{"id":47793,"date":"2017-09-20T09:39:16","date_gmt":"2017-09-20T13:39:16","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=47793"},"modified":"2017-09-28T12:08:10","modified_gmt":"2017-09-28T16:08:10","slug":"critique-osm-emouvante-huitieme-de-mahler","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/09\/20\/critique-osm-emouvante-huitieme-de-mahler\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | OSM: captivante et \u00e9mouvante Huiti\u00e8me de Mahler"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_47801\" aria-describedby=\"caption-attachment-47801\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-47801\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Solistes_AntoineSaito.jpg\" alt=\"Hier soir, \u00e0 la Maison symphonique, la Symphonie no 8 de Mahler, avec l\u2019Orchestre symphonique de Montr\u00e9al sous la direction de Kent Nagano, a plut\u00f4t su nous \u00e9lever progressivement vers les hautes sph\u00e8res, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9motion transmise par ses remarquables solistes. (Cr\u00e9dit photo: Antoine Saito)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Solistes_AntoineSaito.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Solistes_AntoineSaito-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Solistes_AntoineSaito-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-47801\" class=\"wp-caption-text\">Hier soir, \u00e0 la Maison symphonique, la Symphonie no 8 de Mahler, avec l\u2019Orchestre symphonique de Montr\u00e9al sous la direction de Kent Nagano, a su nous \u00e9lever progressivement vers les hautes sph\u00e8res, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9motion transmise par ses remarquables solistes. (Cr\u00e9dit photo: Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<p><strong>De Mahler \u00e0 Bruckner, les symphonies monumentales ont souvent pour effet d\u2019\u00e9craser l\u2019auditeur en lui donnant l\u2019impression d\u2019\u00eatre une fourmi insignifiante. Hier soir, \u00e0 la Maison symphonique, la <em>Huiti\u00e8me<\/em> de Mahler, avec l\u2019<\/strong><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/orchestre-symphonique-de-montreal\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Orchestre symphonique de Montr\u00e9al <\/a><strong>sous la direction de Kent Nagano, a plut\u00f4t su nous \u00e9lever progressivement vers les hautes sph\u00e8res, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9motion transmise par ses remarquables solistes.<\/strong><\/p>\n<p>On ne parle souvent de la Symphonie dite \u00ab\u00a0des mille\u00a0\u00bb, qu\u2019en termes de gigantisme. Surnomm\u00e9e ainsi en r\u00e9f\u00e9rence aux effectifs monstrueux de sa cr\u00e9ation, en 1910, avec mille participants sur sc\u00e8ne, l\u2019\u0153uvre d\u2019une heure et demie requiert huit solistes, un double ch\u0153ur mixte et un ch\u0153ur d\u2019enfants, en plus de l\u2019orchestre. Il est vrai qu\u2019elle intimide, et ce, d\u00e8s les premi\u00e8res mesures.<\/p>\n<figure id=\"attachment_47802\" aria-describedby=\"caption-attachment-47802\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-47802\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Mahler_AntoineSaito.jpg\" alt=\"L\u2019\u0153uvre d\u2019une heure et demie requiert huit solistes, un double ch\u0153ur mixte et un ch\u0153ur d\u2019enfants, en plus de l\u2019orchestre. (Cr\u00e9dit photo: Antoine Saito). \" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Mahler_AntoineSaito.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Mahler_AntoineSaito-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Mahler_AntoineSaito-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-47802\" class=\"wp-caption-text\">L\u2019\u0153uvre d\u2019une heure et demie requiert huit solistes, un double ch\u0153ur mixte et un ch\u0153ur d\u2019enfants, en plus de l\u2019orchestre. (Cr\u00e9dit photo: Antoine Saito).<\/figcaption><\/figure>\n<p>Cependant, il faut voir et entendre au-del\u00e0 de ce c\u00f4t\u00e9 spectaculaire et s\u2019ouvrir aux pouvoirs spirituels et narratifs de la symphonie pour en go\u00fbter l\u2019essentiel. C&rsquo;est possible lorsque le chef d&rsquo;orchestre cherche \u00e0 communiquer une vision claire de l&rsquo;oeuvre plut\u00f4t qu&rsquo;\u00e0 en d\u00e9tourner la magnificence pour se mettre lui-m\u00eame en valeur, comme trop l&rsquo;ont d\u00e9j\u00e0 fait.<\/p>\n<p>Avec, comme guide, un Kent Nagano pr\u00e9sent mais agissant en humble serviteur de la musique, s\u2019attardant \u00e0 nous montrer les moindres d\u00e9tails de ce chef-d&rsquo;oeuvre avec une rigueur presque scientifique tout en ne perdant jamais de vue sa vision d&rsquo;ensemble, cette exp\u00e9rience a \u00e9t\u00e9 possible. V\u00e9cue comme une mont\u00e9e vers une finale quasi transcendante, cette heure et demie fort captivante nous a sembl\u00e9 passer en un \u00e9clair.<\/p>\n<p><strong>Solistes<\/strong><\/p>\n<p>Les solistes, bien choisis, ont port\u00e9 sur leurs \u00e9paules une grande partie de cette r\u00e9ussite en repr\u00e9sentant, par leur interpr\u00e9tation sentie, une porte ouverte vers le c\u00f4t\u00e9 humain et accessible d\u2019une \u0153uvre tellement grandiose qu\u2019elle d\u00e9passe le commun des mortels. La soprano allemande Sarah Wegener, solide comme un roc, a toute la stature vocale requise pour se faire clairement entendre et dominer de sa voix chaude l\u2019imposant dispositif orchestral derri\u00e8re elle. Si le t\u00e9nor Michael Schade, pour sa part, semble plus ou moins \u00e0 l&rsquo;aise sur sc\u00e8ne pendant la premi\u00e8re partie, il s\u2019av\u00e8re de plus en plus investi \u00e0 mesure que la symphonie progresse, pour conclure de fa\u00e7on bouleversante.<\/p>\n<figure id=\"attachment_47803\" aria-describedby=\"caption-attachment-47803\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-47803\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Schade_AntoineSaito.jpg\" alt=\"Le t\u00e9nor, Michael Schade, s\u2019av\u00e8re de plus en plus investi \u00e0 mesure que la symphonie progresse, pour conclure de fa\u00e7on bouleversante. (Cr\u00e9dit photo: Antoine Saito)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Schade_AntoineSaito.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Schade_AntoineSaito-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Schade_AntoineSaito-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-47803\" class=\"wp-caption-text\">Le t\u00e9nor, Michael Schade, s\u2019av\u00e8re de plus en plus investi \u00e0 mesure que la symphonie progresse, pour conclure de fa\u00e7on bouleversante. (Cr\u00e9dit photo: Antoine Saito)<\/figcaption><\/figure>\n<p>Les autres solistes principaux, Camilla Tilling, Marie-Nicole Lemieux, Allyson McHardy, Russell Braun et David Steffens, sont convaincants. Il faut dire, de plus, que le m\u00e9lange de leurs voix, lorsqu\u2019ils chantent ensemble, apporte une riche texture dont b\u00e9n\u00e9ficie l\u2019ensemble de la prestation. L\u2019apparition de la soprano Aline Kutan, \u00e0 la fin, juch\u00e9e au dernier balcon en digne \u00ab\u00a0mater gloriosa\u00a0\u00bb, produit son petit effet magique. Les ch\u0153urs, fort bien pr\u00e9par\u00e9s, sont solides et justes. Les interm\u00e8des uniquement orchestraux, magnifiques, \u00e9voquent toute une imagerie po\u00e9tique, un univers servant non seulement de trame de fond aux voix, mais intrins\u00e8quement li\u00e9 au destin des personnages du drame en jeu dans cette sc\u00e8ne finale du <em>Faust<\/em> de Goethe.<\/p>\n<p>Dans les derni\u00e8res minutes, le \u00ab\u00a0chorus mysticus\u00a0\u00bb, nous transporte dans un autre \u00e9tat, venant chercher les \u00e9motions enfouies en chacun pour ne faire qu\u2019un avec la musique et les artistes sur sc\u00e8ne. L\u2019espace de brefs instants, cet \u00e9tat mystique commun certainement voulu par Gustav Mahler est atteint. Kent Nagano a bien compris comment vivre la <em>Huiti\u00e8me<\/em>, et nous l\u2019a fait comprendre.<\/p>\n<p><strong>VOUS AVEZ AIM\u00c9 CET ARTICLE? Lisez aussi:<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/09\/23\/critique-orchestre-symphonique-de-mcgill-decouvertes-talent-concert-inaugural\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Orchestre symphonique de McGill: d\u00e9couvertes et talent au concert inaugural<\/a><\/p>\n<p><a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/09\/16\/les-violons-du-roy-sound-fine-in-modern-mode\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">Les Violons du Roy sound fine in modern mode<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De Mahler \u00e0 Bruckner, les symphonies monumentales ont souvent pour effet d\u2019\u00e9craser l\u2019auditeur en lui donnant l\u2019impression d\u2019\u00eatre une fourmi insignifiante. Hier soir, \u00e0 la Maison symphonique, la Huiti\u00e8me de Mahler, avec l\u2019Orchestre symphonique de Montr\u00e9al sous la direction de Kent Nagano, a plut\u00f4t su nous \u00e9lever progressivement vers les hautes sph\u00e8res, notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9motion transmise par ses remarquables solistes.<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":47801,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"om_disable_all_campaigns":false,"jetpack_post_was_ever_published":false},"categories":[6439,52],"tags":[2045,5261,2542],"yst_prominent_words":[11615,11619,11614,11618,11601,11621,11602,10436,11599,11616,11605,11620,11603,11604,11598,11617,11613,11623,11624,11600],"acf":[],"jetpack_featured_media_url":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/OSM_Solistes_AntoineSaito.jpg","jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/p9bdYt-cqR","amp_enabled":true,"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47793"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=47793"}],"version-history":[{"count":12,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47793\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":47922,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/47793\/revisions\/47922"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media\/47801"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=47793"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=47793"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=47793"},{"taxonomy":"yst_prominent_words","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-json\/wp\/v2\/yst_prominent_words?post=47793"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}