alt=\"Tout au long de son parcours, le visiteur est invit\u00e9 \u00e0 porter des \u00e9couteurs interactifs dans lesquels la bande sonore de l'expo se faufile au gr\u00e9 de ses d\u00e9placements. (Cr\u00e9dit photo: BIL)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/EXPO_BIL.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/EXPO_BIL-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/EXPO_BIL-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-47887\" class=\"wp-caption-text\">Tout au long du parcours de <em>R\u00e9volution<\/em>, le visiteur est invit\u00e9 \u00e0 porter des \u00e9couteurs interactifs dans lesquels la bande sonore de l&rsquo;expo se faufile au gr\u00e9 de ses d\u00e9placements. (Cr\u00e9dit photo: BIL)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>La musique<\/strong><\/p>\n<p>Qu&rsquo;en est-il de la musique dans cette exposition\u00a0? Tout au long de son parcours, le visiteur est invit\u00e9 \u00e0 porter des \u00e9couteurs interactifs dans lesquels la bande sonore de l&rsquo;expo se faufile au gr\u00e9 de ses d\u00e9placements. Il peut entendre des chansons compl\u00e8tes ou des extraits des <em>hits<\/em> des vedettes de l&rsquo;heure (The Who, Bob Dylan, Jefferson Airplane, Pink Floyd, Steppenwolf, The Rolling Stones, etc.), et de certains h\u00e9ros locaux (Jacques Michel, Ren\u00e9e Claude, La R\u00e9volution fran\u00e7aise, Robert Charlebois, L&rsquo;Infonie ou m\u00eame Gilles Tremblay).<\/p>\n<p>La r\u00e9ception n&rsquo;est pas toujours au point, mais d&rsquo;une mani\u00e8re g\u00e9n\u00e9rale, cette ballade audiovisuelle est fort agr\u00e9able et la musique, bien s\u00fbr, appuie le propos avec force. \u00c0 celle-ci s&rsquo;ajoutent des bribes de conversations ou de discours, des extraits de films, etc. Cette couche suppl\u00e9mentaire de sens suppl\u00e9e en quelque sorte \u00e0 une absence de mise en contexte g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e\u00a0; bien s\u00fbr, cette histoire-l\u00e0 n&rsquo;est pas si loin de nous, mais tout de m\u00eame, certains de ses \u00e9l\u00e9ments auraient pu profiter de quelques explications plus pratiques que celles dispens\u00e9es sur les petits cartons devant lesquels la foule se presse. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, cette histoire est si riche et si complexe qu&rsquo;il est peut-\u00eatre judicieux de laisser le visiteur tenter d&rsquo;\u00e9tablir lui-m\u00eame les connexions.<\/p>\n<p>Ceux qui ont v\u00e9cu la fin des ann\u00e9es 1960 comme le petit fr\u00e8re que j&rsquo;\u00e9tais \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque seront certes pris de nostalgie, et peut-\u00eatre d&rsquo;une envie d&rsquo;action, en pensant qu&rsquo;apr\u00e8s tout, ces r\u00e9volutions nous ont laiss\u00e9 bien des chantiers \u00e0 poursuivre. M\u00eame si la spirale historique ne cesse de nous ramener les protagonistes du fameux <em>Summer of love<\/em> ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e (n&rsquo;a-t-on pas encore ressorti <em>Sgt. Pepper&rsquo;s<\/em> tout r\u00e9cemment, pour c\u00e9l\u00e9brer ses 50 ans\u00a0?), les plus jeunes y d\u00e9couvriront d&rsquo;o\u00f9 viennent les souvenirs de leurs parents, de m\u00eame qu&rsquo;une bonne partie des musiques qu&rsquo;on leur pr\u00e9sente comme nouvelles aujourd&rsquo;hui&#8230;<\/p>\n<figure id=\"attachment_47888\" aria-describedby=\"caption-attachment-47888\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-47888\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/BEATLES_MBAM.jpg\" alt=\"M\u00eame si la spirale historique ne cesse de nous ramener les protagonistes du fameux Summer of love ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, les plus jeunes y d\u00e9couvriront d'o\u00f9 viennent les souvenirs de leurs parents, de m\u00eame qu'une bonne partie des musiques qu'on leur pr\u00e9sente comme nouvelles aujourd'hui...(Photo fournie par le MBAM)\" width=\"1024\" height=\"693\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/BEATLES_MBAM.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/BEATLES_MBAM-300x203.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/BEATLES_MBAM-768x520.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-47888\" class=\"wp-caption-text\">M\u00eame si la spirale historique de <em>R\u00e9volution<\/em> ne cesse de nous ramener les protagonistes du fameux <em>Summer of love<\/em> ann\u00e9e apr\u00e8s ann\u00e9e, les plus jeunes y d\u00e9couvriront d&rsquo;o\u00f9 viennent les souvenirs de leurs parents, de m\u00eame qu&rsquo;une bonne partie des musiques qu&rsquo;on leur pr\u00e9sente comme nouvelles aujourd&rsquo;hui&#8230;(Photo fournie par le MBAM)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>En concert<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/orchestre-de-chambre-mcgill\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">L&rsquo;Orchestre de chambre McGill (MCO)<\/a> et la <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/fondation-arte-musica-salle-bourgie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Fondation Arte Musica<\/a> s&rsquo;associent pour saluer l&rsquo;exposition <em>R\u00e9volution<\/em> avec un concert offrant, sous la direction de Boris Brott, la <em>Symphonie de Chambre<\/em> de Chostakovitch (une orchestration de son c\u00e9l\u00e8bre <em>Quatuor \u00e0 cordes n<sup>o<\/sup> 8<\/em> r\u00e9alis\u00e9e par Roudolf Barcha\u00ef), <em>Zomby Woof<\/em> de Frank Zappa (un arrangement de Walter Boudreau que l&rsquo;orchestre a d\u00e9j\u00e0 interpr\u00e9t\u00e9) et, en cr\u00e9ation, un concerto sur les th\u00e8mes de l\u2019album\u00a0<em>Sgt. Pepper\u2019s Lonely Hearts Club Band<\/em>, sign\u00e9 Fran\u00e7ois Valli\u00e8res. LvM s&rsquo;est entretenu avec ce dernier afin d&rsquo;avoir quelques d\u00e9tails sur cette \u0153uvre.<\/p>\n<p>Rappelons d&rsquo;abord que Fran\u00e7ois Valli\u00e8res est lui-m\u00eame altiste au sein du MCO depuis pr\u00e8s de 20 ans, et il est fr\u00e9quemment appel\u00e9 \u00e0 r\u00e9aliser des arrangements pour l&rsquo;ensemble. Il est un arrangeur dont le talent a \u00e9t\u00e9 maintes fois d\u00e9montr\u00e9, par exemple par un <em>Sacre du printemps<\/em> de Stravinsky arrang\u00e9 pour les quinze musiciens du Nouvel Ensemble Moderne, dont il est aussi l&rsquo;un des membres.<\/p>\n<p>\u00ab\u00a0C&rsquo;est le directeur g\u00e9n\u00e9ral Marc-Antoine d\u2019Aragon qui m&rsquo;a approch\u00e9 pour voir si je voudrais composer une pi\u00e8ce bas\u00e9e sur des th\u00e8mes emprunt\u00e9s aux Beatles, pour les besoins de ce programme pr\u00e9sent\u00e9 dans le cadre de l&rsquo;exposition. J&rsquo;avais carte blanche sur le choix des th\u00e8mes, et j&rsquo;ai rapidement pens\u00e9 que le 50<sup>e<\/sup> anniversaire de la sortie de Sgt. Pepper&rsquo;s m&rsquo;offrait une belle occasion. J&rsquo;aurais voulu faire un arrangement de tout l&rsquo;album, mais j&rsquo;ai d\u00fb faire des choix. Et puis je savais que le soliste invit\u00e9 au concert serait le violoniste Ashley MacIssac, que j&rsquo;ai donc contact\u00e9 pour que nous \u00e9changions nos visions \u00e0 ce sujet.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>L&rsquo;\u0153uvre est pr\u00e9sent\u00e9e comme un concerto, mais ce n&rsquo;est pas si simple&#8230; \u00ab\u00a0Elle est compos\u00e9e pour orchestre \u00e0 cordes et piano, plus violon solo, donc 17 musiciens. Chaque pupitre a une partie diff\u00e9rente, afin de donner un effet de grandeur \u00e0 l&rsquo;arrangement, en variant les textures et les couleurs.\u00a0\u00bb Mais la deuxi\u00e8me partie du concert sera une sorte de <em>happening<\/em>, explique Valli\u00e8res\u00a0; \u00ab\u00a0Ashley se joindra \u00e0 nous durant la suite autour de la musique des Beatles pour jouer sa partie, puis il y aura une transition vers son propre r\u00e9pertoire, avec accompagnement de l&rsquo;orchestre. Le terme <em>concerto<\/em> ne traduit pas tout \u00e0 fait le concept que nous avons adopt\u00e9, mais il n&rsquo;y a aucun doute que \u00e7a risque d&rsquo;\u00eatre int\u00e9ressant!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p>Le violoniste est en effet un instrumentiste tr\u00e8s particulier, connu pour interpr\u00e9ter une musique traditionnelle teint\u00e9e de rock, mais aussi reconnu pour sa fa\u00e7on tr\u00e8s sp\u00e9ciale de jouer de son instrument, soit en tenant l&rsquo;archet de la main gauche, mais avec un violon de droitier! \u00ab\u00a0C&rsquo;est certain que j&rsquo;ai tenu compte du fait que ce soit lui le soliste au moment de l&rsquo;\u00e9criture, parce qu&rsquo;il a son style bien \u00e0 lui, et je pense bien qu&rsquo;il doit \u00eatre le seul au monde \u00e0 jouer de cette fa\u00e7on!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/orchestre-de-chambre-mcgill\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Orchestre de Chambre McGill<\/a>, Boris Brott, Ashley MacIsaac<\/p>\n<p>27 Septembre 2017, 19h30, salle Bourgie<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Notre collaborateur, R\u00e9jean Beaucage, a visit\u00e9 l\u2019exposition R\u00e9volution du Mus\u00e9e des Beaux-arts de Montr\u00e9al, qui se poursuit jusqu\u2019au 9 octobre, et rencontr\u00e9 Fran\u00e7ois Valli\u00e8res, auteur d&rsquo;un Concerto pour violon et orchestre inspir\u00e9 de Sgt. Pepper&rsquo;s Lonely Hearts Club Band des Beatles. L\u2019\u0153uvre sera cr\u00e9\u00e9e mercredi soir \u00e0 la salle Bourgie par l\u2019Orchestre de chambre McGill et le violoniste canadien Ashley MacIsaac.<\/p>\n","protected":false},"author":57,"featured_media":47885,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[10998],"tags":[11810,11809,11812,11811,3270],"yst_prominent_words":[11794,10365,11789,11792,11801,11800,11786,11773,11791,11793,11785,10364,10356,11808,11807,11788,11804,11805,11787,11790],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/Francois_Vallieres-par-Lou_Scamble_MOD.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-csj","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47883"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/57"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=47883"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47883\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47891,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47883\/revisions\/47891"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/47885"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=47883"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=47883"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=47883"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=47883"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}