{"id":47481,"date":"2017-09-18T07:32:33","date_gmt":"2017-09-18T11:32:33","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/?p=47481"},"modified":"2017-09-24T06:10:23","modified_gmt":"2017-09-24T10:10:23","slug":"critique-jane-mappin-intense-et-vrai","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/2017\/09\/18\/critique-jane-mappin-intense-et-vrai\/","title":{"rendered":"CRITIQUE | If Only for a Short Time de Jane Mappin : intense et vrai"},"content":{"rendered":"<figure id=\"attachment_47484\" aria-describedby=\"caption-attachment-47484\" style=\"width: 1024px\" class=\"wp-caption alignleft\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-47484\" src=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/Jane-Mappin_cr\u00e9dit-Michael-Slobodian.jpg\" alt=\"Encore une fois, Jane Mappin plonge sans peur dans les sujets tabous de la soci\u00e9t\u00e9 (Cr\u00e9dit photo: Michael Slobodian)\" width=\"1024\" height=\"683\" srcset=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/Jane-Mappin_cr\u00e9dit-Michael-Slobodian.jpg 1024w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/Jane-Mappin_cr\u00e9dit-Michael-Slobodian-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/wp-content\/uploads\/sites\/3\/2017\/09\/Jane-Mappin_cr\u00e9dit-Michael-Slobodian-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption id=\"caption-attachment-47484\" class=\"wp-caption-text\">Encore une fois, Jane Mappin plonge sans peur dans les sujets tabous de la soci\u00e9t\u00e9 (Cr\u00e9dit photo: Michael Slobodian)<\/figcaption><\/figure>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>Le Festival Quartiers Danses s\u2019est termin\u00e9 hier apr\u00e8s-midi avec l\u2019un des piliers forts de cette quinzi\u00e8me \u00e9dition, \u00e0 savoir la chor\u00e9graphe Jane Mappin qui aura eu l\u2019occasion de pr\u00e9senter plusieurs de ses pi\u00e8ces lors de trois s\u00e9ances. Deux pi\u00e8ces ont \u00e9t\u00e9 pr\u00e9sent\u00e9es\u00a0: <em>Ils m\u2019ont dit<\/em> et <em>If Only for a Short Time<\/em>, cette derni\u00e8re \u00e9tant sp\u00e9cialement con\u00e7ue pour la <a href=\"https:\/\/www.ludwig-van.com\/montreal\/directory\/fondation-arte-musica-salle-bourgie\/\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">salle Bourgie<\/a>.<\/strong><\/p>\n<p>Encore une fois, Jane Mappin plonge sans peur dans les sujets tabous de la soci\u00e9t\u00e9 et s\u2019int\u00e9resse avec <em>Ils m\u2019ont dit<\/em>, issu de la trilogie <em>Je marche \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de moi<\/em>, \u00e0 la question des troubles mentaux. En collaboration avec Daniel Firth avec qui elle partage la sc\u00e8ne pendant une vingtaine de minutes, Jane Mappin retrace par le mouvement, la solitude de l\u2019\u00eatre malade rejet\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 parce qu\u2019il est diff\u00e9rent. On y d\u00e9couvre deux \u00eatres perdus, quasiment incapables de communiquer ensemble et pris entre les fers des voix qui les habitent. La danse retranscrit une lutte avec soi-m\u00eame et un d\u00e9bat int\u00e9rieur \u00e0 travers une gestuelle utilisant des manies des personnes souffrant des troubles mentaux. Le tableau alterne moments de lucidit\u00e9 et de folie et montre les danseurs prisonniers de leur maladie sans possibilit\u00e9 de s\u2019\u00e9chapper.<\/p>\n<p>Psychologiquement tr\u00e8s intense, il faut souligner la grande pr\u00e9sence des interpr\u00e8tes qui communiquent sans masque avec le public. La musique qui les accompagne, la plupart du temps minimaliste, soutient cette id\u00e9e de folie. Comme \u00e0 son habitude, c\u2019est avec beaucoup de pudeur et de v\u00e9rit\u00e9 que Jane Mappin s\u2019attaque \u00e0 ce difficile sujet\u00a0: aucune violence, aucune r\u00e9bellion n\u2019\u00e9mane de son langage corporel, car la r\u00e9flexion sur ce sujet se fait bien au-del\u00e0 de l\u2019agressivit\u00e9 qui pourrait en r\u00e9sulter.<\/p>\n<p>La cr\u00e9ation <em>If only for a short time<\/em> est bas\u00e9e sur la complicit\u00e9 que l\u2019on peut retrouver entre le mouvement musical et le mouvement sc\u00e9nique. Cette fois-ci, c\u2019est accompagn\u00e9s de trois musiciens (Jonathan Brizuela au piano, Erich Kory au violoncelle et St\u00e9phanie Hamelin au violon) que les deux danseurs vont \u00e9voluer sur la sc\u00e8ne. Quatre tableaux, qui s\u2019articulent autour de quatre musiques tr\u00e8s pertinentes, composent cette cr\u00e9ation. Le premier, sur une musique tr\u00e8s \u00e9pur\u00e9e de Arnalds, nous montre Jane Mappin seule au centre et couch\u00e9e sur le dos alors que ses bras semblent imiter ses jambes et dialoguer avec elles.<\/p>\n<p>Le second tableau est interpr\u00e9t\u00e9 par Daniel Firth sur la magnifique pi\u00e8ce <em>Spiegel im Spiegel<\/em> d\u2019Arvo P\u00e4rt et l\u2019on y voit un dialogue entre le danseur et la violoniste. L\u2019avant-dernier tableau nous montre les deux interpr\u00e8tes en train de suivre les impulsions de la musique avec leur expression gestique sur une musique d\u2019Arnalds et un po\u00e8me en fond de Einar Georg Einarsson. Dans le dernier tableau, on retrouve cette id\u00e9e de r\u00e9\u00e9crire la musique avec des gestes et d\u2019explorer un nouveau moyen de la vivre \u00e0 travers une sensibilit\u00e9 tant\u00f4t commune tant\u00f4t diff\u00e9rente, mais qui finit toujours par se rejoindre. Le mouvement n\u2019est cependant jamais amolli par cette sorte de timidit\u00e9 qui habite les danseurs, lesquels cherchent avant tout \u00e0 communiquer avec le public.<\/p>\n<p>Du point de vue musical, les partitions furent interpr\u00e9t\u00e9es correctement, mais manquaient souvent de sensibilit\u00e9 pour rejoindre les danseurs dans leur expression. Quelques accidents de justesse sont \u00e9galement \u00e0 signaler, ce qui a eu pour effet de rompre parfois la magie qui se d\u00e9gageait gr\u00e2ce aux danseurs.<\/p>\n<p>VOUS AVEZ AIM\u00c9 CET ARTICLE? 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